Le dimanche de Ko Be au Festival Femmes Funk – partie 2

Pierre@2014FFF124

Emportés par la foule, qui nous traîne et nous entraîne…. Bref, après le concert de KYU-TA, je regagne le stand du Cri, où Trapard me dit qu’il a demandé à plein de monde de venir parler du festival. Et que Jason Mist ne va pas tarder à arriver.

Je me rappelle alors avoir écrit sur lui l’année dernière, et de son instrument particulier le « Wessemborn ». Justement, le voilà… enfin c’est ce qu’on croyait !

Jason Mist

ginger@2014FFF141

Trapard : « Jason Mist, comment t’appelles tu ? » Et là, silence gêné, et notre invité finit par répondre : « Ben… moi, je ne suis pas Jason Mist déjà… Je suis le chanteur d’I & I ».

Oups, Trapard s’excuse et, heureusement, connaît bien le groupe en fait ! C’est vrai qu’ils se ressemblent un peu, jeunes, minces, et châtain clair, sauf que Fabian Clavel, a des dread locks.

Cette méprise (mille excuses !!), est finalement une bonne chose car elle nous a permis de découvrir un peu mieux « I&I » !

I&I

Il continue l’interview en lui demandant ce qu’ils vont interpréter au Femmes Funk.

Pierre@2014FFF122

« On fait plutôt du reggae, et on va jouer des morceaux de notre album « Common Fate » qui est sorti depuis le mois de juillet et comporte douze titres, et là, on va interpréter huit à neuf compositions pendant 45 minutes environ».

Depuis combien de temps le groupe existe ?

« Nous, ça va faire quatre ans qu’on tourne un peu sur les scènes, les deux premières années on avait un groupe avec lequel on faisait exclusivement des reprises de Bob Marley et depuis 2012 on s’est mis à faire nos propres compositions, avec un EP qui est sorti au mois de février avec trois morceaux, et là, comme je l’ai dit l’album complet. »

Patham@2014FFF126

Vous êtes combien dans le groupe ?

« On est six dans le groupe et on est au complet aujourd’hui ».

Tu as testé un peu l’ambiance ?

« Non, je suis juste venu un peu écouter, ça va faire une heure que je suis là, et ça a l’air bien ».

Un grand merci à Fabian pour sa gentillesse ! C’est la première fois qu’ils participent aux Femmes Funk, mais ils tournent beaucoup en Nouvelle Calédonie, par exemple au Mazik Festival l’année dernière, ou à l’Arène du Sud, en première partie de Groundation.

En novembre, ils partent pour l’Australie et seront en première partie du groupe « Katchafire ». Je suis allée les voir sur la scène de l‘APE Vila à 16 h 15, et ce sont vraiment d’excellents musiciens, ils ont un bon son reggae, et Fabian est à fond dans le chant.

C’est un groupe local comme on les aime, qui monte, qui monte !!! Et leur album est dans les bacs !

Jeanne Vassard

Dans un tel festival, on ne s’imagine pas trop toute la préparation et l’organisation qu’il y a en amont ! Et pour ce faire, nous profitons de la présence de Jeanne qui est régisseuse générale adjointe, pour lui poser quelques questions sur les dessous des Femmes Funk (n’y voyez aucun jeu de mots). Elle nous répond sans hésitation :

« Pour nous, au niveau de l’équipe technique et de la logistique, ça se passe bien, on n’a pas eu de problèmes à gérer, tout roule ! L’ambiance dans l’équipe a toujours été super sympa, ce qui fait que ce festival est agréable, après quand on gère un festival de cette envergure, il y a forcément des moments de rush, mais cette année on s’est mieux organisés pour être moins dans le rush que l’année dernière. Les tee-shirts noirs c’est le staff et les tee-shirts verts ce sont les bénévoles. D’ailleurs, sans les bénévoles le festival n’existerait pas parce qu’on n’a pas les moyens d’avoir autant de personnes salariées.»

Jorge lui demande alors ce qu’elle a préféré.

