Le SILO par KoBe & Patham

Samedi dernier, Patham, éminent reporter photographe du Cri, et moi, avons investi le Salon International du Livre Océanien (SILO), qui a eu lieu au Centre Culturel Tjibaou du 6 au 9 octobre dernier. Une seule petite journée au cœur de cette richesse culturelle. Fidèles à l’esprit du Cri, nous n’avions absolument rien préparé afin de nous sentir neufs et sans à-priori comme le cagou sorti tout juste de l’œuf (ok, celle là est un peu facile…) mais c’était l’idée !

Arrivés quasiment à la fin de la bataille, il nous semblait peu pertinent de revenir sur des questions maintes et maintes fois posées par les professionnels de l’info. Il nous fallait alors trouver un fil conducteur, et si… nous faisions un « cadavre exquis », ce jeu inventé par les Surréalistes dont le principe est de créer un texte collectif sans que les autres participants ne puissent s’inspirer de ce qui a été fait avant.

N’y connaissant rien, ni personne, nous avons ainsi décidé de réaliser nos interviews au gré de nos pérégrinations dans les couloirs du Centre Culturel Tjibaou. N’y voyez donc, chers lecteurs et auteurs, aucun favoritisme, cet édito étant uniquement le fruit du hasard le plus total.

Tandis que nos exquis nominés s’occuperaient non pas du cadavre, mais de notre calepin, en y apposant une belle phrase, telle une projection instantanée de leur inconscient, Patham, tenterait de saisir avec son appareil photo l’étincelle créatrice de ce moment fugace.

Que les choses soient claires, l’Océanie est une pépinière d’auteurs contemporains talentueux, animés parfois par cette force de contestation, cet instinct de survie et ce devoir de mémoire qui font dorénavant défaut à leurs confrères de la vieille Europe. Sûrs de cet état de fait et armés de notre matériel respectif (appareil photo pour Patham, stylo et calepin pour moi), nous sommes allés à la rencontre de nos hypothétiques protagonistes afin de mettre notre plan à exécution.

Ce fut un pari réussi ! Nous avons ainsi été honorés de croiser la plume de Paul Tavo, porte-parole d’une société Vanuataise en pleine mutation, celle de Marcel Melthérorong qui couche sur le papier un patrimoine oral qui a tendance à disparaître par manque de conteurs. Nous avons été envoûtés par la poésie de Frédéric Ohlen, mais aussi dansé sur les mots des slameurs, Simane, Erwan Botrel, Preschal et Hassan Xulue. Nous avons ri sur les contes de Manfeï Obin, qui nous a confié par ailleurs un petit proverbe, indiscutable, de Côte d’Ivoire.

Nous n’avons pu, à notre grand regret, nous laisser bercer par les siestes acoustiques de Bastien Lallement, assisté de Sikin et de Marcel Melthérorong, auteurs et compositeurs chevronnés, qui nous ont toutefois livré un peu de cette magie juste après. Toutefois, nous avons recueilli le ressenti lyrique et imagé de Sylvain Lorgnier, au réveil de la sieste, qui résume parfaitement cette expérience musicale.

Enfin, nous avons eu le grand plaisir de rencontrer, d’échanger et de buller un moment avec Pierre Faessel, Cathie Manné et Frédérique Viole, ardents défenseurs de la littérature sous toutes ses formes.

Que du bonheur ! Et encore un grand merci à tous ceux et celles qui se sont prêté(e)s à ce petit jeu, dont nous vous livrons ci-dessous l’épilogue.

KoBe

Ecrire, pour moi, est comme une thérapie.

Faire vivre tes mots même si t’es pas rapide. (Preschal)

Ecrire c’est déjà agir ! (P. Tavo)

Pour moi, la littérature est la seule manière saine d’échapper à la folie du monde. (P. Faessel)

Quand parole épouse cœur, le souffle de l’âme emmène vers l’ailleurs. (S. Lorgnier)

Ecrire, chanter, rêver, s’absenter, se retrancher, rejoindre nos arrières mondes. (B. Lallement)

Maintenant c’est nous. (Simane)

Les arpenteurs de l’invisible. (Sikin)

Au commencement, il n’y avait rien… Et à la fin, y’avait tout…

Maintenant on est au centre (M. Melthérorong)

Silo, on SiloVe (H. Xulue)

C’est à cause de quelque chose, que quelque chose arrive.

“Kêké yê Léze Kêké Yê lé”. (M. Obin)

« Ecrire… » dit-elle. Au SILO on en parle et ça fait des bulles (F. Viole)

Oui ! Ecrire comme on respire, Pour rester vivant, Se mettre à l’unisson,

Arrêter… De tourner en rond. (F. Ohlen)

Un livre est un voyage vers l’autre ! Et j’aime faire voyager les livres vers les autres. (C. Manné)

Ecrire ce qui passe par la tête et puis… tourner la page… (E. Botrel)

 

Ecrit par : Trapard Creteux (953 Posts)

Affreux, Sale et Méchant.


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fois. Thankiou bien !

1 Commentaire

  1. BoSS U dit :

    Merci beaucoup trapard pour la mise en ligne de l’article de KoBe et de Patham.
    Parce qu’il est vraiment très chouette et que je n’avais pas pris le temps de le mettre en ligne.
    Un grand merci à toi

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