Cher petit chien bleu

un petit son pour accompagner la lecture de l’article
Je me souviens de toi, quand tu es né en 1998. Je n’étais pas bien grande, mais je n’étais plus vraiment petite non plus. Si je t’écris aujourd’hui, c’est parce que je suis un peu triste de te lire ces derniers temps. Je trouve que tu donnes un peu trop la priorité à droite, même quand ce n’est pas obligé.

Quand tu es arrivé dans le paysage calédonien, ça m’a fait du bien, je ne sais pas pourquoi. Je me souviens juste que chez l’épicière du quartier, il n’y avait toujours qu’un seul journal sur le présentoir. À un moment donné, il y en avait eu un autre, Le Quotidien je crois, mais il a disparu du jour au lendemain. Ça ne m’a pas vraiment étonnée, vu qu’il ne disait pas la même chose que l’autre. À l’école, entre enfants, quand l’un.e de nous faisait une bêtise, on disait toujours « Voaaaaala ! T’as cassé la patte à Jacquooooot ! ». Cette expression, classée génération Matignon au patrimoine de l’UNESCO, nous faisait beaucoup rire sans qu’on comprenne pourquoi.

Quand j’étais petite, nous allions souvent chez des amis de mes parents dont les enfants avaient à peu près nos âges. Ils avaient une belle maison et un immense jardin, où nous passions des heures à nous inventer des histoires dans des mondes incroyables. Et puis un jour, leur garage a brûlé. J’ai pas bien compris quand mon papa m’a expliqué que c’est parce que son ami a embêté un monsieur très puissant. Après cela, entre enfants, on avait apprivoisé nos angoisses en continuant de jouer dans le jardin. On s’imaginait que les méchants nous espionnaient. Et on se foutait de leur gueule. C’est drôle, parce que ce monsieur très puissant, je l’ai rencontré avec ma classe ! J’étais fin fière de le rencontrer, même qu’on a visité la Province Sud et qu’il nous a offert du jus d’orange et des petits pains. Il avait l’air très gentil. Et puis un jour, alors que le père de cette famille était en déplacement professionnel, la mère et les enfants sont partis admirer le feu d’artifice pour Noël ou le Nouvel An, je sais plus trop. Tout ce dont je me souviens, c’est qu’à leur retour, ils ont trouvé une maison en flammes à la place de la leur. Je me souviens que ma maman avait cherché toutes les photos qu’on avait d’eux. Elle disait que tous leurs souvenirs étaient partis en fumée. J’essayais d’imaginer à quoi ça pouvait ressembler.

Et dire qu’on parle encore de cette époque comme celle de la « paix » enfin revenue après les Événements. Mouais, fallait pas chercher non plus.

Des années plus tard, j’ai appris que le même monsieur très puissant t’avait fait du mal à toi aussi. Ça m’a mise en colère contre ce monsieur. Mais je n’ai rien dit à personne. J’avais trop peur. Encore aujourd’hui, quand je dis tout haut ce que je pense, j’imagine qu’on va me trafiquer mes freins, me mettre sur écoute ou quelque chose comme ça. J’en ris après, parce que je me dis et surtout j’espère, que les temps ont changé. Mais je n’en suis pas si certaine. En tout cas, dès que j’en ai eu les moyens, j’ai acheté tes numéros. J’adore le fait que tu n’oublies pas la femme de ménage, j’adore les dessins de Fly (mais en fait, j’adore tout ce qu’il fait) et l’horoscon me fait toujours rire. J’ai acheté le numéro de tes 20 ans en me disant qu’un jour, il vaudra de l’or. Chaque fois que je t’achète, je repense à ce monsieur puissant qui n’est plus de ce monde aujourd’hui, paix à son âme, et je commets cet acte politique en te soutenant. Un geste pour te remercier d’exister et en cela, être un peu plus chaque jour la citoyenne que je veux devenir. Toi qui hier encore bougeais les lignes, je me demande comment tu vas aujourd’hui.

Une fan de la première heure

AvatarEcrit par : Bitch Crew (20 Posts)


25 Comments

  1. Avatar Trapard

    Bel hommage (critique) à E. Dutailly.
    Un texte agréable à lire pour moi, parceque je n’entends pas très souvent ce genre de souvenirs de la part de la génération post-accord de Matignon en dehors du livre de Vincent Vuibert et de quelques autres. Récemment on m’a aussi parlé d’un film de propagande qu’on donnait à voir aux collégiens de cette génération : “Laly et Sébastien”. J’aimerais bien le voir celui-là.
    Bonne continuation.

