Au Blackwoodstock festival

Quatrième édition, cette fois à fort Teremba du 30 septembre au 2 octobre 2016.

Un texte de Damien Faugerolles.

BlackWoodstock Festival Fort Teremba octobre 2016 Damien Faugerolles CéLine Marchal Nicolas Niko Escarmelle

Nous sommes le mardi suivant, je n’ai pas eu le temps d’écrire quelques mots plus tôt comme j’en avais envie, avant que les souvenirs ne s’évanouissent doucement à la manière des songes. Nous sommes certains, Hélène et moi, de n’avoir pas rêvé durant ce week-end de rêve. Lors d’un passage à l’atelier de sculpture, situé dans l’enceinte du fort Teremba, nous avons acquis auprès de Spi une petite toupie de bois tourné que nous avons lancée à chaque fois que le doute était possible, comme dans le film “Inception”. Nous étions bien dans le monde réel, à chaque fois.

Et si les souvenirs se sont quelque peu délités, certains moments ensoleilleront nos mémoires encore bien longtemps. De plus, une certaine énergie a été réveillée qui nous anime encore. Ce matin le gamin, incrédule, nous a trouvé en train de danser en nous embrassant dans le cou sur la simple petite musique de la bouilloire du café…

BlackWoodstock Festival Fort Teremba octobre 2016 Damien Faugerolles CéLine Marchal Nicolas Niko Escarmelle

Nous arrivons le vendredi un peu avant la tombée de la nuit. Le village des tentes est déjà impressionnant mais des amis nous ont réservé une petite place dans leur quartier. C’est pas qu’il n’y ait plus de place, mais les spots à peu près horizontaux se font rares. Après une installation des plus rapide de la tente Quechua, que de nombreux festivaliers ont adoptée aussi, nous descendons vers la scène principale. Elle est installée devant les gradins qui servent au spectacle historique annuel se déroulant ici, à Moindou. Billy Ze Kick est en train de s’agacer comme une puce juste devant un énorme champignon rouge à pois blancs. Pour les fans, l’énergie déjantée et la présence de la donzelle compensent largement l’absence de ses musiciens. Nous profitons de l’ambiance musicale sans rester scotchés à la scène, direction la cour du fort pour prendre des tickets, à échanger contre des boissons sous un petit chapiteau où la bière coule à flot. Nous explorons ensuite l’allée des buvettes et des snacks et nous laissons tenter par une galette bretonne afin de faire le plein d’énergie. La nuit promet d’être longue… C’est aussi l’occasion d’une reconnaissance autour de la scène numéro deux installée sous le Chapitô, un peu plus loin. Cependant, l’instinct nous ramène rapidement au premier rang contre les barrières, juste devant la scène principale.

