5ème Edition des Echos du festival du film d’éducation

Film, éducation, festival, trois mots pour un même  projet.

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Film.

Notre univers aujourd’hui… quatre écrans: la télévision,  l’ordinateur, le cinéma, le téléphone portable!

Le cinéma, lieu  historique pour la projection de films reste central pour tout  citoyen. Parce qu’il est l’écran des écritures, qu’elles soient du réel, de la fiction ou hybrides sous l’influence du multimédia.

Parce que le cinéma, c’est l’art de montrer et qu’en ce sens, comme le disait Serge Daney, il est impur parce qu’il ose montrer, inventer des distances…

Éducation.

En permanence, construire les chemins de l’émancipation vers l’autonomie, rendre l’autre plus humain, s’engager dans une citoyenneté critique, déchiffrer le monde. L’éducation, une question d’avenir, fonde le socle commun de  tout projet de société, avec les investissements humains,  financiers et matériels, qui n’en feront pas qu’une idée en  devenir, mais un projet d’avenir…

Festival.

Lieu de rencontres, de paroles échangées, forum  entre acteurs d’horizons différents. Des créateurs, des  spectateurs, des citoyens, des auteurs, des jeunes, des adultes  se mélangent et partagent un espace-temps privilégié… Dans ces trois mots se forgent sens et projet communs.  L’éducation pour agir sur le réel, le cinéma pour lire ce réel,  parfois d’ailleurs dans la fiction, et le festival pour aller  collectivement encore plus loin et construire des utopies  concrètes éducatives.

Christian GAUTELLIER Directeur du Festival

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Le Festival du Film d’Éducation a vu le jour à Evreux en 2005, sur une initiative du CRDP de Haute-Normandie et du CDDP de l’Eure. Il a été soutenu par les ministères   sociaux, des collectivités locales, des institutions publiques (notamment la Protection Judiciaire de l’Enfance), et des acteurs de l’économie sociale, dont en particulier les CEMEA, qui sont restés partenaires de toutes les éditions. L À compter de la quatrième édition (en 2008), les CEMEA, à la demande du comité organisateur du Festival, ont repris la responsabilité du Festival et ont souhaité en amplifier l’ouverture culturelle vers un public plus large, à Evreux, mais aussi au plan national et au-delà.

De ce fait, les CEMEA mettent à la disposition de l’ensemble des associations du réseau les films qui y ont été diffusés, et principalement ceux qui ont été primés. Ainsi, le CEMEA Pwärä Wäro, qui a son siège à Poindimié en Nouvelle-Calédonie, est-il en mesure de proposer une édition décentralisée du Festival, les « Échos du Festival ».

L’intérêt de proposer un tel Festival en Nouvelle-Calédonie n’échappera à personne: les évolutions sociétales engagées par la mise en œuvre de l’Accord de Nouméa sont traversées par les questions éducatives, dans le sens où, comme dit Christian Gautellier, « l’éducation (…) fonde le socle commun de tout projet de société ».

Ce socle commun, les signataires de l’Accord l’ont dénommé « destin commun ». Comment les valeurs qu’il sous-tend (reconnaissance, partage, rééquilibrage,…) peuvent-elles être portées par la société, si ce n’est à travers l’éducation?

Mais pas une éducation qui se limiterait au champ de l’école, ou à celui de la famille, mais bien une éducation globale, qui prenne en compte tous les publics. Comme le disait Gisèle De Failly (fondatrice des Centres d’Entraînement aux méthodes d’Éducation Active) , « il n’ y a qu’une éducation; elle s’adresse à tous; elle est de tous les instants ».

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S’interroger, échanger et débattre sur le sens et la (les) forme(s) que peut prendre l’éducation dans un Pays en devenir, telle est l’ambition poursuivie en organisant cette édition décentralisée. Les films présélectionnés pour cette édition (dont on trouvera une présentation plus bas) sont au nombre de cinq. Ils traitent de différentes facettes de la question éducative qui peuvent faire écho en Nouvelle-Calédonie, et s’adressent à tous les publics intéressés par les questions éducatives et leur rapport avec les évolutions sociales: enseignants, éducateurs, parents, lycéens ou étudiants, responsables politiques et institutionnels, militants associatifs, et de façon plus générale, tout citoyen soucieux de participer au débat public sur ces questions. À l’initiative du CEMEA Pwärä Wäro, l’organisation de ce Festival est portée, au plan local, par un partenariat constitué de plusieurs acteurs associatifs qui interviennent dans le champ de l’éducation et/ou de l’action sociale. Pour cette édition 2015, le collectif se compose, outre le CÉMÉA Pwärä Wäro, de l’Union des Groupements de Parents d’Élèves, du CEntre Municipal pour l’Animation et l’Information ne Drehu, du Collège des Psychologues de Nouvelle-Calédonie, de l’association Homosphère, de l’Union des Femmes Francophones d’Océanie et de la Fédération des Œuvres Laïques.