    • Avatar Trapard

      Pendant que j’y suis, une petite pensée par la même occasion à Thierry Squilario. J’ai récupéré la collection complète du journal qu’il sortait avant “Les Infos”.
      Une pensée aussi pour Dominique-Pierre Déméné-Mariotti, un casse-couilles adorable que je regrette beaucoup.
      Avant d’éditer “Le Chien Bleu”, Etienne Dutailly tenait un petit magazine qui annonçait les nouveautés des vidéo-clubs.
      Le point commun entre la période des Évènements et aujourd’hui, c’est l’afflux de journaux politiques de toutes tendances. Mais c’est vrai que pendant la période des années 90, il n’y avait plus grand chose.

    • Avatar La Bitch Crew

      Merci Trapard pour tes compléments ! C pas de trop, tant cette dimension de l’époque est restée taboue. Rien que les archives LNC de l’époque sont ahurissantes de partialité, mais ça permet de retrouver trace de faits dont on ne dit rien encore aujourd’hui (milices, attentats, etc). Il y a du potentiel d’extrême-droite par ici tant l’impunité reste, tant qu’on ne dit pas que ça s’est réellement passé. Par le plus grand des tazars, est-ce que dans tes fouilles archéologiques, t’aurais retrouvé quelque chose sur le Bwenando ?

      • Le journal ?
        Je dois en avoir quelques-uns, mais très peu. En revanche, tu peux en consulter un peu plus gratuitement à la médiathèque du CCT.

      • http://lecriducagou.org/2016/12/presse-caledonienne-dautrefois/bwenando/

        Il y a eu beaucoup de rumeurs qui ont dépassées la réalité, ça vient du fait qu’on préférait parler de ce genre d’histoires entre nous sans suivre réellement les procès. Des rumeurs qui ont persévéré pendant plus de 20 ans, mais souvent quand on discute avec des plus vieux, les affaires ont été bouclées très différemment juridiquement sans qu’on s’en rende compte, c’était mieux de se les raconter pour se faire peur. Mais c’est vrai qu’il y a plein de points restés très obscurs et c’est ce qui alimente nos fantasmes sur Jacquot (perso, je n’ai jamais utilisé ce surnom : Jacquot, Manu…c’est pas trop mon délire les surnoms). En tout cas, il a aussi servi de gargouille pendant toute une période, il était le coupable de tout et ça arrangeait beaucoup de gens, et ça aussi c’est resté dans les moeurs. Puis je pense que ça ne le dérangeait pas trop justement. Ce qui est resté, c’est la parano, ou cette chape de plomb que beaucoup de gens se sont créée entre eux. C’est une discussion qu’on avait eu avec Vincent Vuibert, la chape de plomb ça justifiait aussi pas mal de conneries qu’on pouvait faire.
        Après, les affaires de justice compliquées entre entreprises, monopoles et politiciens, ça existe encore aujourd’hui. Il y a encore de la parano, mais aussi du vrai là-dedans Dans ma famille il n’y a jamais eu vraiment d’histoires d’entreprises, de gros argent, de concurrence, ni de politique, donc je ne suis qu’un petit observateur comme beaucoup d’autres. Mais c’est vrai que Le Chien Bleu a beaucoup plus a insisté sur cette partie politico-économique qui était camouflé par la couche politico-identitaire entre Indépendantistes et Loyalistes qui restait des “Évènements”. En revanche, Bwenando était un journal beaucoup plus militant avec une démarche très différente de celle du Chien Bleu, et plutôt basée sur le travail du FLNKS de l’époque. Mais dans les années 80, la démarche du Chien Bleu existait déjà mais d’une autre manière : les journaux politiques dépendaient des partis qui les faisaient vivre (comme aujourd’hui) et s’en prenaient les uns aux autres, dans le sens de la politique mais aussi des entreprises (comme aujourd’hui). Ce qu’a apporté Le Chien Bleu, c’est une sorte de neutralité. C’était aussi le cas des Infos, mais pas très longtemps. Le Chien Bleu c’est un peu la Suisse de notre système calédonien. Mais Le Chien Bleu porte aussi très bien son nom, ce n’est pas un gentil toutou et il a tendance à grossir un peu certaines choses pour continuer à se vendre. Mais je reconnais que je continue aussi à l’acheter tous les mois. C’est vraiment devenu un essentiel ici.