Ce n’est peut-être pas l’événement musical du week-end mais le rock des Youpi est bien pêchu et, surtout, il véhicule un humour iconoclaste décapant qui semble vouloir piétiner autant les absurdités politico-sociales que les gentilles figures emblématiques du pays. Afin de n’afficher aucun parti pris, leur chanson raillant les politiques locaux se fait un malin plaisir de les citer à peu près tous (Simon Loueckhote, kot, kot, kot, kot!). Nous notons, passant au travers de leur moulinette désopilante, les fameuses listes électorales spéciales, le blog Calédosphère, le cagou (l’oiseau emblématique du pays, il est trop con, c’est pour ça qu’on le protège), Michel Bénébig (le jazzman est anesthésiant comme un sell de kava, il est fou) et le bon, brave et si drôle Guy Raguin, bien connu par deux ou trois générations d’enfants calédoniens. Tandis que le chanteur du groupe est en train de transformer le gentil animateur en pervers pépère, une silhouette s’avance sur la scène. Je pense que c’est un mec qui imite Guy Raguin et son éternel sourire de gentil clown jusqu’à ce qu’il arrive à côté du chanteur. Pas croyable, c’est le vrai! Je le reconnais à son inimitable style dès qu’il se met à sculpter des ballons de baudruche à toute vitesse. Pour l’occasion, il ne fait pas de jolis animaux comme à la télé devant les gosses, mais, beaucoup plus en accord avec l’ambiance, d’énormes phallus assortis de deux gros calots qu’il va offrir à chaque musicien avant d’en envoyer quelques-uns dans la foule. L’ensemble forme un spectacle surréaliste fort rafraîchissant. L’esprit de sérieux ne gâchera pas la fête… Youpi! Un seul bémol, le son n’est pas super et c’est un peu frustrant de ne pas mieux comprendre les paroles. Cette remarque est valable pour l’ensemble de la soirée qui nous offre d’excellents groupes. Sandy Factory, tout nouveau groupe dont la chanteuse, Miss Sandy, obtient sans conteste le prix de l’originalité guitaristique avec son instrument tout blanc en forme de fleur à cinq pétales. Très joli mais à peine audible dans le flux pop-rock nerveux soutenu par ses musiciens d’un bout du set à l’autre. Non, non, ce n’est pas fini… écoute, il y a encore du son au Chapitô… Battle of Wood, avec un Melotron et un synthétiseur Korg se donne des airs de Pink Floyd dopé aux amphétamines. Ils ne sont que deux: un au clavier et un autre à la guitare. Ils s’occupent à peine de nous, complètement plongés dans leur musique aux forts accents psychédéliques. Encore pas mal de spectateurs, mais l’espace du Chapitô nous permet de danser ce truc désuet qui se pratiquait en couple autrefois, le rock. Nous sommes enchantés de nous découvrir cette envie commune de façon aussi spontanée. Il faut dire que c’est notre première sortie, à ma princesse et à moi, depuis un coup de foudre qui nous a fait partager un week-end puis une incommensurable semaine entière ensemble. Quel bonheur de nous découvrir l’un l’autre dans ce cadre et dans cette ambiance. Comme pour nous conforter dans la tendre et douce intimité que nous sommes en train de tricoter, plusieurs personnes viennent nous parler spontanément, nous affirmer à quel point nous formons un beau couple ou nous mitrailler avec leur appareil photo…

Tous les groupes joueront le jeu fixé par l’organisation en démarrant à l’heure et en se limitant à un seul morceau pour le rappel, réclamé par le public pour chacun d’eux avec un bel enthousiasme. Sur le plan du site que nous avons pu consulter en ligne avant l’arrivée à Teremba, une troisième scène était indiquée que la qualité des prestations des groupes passant sur les deux premières ne nous a pas encouragé à rechercher un peu plus bas vers le rivage. Mais cette fois, le calme est retombé sur les lieux vedettes et nous nous dirigeons en contrebas vers une pente d’herbe rase et desséchée servant de gradins. La scène est occupée par les embardées débridées et frénétiques de deux gnomes portant une sorte de chemise de nuit théâtralement décorée à l’hémoglobine et des masques de zombies… le groupe Analkholik. Ils s’acharnent chacun sur une guitare électrique dont les riffs disparates se distinguent mal d’une bande son tonitruante. L’un des mecs éructe quelques grognements à peine articulés dans le micro quand il passe à portée. Nous sommes ébahis, fascinés et à la fois horrifiés… Oui, c’est vraiment horrible, mais nous sommes heureux que ces dingues puissent s’exprimer à l’envie. Il est temps de regagner notre tente à travers le labyrinthe du camping. Quelques groupes, de-ci de-là, ont encore quelques conversations animées ou écoutent un peu de musique… Ceci dit, l’ambiance est excellente, sans la moindre trace de violence et, la fatigue aidant, une grosse vague de sommeil va passer sur la fin de la nuit.

BlackWoodstock Festival Fort Teremba octobre 2016 Damien Dam Faugerolles CéLine Marchal Nicolas Niko Escarmelle