La forme proposée pour cette édition décentralisée consiste en une projection des cinq films dans chaque province, afin de toucher le public le plus large, et de brasser les points de vue.

Car l’intérêt du Festival ne réside pas uniquement dans la projection de films d’éducation: il s’agit de créer de l’échange à travers des débats et des tables rondes qui accompagneront les projections. Nous prévoyons donc d’organiser les séances en période scolaire et en fin de journée, en vue de favoriser la participation et les échanges.

La 5e  édition décentralisée du Festival est programmée entre le 26 juin et le 11 juillet 2015.

Les films en projection pour l’édition 2015:

Blanche là-bas, Noire ici

Diane Dègles – documentaire – France – 62 mn.

Blanche Là­bas, Noire Ici nous dit l’obstination de l’Histoire à se répéter. Dans la violence du colon sur le colonisé, dans la violence faite aux femmes jusque dans leurs corps, dans la violence des silences familiaux, l’Histoire et les histoires couvrent les êtres de silence et les condamnent à l’errance. Entre Madagascar et la Normandie, de 1895 à nos jours,  il  est de ces films qui soulèvent le voile de la honte par la parole entre femmes, pour qu’une mémoire collective soit enfin possible.

Pêche, mon petit poney

Thomas Riera – documentaire – France – 42 mn. Le réalisateur a reçu en cadeau pour son 6è anniversaire un petit poney en plastique rose surnommé Pêche. Ce jouet de fille lui était-il vraiment destiné et qui lui a fait ce cadeau ?

L’enquête qu’il mène lui fait découvrir les codes et les stéréotypes en vigueur dans l’univers du jouet et évoque, au-delà des clichés auxquels il était associé, ce que Pêche représentait réellement pour lui.  • Yema ne viendra pas Agnès Petit- documentaire – France – 52 mn. Yéma a soixante ans. Elle vit en périphérie d’Évreux, dans un quartier qu’on appelle la Madeleine. C’est là qu’ont eu lieu de violentes émeutes en novembre 2005 et c’est là qu’elle a élevé seule ses 9 enfants. Élevés par cette mère algérienne pour qui le français  n’est pas la langue maternelle et qui ne sait ni lire, ni écrire, dans un quartier qui connaît plus d’échecs que de réussites, ses enfants sont devenus ingénieur, médecin, cadre…

Les carpes remontent les fleuves avec courage et persévérance

Florence Mary – documentaire, France – 59 mn.

J’ai longtemps vécu seule et solitaire. Aujourd’hui, je partage ma vie avec Sandrine qui a trente-quatre ans et qui ne veut plus attendre pour avoir un enfant. Elle veut le porter et je crois que ça m’arrange…

Mais comment allons-nous faire ? Nos proches s’interrogent et nous aussi. Nous avons choisi l’insémination artificielle à l’étranger. Enfin, l’étranger, nous ne l’avons pas choisi, mais en France, ça nous est interdit ! Nous allons donc voyager, espérer et je vais profiter de ce temps pour trouver ma place de mère, car je vais devenir mère… sans porter notre enfant.

Parures pour dames

Nathalie Joyeux- Documentaire – France, 55 mn.

En saris ou en jeans, décolletées ou voilées, douze femmes participent à « l’atelier de la désobéissance » proposé par la créatrice de mode Sakina M’sa. Inspirées par les peintures du Petit Palais et incitées par la styliste à se rebeller contre « le convenu », elles transforment de vieux habits pour réaliser une exposition dans le prestigieux musée. Petit à petit, Sara, Adriana, Besra et leurs camarades se racontent : pendant que les fils se tissent, les langues se délient…

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Ecrit par : BoSS U (2299 Posts)

Membre fondateur du site. Souvent appelé par ses nombreux admirateurs, l'Administrateur Suprême, il accepte volontiers le diminutif de BoSS, si c'est dit avec respect et un peu de trémolo. Vous pouvez le contacter par mail (bossu@lecriducagou.nc) en cliquant sur l'enveloppe ci-dessous


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