Le réveil kanak de 1969

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Centre Culturel Tjibaou

Jeudi 27 Mars 2014, À 18H15

Salle Sisia

 

 

LE RÉVEIL KANAK DE 1969

INDÉPENDANTISME SYNCRÉTIQUE ET MULTIETHNIQUE

Conférence de David Chappell, Professor of Pacific Islands History, University of Hawai’i

 

Entre 1959 et 1972, Paris révoque l’autonomie de la Nouvelle-Calédonie, mais des étudiants kanak et calédoniens en métropole constatent que la France est un pays plus complexe que la version coloniale qu’ils connaissent. Certains Néo-Calédoniens réfléchissent et s’organisent lors du soulèvement de mai 68. Ils revalorisent le terme péjoratif de Canaque en terme national – et non pas seulement ethnique – en syncrétisant une revendication autochtone avec des idées socialistes. À l’heure où l’on recherche un destin commun aujourd’hui, il convient de mieux comprendre cet activisme dont la marginalisation contribua à la genèse des événements des années 80.

 

 

 

Entrée libre et gratuite, dans la limite des places disponibles

On parlait du livre ici : « The Kanak awakening » par David A. Chapell

Ecrit par : BoSS U (2296 Posts)

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Souvent appelé par ses nombreux admirateurs, l’Administrateur Suprême, il accepte volontiers le diminutif de BoSS, si c’est dit avec respect et un peu de trémolo.
Vous pouvez le contacter par mail (bossu@lecriducagou.nc) en cliquant sur l’enveloppe ci-dessous


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fois. Thankiou bien !

6 Commentaires

  1. NEMIA BISHOP Germaine dit :

    Je vous remercie Monsieur Chapell de relater avec objectivité un événement de l’histoire de la Nouvelle-Calédonie: “le REVEIL KANAK”. Effectivement, j’observe avec beaucoup d’amertume et de regret que des manuels d’histoire de la Nouvelle-Calédonie ainsi que certains journaux politiques ont occulté de citer les actions menés durant la période 69-80 par les groupes WAYAGI, Foulards rouges, groupe 78 qui ont conduit à l’arrestation du grand chef Naisseline le 02 septembre 1969.
    Je m’insurge que dans beaucoup d’écrits portant sur l’histoire politique calédonienne, on ait volontairement omis de décrire et de raconter cette période de 1969 à 1981 de la manière comment monsieur Naisseline fut emprisonné et libéré , des différentes grèves de la faim organisées par les groupes de pression cités précédemment pour la liberté d’expression , pour la reconnaissance de l’identité kanak et de l’idéologie de combat prôné par le LKS…
    Je reste à votre écoute pour que des suites soient données à votre ouvrage.
    De Nengone , avec mes cordiales salutations.
    Germaine Toleta

    • BoSS U dit :

      Merci beaucoup de ces précisions et pour votre commentaire. Et si vous voulez raconter cette Histoire et ces histoires, Le Cri du Cagou, webzine participatif serait prêt à les publier.
      Il faut faire travailler notre mémoire

  2. Trapard dit :

    M. Poigoune en disait quelques mots ici, au moins au sujet du Groupe 1878 :
    http://lecriducagou.org/?p=5834

    • Trapard dit :

      Je crois que pour l’arrestation de monsieur Naisseline, tout le monde est au courant mais qu’il se joue une nouvelle problématique en NC : la surpopulation engendre une perte de données de l’information avec des journalistes “vierges de l’Histoire de la NC”. Et ceci peut se retrouver autant dans la presse dite-Loyaliste que celle dite-Indépendantiste.
      Par exemple, il est rarement question de monsieur Naisseline dans l’organe du Palika lorsque celui-ci revient sur la période d’après-1969, alors qu’il me semble bien que Monsieur Paul Néaoutyne y fait référence en 2006 dans son livre “L’Indépendance au présent”.
      En plus du décodage politique, il faut désormais prendre en compte cette autre double lecture : une certaine perte des informations concernant le passé.

      • BoSS U dit :

        Il y a une différence, à mon avis entre être au courant et savoir. En calédonie, on a une tendance à être au courant de tout sans vraiment rien savoir. Je ne sais pas si c’est dû à la surpopulation (qui me parait tout de même un terme bien exagéré 😯 )
        Je pense surtout à l’absence d’enseignement de l’histoire, moi la responsable des pertes d’informations, conséquence de la colonisation.
        Alors si le Cri peut participer à la démocratisation de ces informations historiques,, je pense que le site remplirait son rôle d’éducation populaire qu’il doit avoir et qui a toujours fait la différence avec ce qu’on peut lire ailleurs, souvent de l’éducation populiste.
        Ce boulot, de démocratisations de l’info et de l’histoire, que tu faisais si bien Trapard en ton temps et qui malheureusement n’a pas trouvé de succession, nous manque, c’est sur !

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