      • Après, je ne rentre pas trop dans les considérations “extrême-droite/extrême-gauche” puisque c’est l’extrême-droite qui créé l’extrême-gauche et l’extrême-gauche qui créé l’extrême-droite. Il y a des livres sur le sujet : les lire ça évite de faire le grand écart comme Jean-Claude Van Damme. :mrgreen:

      • Après concernant les milices, je pense qu’on devrait arrêter de parler de ça. En tout cas pas sur un blog, et surtout pas en ce moment depuis les élections provinciales (et celles du congrès).
        Je ne sais pas comment tu interprètes le mot “tabou”, mais dans certains cas ça ne sert pas à autre chose qu’à ne pas rouvrir certaines blessures.
        Puis je ne sais pas si lire la presse ancienne pour trouver des vérités, ça te mènera quelque part. Ça prend du temps que tu perdras à discuter directement avec des Vieux –> pas moi, je ne suis pas un Vieux :mrgreen: Beaucoup de vieux indépendantistes et loyalistes sont dégoutés de la politique et tiennent un discours assez similaire qui te satisfera plus vite à mon avis.

      • Merci Trapard pour ta présence et ton partage 🙂 C bon pour nous, mais aussi pour celles et ceux qui nous liront.

        C exactement ça, une chape de plomb. Quelque chose qui flotte dans l’air, mais dont on ne parle pas, parce que ça pourrait le rendre plus dangereux… Il manque tant d’espaces de parole au Pays.
        Lever la chape de plomb, c’est cesser d’alimenter les fantasmes paranoïaques mais surtout, ça enlève beaucoup de puissance à la peur. C’est compréhensible que certaines personnes puissent être affligées, voire choquées, que d’autres souhaitent éclaircir les zones d’ombre de notre Histoire. Il faut effectivement le faire avec la plus grande éthique possible. La rumeur actuelle sur des milices n’est pas anodine (réelle ? l’enquête nous le dira ?), car ça a été réel à un moment donné dans notre Pays (mais chuuut). Et c’est grave…

        En tout cas, il ne faut pas confondre les personnes qui disent les choses, avec les choses en elles-mêmes. On sait bien le faire ça ici, mais qui tu es pour parler, tu viens d’où, ton père il est pas vitrier, t’as 3 générations avant toi ? Pendant ce temps, on « oublie » de se questionner sur les faits en eux-même alors qu’il y a certainement une leçon à tirer pour l’avenir !

    • Avatar Trapard

      Mais c’est pour ça que je te dis de discuter avec des gens plus vieux que toi. Bien sûr que les milices ont existé, tout le monde le sait, ce n’est un mystère pour personne. Ça a déjà été discuté mille fois, à la télé et dans la presse je ne sais pas, mais dans des discussions de tous les jours ça revient souvent.
      Sinon, essaye de trouver le doc “Retour à Canala”, ça parle aussi de ça.
      https://www.etonnants-voyageurs.com/spip.php?article9446

      • Après tu as l’air de faire quelque chose d’énorme de cette discussion et de ce sujet, alors que c’est “bateau” comme discussion locale. Qu’est-ce que tu penses qu’on y apporte de plus, là ? Et il n’y a pas besoin d’avoir une souche locale pour savoir ça, il suffit d’être à l’écoute ou d’avoir été à l’écoute à un moment. Si tu commences à discuter avec un vieux en lui disant que le passé est pourri et bourré de complots avant de lui laisser le temps d’ouvrir la bouche, là c’est sûr que c’est mal barré.

      • Ouh là tu t’emportes ! Merci encore une fois pour tes conseils, mais parler aux vieux, la bitch autrice de ce texte y a déjà pensé toute seule en fait. Elle ne s’est pas levée un matin en se disant « ah tiens, je vais écrire une lettre au Chien Bleu », il y a eu tout un cheminement pour en arriver là 😉

        Tu trouves qu’on en parle ? Ptêt en famille, entre amis, mais à l’école, dans les médias, etc, on entend plutôt ce qui s’est passé de l’autre côté. Mais c’est drôle, cette réaction, c’est comme dès qu’on entend le mot « colonisation », tout d’suite c’est « oh là là c’est bon là, on en a déjà parlé 100 000 fois ». Ah bon ?