Dès sept heures du matin, le soleil donne le ton. En arrivant l’après-midi, hier, nous n’avons pas pu réaliser ce que c’est que le beau temps à Moindou en pleine saison sèche… C’est surtout un choc pour un couple de jeunes qui sont arrivés de métropole pour la première fois sur le Caillou, il y a deux jours seulement. Après le café, chacun s’organise: certains retournent aux voitures se munir d’ombrelles, les autres, dont nous faisons partie, estiment que ce n’est pas très pratique pour danser et préfèrent s’enduire abondamment de crème protectrice. Les concerts ne commencent qu’à dix heures mais nous faisons un petit tour sur le site pour regarder une vingtaine de personnes se tortiller de façon plus ou moins académique. Elles suivent les instructions données par un magnétophone et l’exemple du professeur Éloïse enchaînant les postures de Hata Yoga. Comme nous n’avons pas notre tapis, nous descendons au bord de mer en quête d’un spot de baignade. Une plaque expliquant l’organisation du trafic maritime du fort Teremba à l’époque du bagne donne l’occasion de se cultiver. Un baigneur apprécie l’eau de la baie, d’un calme absolu, avant qu’une bande de jeunes ne déboule pour y patauger plus bruyamment. La baignade en bord de mangrove tente d’autant moins ma chérie qu’elle connaît une petite plage non loin de là. Nous prenons la voiture pour faire le tour de la presqu’île en longeant d’immenses bassins où sont élevées des crevettes. Coup de chance, c’est marée haute. Nous nous baignons au milieu des petits poissons parcourant un fond de sable plus accueillant que la vase et les cailloux qui voisinent les vestiges du wharf du fort. L’eau est limpide comme le ciel. Nous passons un moment sur la natte à l’ombre d’un arbre étendant ses branches au dessus de la plage. Le calme avant la tempête… J’avoue que je me suis planté sur les horaires. Pensant que la musique commençait vers dix heures, je presse un peu ma princesse pour retourner sur le site alors qu’elle resterait bien encore pour apprécier la sérénité des lieux. Mon argument est imparable: la plage, elle est là tout le temps tandis que le festival est éphémère. Résultat, nous sommes de retour bien avant le premier concert qui n’aura lieu qu’à midi. Cela nous laisse le temps d’aller faire le tour des étals des artisans présentant vêtements, poteries, bijoux… autour de la cour du fort avant de nous réfugier sous le préau où Jean-Marie est en train de dégrossir un morceau de houp à la tronçonneuse électrique.

Mais bientôt résonnent les premiers accords vers la scène principale. À l’opposé de Youpi, dont les chansons sont en français et puisent leur inspiration dans le contexte local, King Biscuit Time se donne des airs de groupe anglo-saxon abreuvé aux sources du blues. Ainsi, le leader du groupe, Karl Baudoin, qui chante exclusivement en anglais porte un long manteau noir et un chapeau haut de forme tout à fait en accord avec cette volonté mais totalement décalés au vu des conditions climatiques. Une section cuivres, formée de deux musicos maniant trompettes et saxos, pimente ou enlumine le jeu des guitares fluide et précis. Aujourd’hui, le son est meilleur et nous sommes vite embarqués par le rythme. Pour ma part, j’ai quitté le pantalon noir et les chaussures pour un simple paréo autour de la taille et, comme je trouve les chaussures déplacées avec cette tenue océanienne, je tape du pied nu dans la poussière et les cailloux juste devant la scène. C’est vrai que l’association Océanie-Rock ‘n’ roll n’est pas forcément naturelle mais je me sens rejoint dans la démarche par le groupe Ukan dont l’un des musicos soutient la rythmique de morceaux résolument rock sur un magnifique ukulele électrifié. Cela fait un deuxième set passé à danser dans une chaleur d’enfer… Petit tour à la buvette et installation sous un paréo tendu en parasol devant la troisième scène pour apprécier un spectacle tout différent: de délirantes improvisations théâtrales menées à toute allure, des finesses d’esprit couronnant des situations parfois complètement burlesques. Un vrai régal! Nous remontons déambuler avec un casse-croûte entre les deux autres scènes où le rythme est roi. Impossible de retenir le nom de tous les groupes, mais dans l’ensemble, c’est de la bonne miouze. La programmation est vraiment impeccable. Bien entendu, dans le lot, certains vont accrocher notre attention, captiver nos jambes et emporter nos esprits plus que d’autres… En lisière du rock pur et dur, la musique d’inspiration africaine d’Afrileptik avec deux super percussionnistes et des koras me laissent littéralement sur le cul. Après le set, deux amies qui faisaient aussi partie des spectateurs viennent me dire: “Damien, nous avons vu la musique d’Afrileptik te traverser. Tu étais assis, là, comme en méditation… Nous avons vu la musique passer au travers de toi…” Avec les Pirketous, c’est tout à fait autre chose. À partir de ce set-là, fini de se trémousser, on saute en l’air, on pogotte, on se laisse emporter par le flux d’énergie électrifiée et électrisante… Chanteur et guitariste survoltés grimpent sur les enceintes de l’avant-scène pour se rapprocher d’un public chauffé au rouge, au propre comme au figuré. Grosse présence, grande aisance, belle énergie… On ne comprend rien aux paroles mais on s’en fout. C’est de la joie pure qui prend les jambes, le tronc, le cœur, les bras et qui prend surtout pas la tête, sauf à la secouer dans tous les sens. Loin d’essayer de calmer les ardeurs de ces gagas qui risquent de péter le matériel, le président de l’association BWSF, Christian Bouguereau, bondit pour venir maintenir les enceintes tressautant sous leurs pieds sous le regard ébahi des agents de sécurité

