Corentin et ses Gobelin’s sont dans la place !

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Dans le cadre du Week-End Geek qui aura lieu le 28 et le 29 octobre prochain à la Maison des Artisans, le SCI-FI a cette année convié David Yardin, illustrateur Australien pour Marvel et DC Comics, Barbara Canepa, illustratrice et dessinatrice Italienne ayant travaillé pour Disney et sur la série à succès “Sky-Doll”, Guillaume Bianco, dessinateur de la bande dessinée “Billy Brouillard” et Corentin Martinage, dessinateur des bandes dessinées “Goblin’s” et “PsykoParis”. De plus, il y aura les youtubers de Golden Moustache, Julien “Julfou” Josselin et Valentin Vincent.

Samedi matin, à la bibliothèque Bernheim, avaient lieu des discussions entre les artistes et le public sur les métiers de l’illustration. C’est à cette occasion que j’ai pu rencontrer Corentin Martinage. En pleine dédicace sur une des BD de la bibliothèque, il a sympathiquement répondu aux quelques questions que je me posais sur son parcours.

Après un an dans une école d’art à Paris, et une rencontre fortuite dans le métro avec le scénariste Tristan Roulot, Corentin se lance dans la bande dessinée. De projets en projets qu’ils tentent de présenter à tous les éditeurs, ce sont les Goblin’s qui retiennent l’attention de Mourad Boudjellal des éditions Soleil. Ce dernier leur propose alors de faire leurs armes dans un mensuel, le Lanfeust Mag.

« Tristan a eu cette idée de village avec des goblins qui mourraient tout le temps et on a fait quelques pages test, juste pour rigoler, qu’on avait prises avec nous au cas où pour le festival d’Angoulême. Du coup on a été propulsés à faire du gag alors qu’on n’était pas forcément là-dedans et au final on s’est sentis super à l’aise, et on s’est marrés comme des fous à le faire ! »

Le public répond présent, et dès lors qu’ils ont assez de pages pour en faire un album, le premier tome de “Goblin’s” paraît en 2007.

 

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C’est selon lui l’avantage de la prépublication : « On a tout de suite un retour du lecteur alors que quand on fait pendant un an un album tout seul chez soi, on ne sait pas. Là, il y a déjà une première approche avec le public, on peut déjà modifier et évoluer avec lui. En plus, il y a une rigueur au niveau du rendu, car tu sais que tous les mois il y a une date de bouclage et qu’il faut que tu rendes ta planche. Ça t’oblige à aller vite, à ne pas peaufiner, car des fois on est perfectionniste, jamais satisfait et la planche dure des semaines et des semaines. Et ça, c’est aussi bien pour se faire la main, et à s’arrêter à un moment donné. »

Avec Tristan Roulot, le scénariste, il y a d’abord un échange d’idées, l’un peaufine les dialogues tandis que l’autre réalise dessins et planches. « Ce qu’on fait ensemble c’est la balance d’idées et le storyboard, on fait des petits bonhommes patates, on définit qui dit quoi, et on place déjà l’action. Ça c’est la narration pure, l’idée, quel cadre on choisit pour faire exprimer plus d’émotion, etc… Et à la toute fin il y a la couleur. »

Leurs influences sont multiples. Tristan est un grand fan de jeux de rôles, tandis que Corentin est plutôt amateur de jeux vidéo, comme “World of Warcraft”, mais aussi de l’univers du Seigneur des Anneaux, de mangas ou encore du jeu de figurines Warhammer. Quant à la bande dessinée, il explique : « C’est surtout Tristan qui m’a fait découvrir la BD, j’avais très peu de BD à la maison. Maintenant, j’ai beaucoup de hard books d’auteurs que j’adore. A une période ça me bloquait plutôt que de m’influencer, car quand tu reviens à ta planche, tu veux refaire des trucs mais tu as perdu ton style. Il faut digérer pour reprendre à ta sauce ! »

Depuis le tome 4 de “Goblin’s”, Corentin est passé au numérique. Un outil qu’il trouve incroyable, et qui a le même rendu que sur papier. « J’ai ma grosse tablette et l’écran est intégré, c’est fluide, il y a des cases, et des logiciels qui font tout. Quand tu es sur papier, l’encrage est toujours un exercice difficile, si tu te loupes t’es obligé de sortir le blanco, de faire des rustines, mais avec l’informatique, il y a une touche qui permet de revenir en arrière. Du coup, j’ai beaucoup plus d’aisance, je n’ai plus peur donc je peux lâcher mes traits, faire des expériences. J’ai gagné sur mon mouvement, sur mon dessin, et on peut mélanger plein de trucs ou déplacer les personnages. Pour les productions on gagne du temps là-dessus en fait, et c’est exactement les mêmes techniques que sur papier. Je suis un auteur vert ! »

Nous terminons l’entretien sur une autre série, “PsykoParis”, parue en 2011 mais qui n’en est qu’à ses début, puisqu’il n’y a pour l’instant qu’un seul tome « Premier sang ».

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« On est tombés complètement par hasard dans le gag, parce qu’à la base on était plutôt dans les grandes épopées de Science-Fiction et quand “Goblin’s” a marché, l’éditeur nous en demandait toujours plus, toujours plus vite, et on s’est senti enfermés. Du coup, vers le tome 3 ou 4 de “Goblin’s” on a fait une petite pause et on a sorti “PsykoParis”, une tout autre histoire, dans un style graphique différent aussi. Ça m’a pris du temps, mais là je suis en train d’en finir un qui va sortir bientôt. »

Voilà donc une excellente nouvelle ! Il est temps de se quitter car pour Corentin la journée est loin d’être terminée. Il est convié dans à peine une heure, dans une librairie de la place pour une séance de dédicaces.

-Photo : KoBe-

Corentin Martinage sur Facebook

Ecrit par : Ko Be (17 Posts)


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fois. Thankiou bien !

2 Commentaires

  1. Trapard Creteux dit :

    Beau boulot KoBe !
    Je ne connais pas du tout cet auteur. J’ai déjà acheté quelques “Lanfeust Mag” mais c’est tout de même destiné à un lectorat assez jeune.
    Mais je serai curieux de le voir dessiner au weekend geek. Alors, au weekend prochain !

  2. BoSS U dit :

    Merci Ko Be pour ton article. Tu me fais aussi découvrir un dessinateur que je ne connaissais pas…
    Beau boulot…

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