« J’ai beaucoup aimé BigFlo & Oli parce que je n’aime pas le rap d’habitude et là, j’ai beaucoup aimé leurs textes, ils parlent de la façon dont ils ont envie de voir la jeunesse et ils sont dans un discours où ils n’incitent pas à une certaine consommation, ils sont dans la prévention, et je trouve que pour leur âge, ils sont très matures dans leur message. Du coup, j’aime bien aussi leur musique, ils ont une très belle articulation, et vu que je fais du théâtre, je trouve que c’est assez balèze. Et en ce qui concerne les locaux, j’ai moins eu l’occasion de les voir cette année, mais j’attend de voir Cheryl Peters, car je l’avais déjà suivie il y a pas mal d’années. »

Nous remercions Jeanne qui retourne à ses occupations, et quelques instants plus tard, nous avons le plaisir d’accueillir Guillaume Soulard, le Directeur Artistique et Culturel du Centre Culturel Tjibaou. C’est Trapard qui mène l’interview.

Guillaume Soulard

Patham@2014FFF113

Bonjour Guillaume, comment ça se passe ?

« Ça se passe éminemment bien, l’ambiance, comme vous pouvez le voir… tranquille, il y a du monde, ciel clément, très bien. C’est mon troisième Femmes Funk au Centre Culturel Tjibaou puisque le festival est revenu en même temps que moi en 2012. Et j’ai aussi travaillé avec Femmes Funk il y a longtemps, ici, avant qu’ils ne partent au Mont Dore. Je trouve qu’on retrouve l’esprit des Femmes Funk d’antan, de taille un peu plus réduite mais toujours avec une programmation de découverte, l’essence et la forme de Femmes Funk est là, il n’y a pas la démesure qu’il y a eu certaines années. Et je pense que le public s’y retrouve et les organisateurs aussi, c’est leur choix, du coup, c’est calme, c’est tranquille, comme le dit la nouvelle appellation, c’est family».

Patham@2014FFF110

Donc t’es content ?

« Oui, je suis toujours content quand ça bouge ici, que les gens soient heureux, que ça se passe bien, qu’il n’y ait pas de heurts ».

Tu as eu des retours cette année ?

« Non, mais bon, quand les gens n’aiment pas ils se barrent, et là, on est presque pleins, donc le meilleur retour c’est que les gens soient là ».

Tu as le temps d’écouter des morceaux ?

« Oui, j’ai écouté hier soir Estere Dalton, Giedre, et le début des rappeurs. Alors, Estere, ce n’est pas ma tasse de thé, Giedre, je ne partais pas gagnant, car je n’aime pas l’humour en général sur scène, et là c’était pas mal et les rappeurs cela ne m’a pas intéressé spécialement parce que je suis trop vieux maintenant (rires). »

Merci beaucoup Guillaume !

« C’est moi qui vous remercie ! »

Estere Dalton

Tiens, en parlant d’Estere Dalton, Jorge, à fond motivé, est allé lui parler à la fin de son concert (elle jouait aussi aujourd’hui), et a réussi à négocier un entretien pour le Cri ! C’est cool ça. Elle nous rejoint assez rapidement, suivie de son attachée de presse.

Patham@2014FFF132

Jorge : Es-tu déjà venue ici ?

« C’est la première fois que je viens en Nouvelle Calédonie, c’est très beau ici, et très relax et la nature est très verdoyante, les couleurs sont vives, alors qu’en Nouvelle Zélande c’est plus sombre, sans doute car il fait plus froid ».

Tu écris beaucoup sur la nature d’ailleurs.

« Oui, comme je vis en Nouvelle Zélande, il y a beaucoup de nature, et sa préservation est très importante, et les animaux qui sont sur terre depuis très longtemps me fascinent. Ce sont surtout des chansons de concepts du monde qui m’entoure et pas de mes émotions ».

Pierre@2014FFF125

Quelles sont tes influences musicales ?

« J’aime bien les artistes comme David Bowie, les artistes un peu excentriques et originaux, comme Connan Mockasin, il vient de Nouvelle Zélande et il est très spécial. Il y en a beaucoup, vous connaissez peut être Erykah Badu, elle est une grande inspiration pour moi, je l’aime vraiment bien, et j’ai fait la première partie de son concert, au mois d’avril. Mon style, je l’appelle « Electric Blue witch hop ».

Quand as-tu commencé la musique ?

« J’ai commencé très jeune, mais quand j’avais 17 ans, j’ai commencé à me produire avec ma guitare, puis quand j’avais 20 ou 19 ans, j’ai acheté Lola, c’est ma boite MPC, et maintenant je l’utilise tout le temps ».

Es-tu souvent invitée à l’étranger ?

