Sur les sentiers du Bois Noir

Ça y est, enfin : le BLACKWOODSTOCK revient ! Et avec du lourd cette année : THE DANDY WARHOLS, LES WAMPAS, THOMAS FERSEN…

Je ne connais pas les autres groupes japonais, américains, québécois, australiens et même tahitiens, mais j’ai un peu suivi le fil d’actualité du festival sur Facebook. Et je sens bien que certains groupes vont dépoter les azalées à ta mère (ou les chrysanthèmes à Mamie, pour faire plus rock’n’roll).

To beat, or not to beat

C’est marrant, mais quand j’y repense en mode rewind, il y a 30 ans de ça, je ne supportais pas le rock : je pensais que c’était du hard rock pour les filles. Les années 80, c’était le grand bon du Speed Metal californien (MEGADETH, METALLICA) et new-yorkais (ANTHRAX, STORMTROOPERS OF DEATH) et les tout débuts du Death américain (POSSESSED, DEATH) et du Black suédois (BATHORY). Dans mon esprit, il fallait que les metalleux soient des virtuoses de la rapidité, et que les punks soient des adeptes de la destruction, sinon rien…

 

 

 

 

I love rock’n’roll

Puis en grandissant, j’ai mis de l’eau dans mon vin et de l’herbe dans mon bison. D’ailleurs si vous retrouvez les archives du Cri du Cagou, ses rédacteurs ont suivi plusieurs étapes de promotions musicales en Calédonie : le Métal, puis la Musique électronique et les rave-parties, puis le Hip Hop, puis le Slam. Puis en 2009, le recueil « Rock NC » de Laurent Navarro avait fait son petit effet. C’est là que j’ai compris que j’avais raté plein de concerts, ou alors que j’avais des potes qui avaient eu une double vie de rockeur de par le passé. « Rock NC » n’était pas le premier livre à recenser les groupes de rock calédoniens, mais c’était le premier à être exclusivement rock, et extrêmement complet. Puis on commençait alors à parler de « fédérer et décentraliser le Rock vers Goro ou vers le Nord ». En fait, le Rock a toujours été une contre-culture en Calédonie, sans vraiment en être une, car on a toujours eu des porte-drapeaux. Et en ce moment, en plus des Francofolies, on a le Festival Blackwoodstock avec Jean-Marc Desvals & la Horde. C’est juste dommage qu’il n’y ai pas plus d’alchimistes pour diluer le Metal dans le Rock à Fort Teremba. Parce que c’est évident qu’après ça, il va encore falloir rebooster le Metal pour rééquilibrer la tendance. Mais le Blackwoodstock a augmenté sa sélection de collectifs d’électro-rock, et ça c’est une idée qu’elle est très bonne !

 

I wanna rock (rock !)

Mais pour en revenir à la programmation du Blackwoodstock, je trouve simplement énorme que LES WAMPAS viennent à Nouméa. Mais au fond, j’ai tellement regardé de concerts des WAMPAS en DVD ou des interviewes de Didier Wampas à droite et à gauche, que les vrais insaisissables du Festival que j’attends comme des Messies : c’est les DANDY WARHOLS. Je n’ai jamais trop côtoyé les rayons rock à Compact ou même en voyage, ni été un adept des Inrocks, mais dans les années 90 j’avais quatre piliers indécrottables du genre qui m’accompagnaient partout en CDs : MORPHINE, FAITH NO MORE, ALICE IN CHAINS et les DANDY WARHOLS. Le genre de rock ni sirupeux, ni vraiment dépressif, mais qui laisse toujours quelques petites traces noires sur ton âme quand tu les laisses te porter un dimanche après-midi.

 

Donc cette année, le Festival risque de déchirer. Puis il y aura aussi tous nos groupes à nous.

Pour plus d’informations, contactez les organisateurs sur Facebook.

 

Puis on vous avait déjà prévenu l’année dernière : sachez que si vous n’êtes jamais allé au Festival Blackwoodstock, certains festivaliers n’en sont jamais revenus entiers.

Ecrit par : Trapard Creteux (963 Posts)

Affreux, Sale et Méchant.


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fois. Thankiou bien !

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