Le festival a atteint sa puissance de croisière… Palace of the King, des pros australiens abreuvés dès le biberon au hard-rock d’AC/DC, ne nous laissent pas une seconde de répit en enchaînant sans transition des morceaux plus pêchus les uns que les autres. Je me retourne parfois pour contempler la houle de la foule sautant sur place, le bonheur rayonnant sur tous les visages, le lâcher prise généralisé… De temps en temps, le chanteur et un ou deux musicos se retirent en coulisse quelques instants sans que l’intensité ne baisse le moins du monde, et même quand le batteur, qui se donne des allures d’homme préhistorique, se retrouve seul sur scène, l’excitation du public redouble. La panoplie du géant tatoué et musculeux est toute simple et le style sans fioritures mais l’efficacité est maximale. Le festival se terminerait ici, ce serait déjà une réussite. Mais nous allons être gâtés. Passant juste après ce rouleau compresseur, le groupe local Botox monte en assurance et finit par capturer son public qui emplit le Chapitô. Ce n’était pas gagné d’avance, mais ils assurent grave en maintenant l’ambiance au top. Nous nous installons au fond, en recherchant un meilleur son. Mais pas moyen… Nous sommes un peu bousculé, de la place se libère devant nous… avant la fin du morceau nous sommes parvenus, sans le faire vraiment exprès, au premier rang avec la tête dans les enceintes et les pieds plus souvent au-dessus du sol que sur lui.

BlackWoodstock Festival Fort Teremba octobre 2016 Damien Dam Faugerolles CéLine Marchal Nicolas Niko Escarmelle

Avec Palace of the King nous dansions sur la musique de nos vingt ans jouée par des musicos de notre âge. Ceux qui leur succèdent sur la scène principale ont vingt ans. Ils viennent d’Angleterre et forment le groupe Telegram. C’est un peu comme si nous voyagions dans le passé pour assister aux premiers concerts de Lennon, Jagger ou Bowie… Bien sûr les voix sont encore adolescentes mais la musique est super en place et l’énergie incomparable. Dès les premiers accord de “Heros”, chansons mythique de David Bowie, je suis au bord des larmes. Je n’ai appris que très récemment la mort de ce héros de ma jeunesse et c’est la première fois que j’entends sa musique depuis que j’ai reçu cette affligeante nouvelle. Je suis fouaillé par des émotions puissantes et divergentes: emporté par la musique, noyé par la tristesse, consolé par la tendre présence de ma douce que je m’efforce de ne pas écrabouiller entre mes bras. Dès la fin du set nous démarrons vers le Chapitô où le groupe Aver voisine le spectacle d’un groupe de danse du feu, Art-i-flam, qui enchaîne les figures chorégraphiées sur le rythme du concert. Son et lumière à Teremba, ou plutôt rock et flammes… Nous passons un bon moment à apprécier les deux aspects… Cela nous sort un peu la tête des enceintes.

Comme la foule augmente vers la scène principale à mesure que s’approche l’heure du concert de Charlélie, je propose à ma douce de nous installer dans les gradins, pour changer un peu. Il faut dire que nous ressentons une certaine fatigue après les séances endiablées précédentes. Dès que nous sommes assis, sa tête vient chercher l’oreiller formé par mon épaule. Je parcours son dos entre massage et caresse. “Arrête ça tout de suite, je vais m’endormir jusqu’à la fin du concert.” Je n’en fait rien bien entendu en accentuant l’aspect énergétique du massage impromptu. Je crée une grosse boule d’énergie au niveau de mon cœur et je lui envoie tout en continuant d’agir au niveau du dos avec ma main. À peine résonnent les premières mesures, nous échangeons un regard, un seul, et tout est dit… Elle empoigne ma main et nous voici désescaladant les gradins à toute vitesse pour gagner le premier rang des spectateurs, juste devant la scène.