      • Ah oui, le programme scolaire. J’avais vu que des jeunes posaient des questions dans un groupe Facebook en 2013. Après le reste, c’est le boulot des Historiens. Les zones d’ombres sont masquées par le militantisme actuel, et elles existent des deux côtés. Enfin moi j’appellerais pas ça des zones d’ombres, mais plutôt des petits mensonges qui aident les uns et les autres à avancer sans se fâcher.
        Finalement, tu n’as qu’à lire les journaux de l’époque, tout est dedans et des deux côtés : Bwenando pour le FLNKS. Il y en a d’autres mais je n’ai plus les titres en tête. Puis tu as ceux des partis loyalistes, concurrents du RPCR. Il y en a que tout le monde lisait pvrcequ’il y avait le programme TV-radio et sorties ciné dedans, donc leur portée était plus forte et ils touchaient plus de monde. Puis c’était l’époque où on mettait des femmes à poil sur les pochettes, donc ça se vendait bien. En fait tu trouveras tout, et ça parle de tout ce que tu appelles des rumeurs puisque c’était l’actualité de l’époque. Sauf que chaque journal avait son point de vue politique évidemment. En plus, c’était souvent une presse provocatrice à scandale et tout le monde aimait les scandales. Donc les messages sont très violents à lire pour aujourd’hui. Du coup, les Historiens sont obligés de faire pas mal de tri là-dedans, d’autant que ce n’est pas internet qui a inventé les fakes (puisque les années 80 c’était une époque cool d’un côté parcequ’il n’y avait pas de chômage, mais politiquement très anxiogène de l’autre). Et la plupart du vocabulaire a changé, par exemple dans les années 80 on désignait comme “Caldoches” toutes les personnes de type européen vivant en NC, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Etc, etc.
        Mais tu trouveras tout ça à la médiathèque comme je te l’ai écrit plus haut.
        Les journaux sont simplement rangés au fond d’un immense coffre très ancien, qui est en lévitation au-dessus d’un lac brumeux, avec un rouage mécanique si complexe à déverrouiller que seuls quelques franc-maçons initiés sont capables d’en déclencher l’ouverture…
        Non, ça c’est pour rigoler. C’est accessible à tous. Il suffit simplement de les demander à l’employée. :mrgreen:
        Passe une bonne soirée.

      • Je m’excuse, je n’avais pas compris que tu parlais de ces milices-là. Je n’ai pas suivi ces débats (mais je t’avoue que ça fait pas mal d’années que je lis des menaces par-ci par-là) :
        https://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/milices-mythe-realite-728658.html