« Oui, j’ai joué en Corée du Sud, à Melbourne en Australie, et maintenant en Nouvelle-Calédonie. Je suis en train d’enregistrer un nouvel album et je pars en Europe le mois prochain pour faire plusieurs concerts. J’ai mis mon album en téléchargement gratuit, il s’appelle « Band Camp » à l’adresse suivante : https://soundcloud.com/estere/sets/est-re-album »

As-tu apprécié le Festival Femmes Funk ?

« C’est vraiment un super festival, l’endroit est superbe, et la musique est vraiment cool, la nourriture est bonne, j’ai vraiment adoré, il y a une bonne énergie, il y a plein d’enfants, on se sent réellement en sécurité ».

Un dernier message ?

« Enjoy and love your country, and you’re lucky to have some many great place. And to the women of New Caledonia, be strong, celebrate yourself and you’re awesome, you’re great !”

Une belle personne, Estere Dalton, à l’extérieur comme à l’intérieur, simple et très sympathique !

Nadège Lagneau

Voilà c’est bientôt fini, et pour conclure cette série d’interview, on a reçu Nadège Lagneau responsable de l’accueil des artistes internationaux et co-responsable de la programmation locale, qui, nous parle un peu des nouveaux concepts du festival, mais aussi de ses artistes.

Pierre@2014FFF128

Trapard : Comment ça se passe aujourd’hui ?

« Très bien, les gens sont contents, on a monté des petits concepts tous nouveaux du style, la chanson douce, on ne savait pas où on mettait les pieds, comment ça allait se passer, le public a répondu présent ! L’idée c’était d’aller dans les cases, de faire la sieste pendant que les artistes du festival se relayaient pour chanter des chansons en acoustique. Et le but du jeu, à l’inverse d’un concert, si le public dort, c’est que tu as bien chanté. Et ça a grave fonctionné, les gens étaient ravis, les parents ont eu leurs mômes qui faisaient la sieste, donc c’était parfait ! Sinon, les artistes internationaux, supers, les locaux, pareil, bon enchaînement de programmation, c’était super éclectique, il y en avait pour tous les goûts, et des petites découvertes comme « Trio Passion », du chant lyrique dans un festival amplifié, ça n’arrive pas tous les jours, je crois que tout le monde a été content, et du coup, moi, je suis contente ! Et mes bénévoles, nickel ! »

As-tu eu un coup de cœur ?

« Dans les internationaux, Estere Dalton, que j’avais déjà repérée avant et que je trouvais super, et chez les locaux, il y en a plein en fait, je trouve qu’on a une super scène locale, on n’a pas à avoir honte de nos artistes ici et que ce soit Sara Luna, Julia Paul, les 100 fous, les Scaffolders, Trio Passion, Vevelan qui étaient supers en guitare/voix, je suis vraiment contente de notre scène locale, je trouve qu’ils envoient grave en fait ! »

Outro

Effectivement, le Festival Femmes Funk Family, c’est un super festival, avec des Femmes, mais pas que… du Funk, mais pas que… et des Familles, mais pas que….

J’y a passé deux jours formidables, un seul bémol, je n’ai pas pu voir tous les artistes, il aurait fallu que je me dédouble ! Ce n’est que partie remise (de les voir, pas de me dédoubler…) ! Un grand merci à tous ceux qui ont bien voulu nous faire part de leurs impressions, aux photographes, à mes deux acolytes du dimanche après midi, Jorge et Trapard, sans lesquels il n’y aurait pas eu tout ça, et à BoSS U pour le management !

See you next year!

Patham@2014FFF125

 

Texte : Ko Be

Photos : Ginger, Patham et Pierre pour Calédophoto.

AvatarEcrit par : Ko Be (17 Posts)


4 Comments

  1. Je crois que c’est la première fois que nus tentons un article en musique…
    Merci Ko Be pour cet article, à Jorge et à Trapard.
    Merci aux photographes
    Le Cri du Cagou grâce à vous gagne une fois de plus en qualité.
    A bientôt pour un autre festival

  2. Génial avec la zik ! 😯

  3. Avatar Trapard Creteux

    Merci KoBe, même si c’est un peu la loose pour moi 🙁 😳 :mrgreen:

    BoSS U, j’avais testé un article musical avec les requins en 2011 avec un morceau des “Skatelite” en intro, mais sans enclenchement direct. Là, tu fais fort.

  4. Meuh… non Trapard ! Il y en a pas eu un pour rattraper l’autre sur ce coup là ! :mrgreen:

Leave a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.