Maurice Lenormand – 2ème partie

Olivier Houdan nous raconte en feuilleton le destin de Maurice Lenormand, politicien calédonien, père de l’Union Calédonienne. Après une entrée dans le vif de l’Histoire, la semaine dernière, Olivier Houdan nous raconte ici la généalogie de Maurice Lenormand.


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Les Lenormand ou la musique pour passion.

Grâce aux registres d’Etat civil départementaux et aux recherches généalogiques réalisées par son frère Albert, il est possible de remonter le temps jusqu’en 1782 où la famille Lenormand s’installe à Mâcon, année au cours de laquelle un dénommé Jacques Noël Lenormand est directeur de la faïencerie de Mâcon. Trois enfants naissent de son union avec une femme dont le nom ne figure pas sur les actes de naissance: Antoine Lenormand (1794-1836), professeur de violon; une fille qui se marie à Jean-Baptiste Olivier, professeur de musique et enfin Jacques Lenormand.

Ce dernier épouse Marguerite Roman dont il a un unique descendant: Philibert né en 1831 qui se marie en 1854 avec Anne-Marie Crouzet dont le père était membre de la Société musicale de Sainte-Cécile à Mâcon. De leur union, naît Pierre Lenormand (1855-1938) qui s’illustrera par une riche carrière de musicien. Elève de l’Ecole classique et religieuse Niedermeyer, promotion 1872-1873, il obtient les premiers prix de piano, d’harmonie et d’histoire de la musique et un deuxième prix d’orgues. A partir de 1875 et durant plus de vingt ans, le grand-père du futur député de Nouvelle-Calédonie est professeur de musique des Ecoles normales et jusqu’à son décès il occupe la fonction d’organiste de la cathédrale Saint-Vincent de Mâcon. En 1880, il fonde puis dirige pendant douze ans, l’orchestre symphonique de Mâcon.

Pierre Lenormand est aussi l’auteur de plusieurs articles de critique musicale et d’une étude sur la facture d’orgues. Il a composé une messe solennelle à quatre voix (1880), des chœurs, motets, pièces d’orgues et une cantate: “La ronde du Sabbat”. Il fût également directeur de la maîtrise de Saint-Vincent, président de la chorale Lamartine et membre titulaire de l’Académie de Mâcon. Cette fibre musicale, il la transmet à son fils, Maurice René Lenormand (1884-1981) étudiant au Conservatoire de Lyon et à l’Ecole de musique classique de Paris. Devenu professeur de piano et d’orgues à l’école de musique de Mâcon, il prend la relève de son père comme organiste de 1938 à sa mort. Auteur et compositeur, élève du maître Gabriel Fauré, il donne de très nombreux concerts en France et à l’étranger. Jean-Paul Noly qui l’a personnellement connu raconte: “Il a contribué par un enseignement de qualité a faire aimer et pratiquer durablement la musique à ses élèves en leur faisant comprendre toute l’émotion et la sensibilité qu’elle peut contenir.

Pour chaque œuvre, il exigeait de ses élèves de la rendre vivante. [….] Personne d’une grande érudition, il a toujours été un personnage de son temps. Les dernières années de sa vie, il était toujours pressé avouant que le temps lui était compté. Dans les années 1955, propriétaire d’un scooter, on pouvait le croiser dans les rues de Mâcon avec Madame Lenormand en amazone. Les jeunes à qui cet exercice étaient interdit par les parents le citaient à décharge.”

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Retrouvons la semaine prochaine, le suite de l’histoire du destin de Maurice Lenormand racontée par Olivier Houdan.

Retrouvez en un clic l’intégrale de la biographie de Maurice Lenormand par Olivier Houdan

AvatarEcrit par : BoSS U (2349 Posts)

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