        Là on rentre dans le phénomène de la délinquance et des réactions citoyennes. Ce genre d’idées vient du cinéma américain des années 70-80-90 qu’on appelle les “Vigilante” (pas comme le service de gardiens de nuits motorisés nouméens). Tu trouves ça aussi beaucoup dans le cinéma afro-américain concernant le Bronx, avec des acteurs comme Jim Brown qui défendent leurs quartiers avec des potes super entraînés aux arts-martiaux. Mais aussi avec des mecs comme Charles Bronson qui font leur loi tout seuls. Et pareil pour les nanas avec les “rare-and-revenge”. Tout ça est en train de ressortir en DVD depuis plus de dix ans.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Vigilante_(film)
        https://www.senscritique.com/liste/Vigilante/477857
        C’est un fantasme urbain qui se développe dans beaucoup de villes petites et grandes et même en France. Ce n’est pas pour rien que le cinéma policier américain des années 70 est revenu super à la mode et qu’on le décrypte de nouveau et qu’il fait débat en utilisant des termes comme “cinéma réactionnaire”. Ce cinéma a alimenté les fantasmes de plusieurs générations, tout comme les flics comme Dirty Harry qui enfreignent les lois pour saigner du loubard.
        Moi j’ai connu ça un petit peu indirectement quand j’ai habité deux ans dans une cité à problèmes à Montpellier (aujourd’hui certains blogs l’ont même classée comme zone de non-droit, mais j’ai des doutes là-dessus). Mais à ce moment-là, la délinquance avait fait remonter des vieilles rancœurs racistes, et ça avait divisé un quartier d’immigrés en guéguerres de communautés. Mais il n’y avait aucun rapport avec l’extrême droite ni avec l’extrême gauche (bon eux évidemment, ils ont toujours un truc à dire pour envenimer un peu ce qui n’est pas politique, ceux-là). C’était simplement le fait que certains parents qui n’avaient pas le temps de s’occuper de leurs gosses qui étaient livrés à eux-mêmes dans le quartier et qui d’auto-influençaient dans la surenchère de conneries, et les parents n’arrivaient plus à gérer la situation avec les autres familles du quartier. Après, ça a parlé chacun de son côté, la pression est montée, la parano aussi, etc… Moi quand je suis arrivé, je n’étais au courant de rien et comme je sortais tous les soirs, on m’avait donné un flingue que je portais sous ma veste dans une gaine attachée au niveau de l’aisselle et je me retrouvais à éviter autant les flics que les autres jeunes. Puis quand j’ai mieux cerné le quartier, je disais bonjour aux gens et il ne se passait finalement jamais rien. C’est pour dire que quand on est jeune, on gobe toutes les conneries des autres…
        Mais au final, tout ça ressemble à ce qu’il se passe ici à plus grand échelle depuis une dizaine d’années. Sauf qu’ici, tout est politisé.
        Sinon par rapport aux rumeurs, s’il y a un truc que je retiens de quand on fait des conneries, c’est qu’on a besoin de se sentir traqué. S’il n’y a pas ça, franchement je ne vois pas où est la motivation à faire des conneries. Donc…

        Et pour répondre à ta question, des milices il y en a eu ici : pendant la colonisation (les Mélanésiens qui traquaient les bagnards évadés), puis pendant la deuxième Guerre Mondiale (contre la communauté japonaise), puis plus ou moins au moment de la guerre du Vietnam (contre la communauté vietnamienne), et enfin pendant les Évènements. Mais à chaque fois pour des raisons différentes, et dont la Calédonie a fait le deuil (mais aussi des films et des livres historiques).

      • Mon ancien quartier :
        https://www.lengadoc-info.com/7289/societe/montpellier-la-paillade-un-des-15-quartiers-les-plus-dangereux-de-france/

        Nouméa est aussi indiqué en tant que villes ou “quartiers prioritaires dans l’attribution d’effectifs supplémentaires de police d’ici 2022”.
        L’histoire des milices c’est simplement de la comm’ pour faire peur aux jeunes, et pour les pousser à rentrer chez eux, qu’ils fassent des études et construisent un pays. C’est un peu comme l’histoire de la “branlée” en 2009. C’est pas méchant, c’est joueur.
        http://lecriducagou.org/2018/06/kydam-questionne-referendum/

  2. 💡 Dans un premier temps, même si j’ai beaucoup aimé l’article, je l’ai trouvé un poil moins incisifs que ce que j’avais pu lire avant de la bitch crew. On s’assagit les filles ? 😕

  3. Olé pour la’tite pensée, ca fait toujours plaisir de savoir que certain se souviennent de ce qu’ avait pu représenter LE chien bleu dans les années Lafleur .J’ avoue une nostalgie de cette époque où les gens se cachaient pour nous lire…bref pour finir rassurerez vous tonton Fly n’a pas encore basculé à droite..A+ Bitches!!!

    • Avatar Bitch Crew

      Olé à toi Fly pour ton coup de crayon, ta voix, ton regard sur la société calédonienne. Merci pour ton p’tit mot, on n’avait pas besoin d’être rassurées héhé, quand c’est plus fort que toi, tu vis avec 😉 C peut-être plus vraiment le Pays du non-dit comme au temps fleuri, m’enfin c’est devenu le Pays du dit-tout-et-n’importe-quoi (réseaux sociaux, etc)… Face à ça, pô facile de trouver la bonne distance pour changer le système de manière créative ! Belle route à toi 🙂

  4. Avatar Bitch Crew

    Ben lôngin, z’avez vu le numéro du Chien Bleu ce mois-ci ? Il a tourné au vert !

    • Perso, moi ça fait quelques années que quand je lis le courrier des lecteurs du Chien bleu, j’suis vert

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