Un samedi au Waan Danse

 

Il est 17h, et c’est ambiance hip hop style à l’espace Kâmi-Yo! Le plateau BOTY 2012 vous propose de découvrir ou rédécouvrir les créations des 4 finalistes du concours. Bien sur, qui d’autre qu’Astro aurait pu présenter le spectacle?!! Street force attitude Astro! Les Saïan Breaker Crew se font un peu désirer, et l’espace semble un peu vide… mais le public arrive au compte-goutte et ce sera sans doute plein incessamment sous peu!

Pendant ce temps au falé Mwakaa, la bande de Résurrection fait ses derniers échauffements pour le show, et on peut reconnaître au loin leur cri de guerre, ce petit rituel qu’ils font chaque fois avant de danser et qui montre l’esprit d’équipe qui les anime!

Hello, hello. C’est un Kal’hédoniste tout droit rentré du travail qui découvre le festival. Alors, après une première balade sur le site, l’impression que j’en garde, c’est l’étendue des lieux et la dispersion des centres d’intérêts. En plus d’être en verve, va falloir être en cannes, ce soir.  Le QG Cri du Cagou/Calédophoto me laisse pantois. Une véritable cellule de crise. S’y affairent monteur, illustratrice, rédacteurs et photographes. ça fait pro. Va pas falloir se rater. Bon, je vais refaire un tour, histoire d’alimenter mon sujet.

J’arrive à temps pour voir la toute fin d’un extrait de Rù, chorégraphie évoquant le tatouage Maori. Je vous en dirai plus tout à l’heure, puisqu’ils nous montreront à 21h15 l’intégralité de leur spectacle de hip-hop mâtinée de culture traditionnelle Néo-Zélandaise.

18h40. D’un côté Shok?!, merveilleux spectacle dont nous avons déjà dit beaucoup de bien sur le Cri du Cagou . Je vous invite donc à relire ce superbe article de peache à ce sujet.

Pendant ce temps, je vais jeter un oeil à ce que fait la Compagnie Troc en jambes pour sa représentation éponyme.

Lauréat Emergence 2012, la troupe de hip-hop nous propose une narration dansée de leur histoire , de leur culture respective. Sur du slam, de l’électro, du raï, les danseurs épousent le sol et courtisent les airs dans des contorsions exprimant la souffrance de la condition humaine.

Enfin, ça c’est le début tel  que j’l’ai compris (ça vaut ce que ça vaut) . Je me refade les 700 kms qui me séparent de la scène et je vous relate un coup la suite. Tal.

Merde, j’ai également raté la fin. Mais, je lis sur le programme que ça se termine bien et si j’en juge par l’applaudimètre, le public semble ravi de la prestation.

A 20h00, il faudra se démultiplier entre Le Sacre, Zugubal Dance Troup et la compagnie australienne Phunkational.

En attendant, je suis quand même parvenu à voir “ça vole un cheval?” Elsa Gilquin et Karene Simonnet évoluent avec grâce sous les accords de Boe Toka. Elles dansent sous un arbre éclairé du bord de mer. D’abord, traditionnellement, au sol, quoi. Puis après un passage sous le camouflage d’une cabine, Boe nous les dévoilent dans des tenues de voiles justement, assurées de baudriers qui les suspendent aux cordes par le biais desquelles, les nymphes élèvent leur corporel propos au-delà de la pesanteur. Oula, moi aussi je m’envole un peu là. Les danseuses s’effacent pour laisser entrer un cavalier et sa monture sur la piste de sable. Thibault Dalmas et Wessan (l’un des deux est un cheval) exécutent quelques pas élégants (je m’y connais pas plus en expression corporelle équine qu’en humaine). Rejoints par les deux femmes, le dialogue s’instaure entre les deux binômes…Un univers onirique et poétique plein de fraîcheur, c’est ce qu’offre cette demie-heure “pastorale”.

Vous pouvez le constater, celui-là, je l’ai vu. Ce qui n’est pas le cas du “Sacre du Printemps” dont je vais éhontément vous copier/coller le résumé qu’en a préalablement  fait un membre du Cri. Alors, voilà le topo :

Neuf garçons et sept  filles  expriment  le dynamisme de l’œuvre de Stravinsky . Leurs pas de deux d’une grande sensualité en traduisent l’harmonie. Les corps rythment la musique, la rendent visible et l’illuminent. Les références aux danses traditionnelles kanak sont nombreuses et  bienvenues. Une pêche d’enfer chez tous ces jeunes danseurs et danseuses qui fait apprécier l’approche de l’été.

Ce Sacre du Printemps est précédé de deux autres ballets.  Le premier, « Fragments » pour la compagnie Julien Lestel, met en scène quatre danseurs quasiment clonés. L’harmonie est maximum dans leur pas de deux en miroir. Il faudra que la femme qui danse avec ses cheveux apparaisse pour les individualiser.

Le second, « Quand la nuit tombe… » pour la compagnie Nyian, est  d’inspiration  kanak. Amalgamés comme roche, les corps se délient peu à peu comme  la parole. On y apprend que le silence (Rien) n’est pas vide.

Retrouvez tous les articles du Festival Waan Danse:

Ecrit par : smiletoo (61 Posts)


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fois. Thankiou bien !

3 Commentaires

  1. pacboe dit :

    a kiss for this article… smiletoo…

  2. pacboe dit :

    alors, tangyu bigwan long Kal’hédoniste… mo gud wok blong team blong Cri!…

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