BlackWoodstock Festival Fort Teremba octobre 2016 Damien Dam Faugerolles CéLine Marchal Nicolas Niko Escarmelle

J’avoue que j’avais un préjugé. Après une telle débauche d’énergie somptueusement libérée et canalisée par la magie et les instruments du rock ‘n’ roll, quel pourrait être l’impact de notre vieux poète Charlélie sur une foule désormais chauffée à blanc? Mon scepticisme est balayé dès les premiers morceaux, bien que je ne les connaisse pas. En effet, notre fibre nostalgique ne sera excitée qu’en fin de concert avec l’avion sans ailes et le loup dans la bergerie. Jusque là c’est du bon gros son bien carré et bien lourd, puissant comme un train lancé à pleine vitesse. Charlélie lâche sa grosse guitare pour le clavier, il s’éclate comme un gosse. Il laisse de l’espace d’expression à ses musiciens et en particulier au guitariste, le seul vrai guitar hero de ce festival, nous gratifiant d’énormes solos à la manière des années 70. Le set dure une bonne heure et demie, c’est génial. Et à la fin pas de frustration. Darling & Co nous enchante encore. Nous dansons agrippés d’une main à la rambarde pour compenser la fatigue qui nous fait tituber, quelle magnifique programmation, quel bonheur… Nous sommes gavés de décibels, repus de rythme… Désormais c’est de la gourmandise… de la gourmandise je vous dis…

Nous dansons encore un moment tendrement épousés, nous cherchant des hanches ou des mains, des yeux ou des bouches, le bonheur de l’un renforçant celui de l’autre. Nos regards où qu’ils se dirigent et quoi qu’ils embrassent n’expriment qu’un seul mot, merci. Oui, merci, merci beaucoup, à tout et à tous…

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PS:

Je n’ai pas cité les groupes que nous n’avons pas vus, ni ceux que je connais le moins, ni ceux que j’ai oublié malgré le plaisir et l’intérêt… Toutes mes excuses pour les imprécisions, cependant, je pense que mon récit respecte le concept de ce festival: non, on ne peut pas tout voir, tout écouter, tout faire… En revanche, dès le début et jusqu’à la fin des deux séries de concerts il n’y a pas eu un seul temps mort, un groupe animait toujours au moins l’une des trois scènes.

Non, nous ne sommes pas allés voir brûler l’effigie de la vache. Aucune envie de poser une fin formelle à cette fête qui vit une sorte de suite douce dans nos cœurs et nos esprits. Pendant cette petite cérémonie, nous prenions une douche sous les étoiles, notre intimité protégée par de simples rideaux de tissus. Ce symbole-ci me plaît bien plus: plus de deux mille personnes passant un week-end ensemble, sans murs pour se sentir en sécurité ou en intimité.

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Texte de Dam (Damien Faugerolles)

Photos de PhotoMoutons

Ecrit par : BoSS U (2299 Posts)

Membre fondateur du site. Souvent appelé par ses nombreux admirateurs, l'Administrateur Suprême, il accepte volontiers le diminutif de BoSS, si c'est dit avec respect et un peu de trémolo. Vous pouvez le contacter par mail (bossu@lecriducagou.nc) en cliquant sur l'enveloppe ci-dessous


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fois. Thankiou bien !

3 Commentaires

  1. La Tortue dit :

    Super merci pour le partage et l ‘ article est top !choc choc !

  2. BoSS U dit :

    Merci beaucoup Dam pour le partage de cet article. Il est vraiment bien, très bien documenté et bien détaillé en plus d’être très personnel.
    J’ai raté ce rendez-vous et ton article me le fait amèrement regretter.
    Merci beaucoup PhotoMoutons pour les magnifiques photos d’illustrations, elles transpirent le rock’n’roll, c’est très bon.

  3. rasskass rouge dit :

    Ça avait l’air trop bien,magique même!
    Beau reportage .

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