Un dimanche après midi au festival…

Festival waan danse Corine Belec

Aquarelle de Corine Belec – Nyaaö Trï Kôrô

Le Centre Culturel Tjibaou  accueille encore aujourd’hui de nombreux festivaliers venus de toute part pour découvrir les nombreuses créations présentées dans le cadre du festival Waan danse. Qu’il est bon de voir tous ces gens déambuler d’espace en espace, et qu’il est bon surtout de voir tous ces espaces animés d’heure en heure au rythme des spectacles… Parce qu’une des réussites de ce festival, en dehors des prestations qu’il propose, réside d’après moi dans cette vie qui se faufile un peu partout!”Excusez moi, vous connaissez les différents espacaces? L’espace Neshep, c’est par où s’il vous plaît?”… C’est l’occasion, en somme, d’emprunter des chemins que vous n’auriez peut-être jamais emprunté!

Festival waan danse centre culturel Tjibaou

Et bien justement, direction l’espace neshep!! Le théâtre Mik Mak et ses marionnettes reviennent cette fois pour un spectacle pédagogique sur l’importance de l’eau au travers de l’histoire du “Porteur d’eau”. Un spectacle plein d’humour joué par Emilie Ferron et Patrick Vassard, qui animent leurs marionnettes à la perfection!!

Festival waan danse Mik Mak Emilie Ferron Patrick Vassard

Bon, un petit hic tout de même: le vent!! Ou l’absence de micro d’ailleurs! ce qui a peut-être amené nos marionnettistes à s’égosiller la voix, et ce qui a sans aucun doute amené le public à tendre l’oreille!

Pendant ce temps, les festivités ont commencé dans l’espace Ape-Vila, et ceux qui n’avaient pas eu le plaisir de découvrir le spectacle de Nyaaö Trï Kôrô hier sont installés dans l’herbe et profitent de la “danse des pêcheurs fantômes”. La galerie de photo de leur spectacle est déjà en ligne ICI d’ailleurs!

Festival waan danse corine Belec

Aquarelle de Corinne Belec
Nyaaö Trï Kôrô

 Direction maintenant la salle Sisia, où Nadège Lagneau (responsable du Département spectacle de l’ADCK) nous accueille pour ouvrir le 1er spectacle de la journée dans cette salle : “Mimésia“, un solo chorégraphique de Lysa Prouchandy. Noir… le public se retrouve soudainement dans un noir complet qui dure sans doute quelques secondes, secondes qui paraissent des minutes, des minutes qui paraissent oppressantes… Une musique démarre et la sensation d’oppression s’accentue… Ouf, la projection est lancée et une lueur apparaît sur scène!! C’est un concept excellent que nous propose la compagnie Traversées à travers ce jeux entre scène et écran, mêlant danse, vidéo et ombres corporelles. Arrive un moment ou la danseuse se libère de son tutu, et apparaît alors un corps en mouvement, un corps libéré, un corps qui s’exprime et se lâche! “Mimésia parle aussi d’une fragilité, celle de la Terre et des Hommes”…

Festival waan danse Mimesia Liza ProuchandyFestival waan danse Mimesia Liza ProuchandyFestival waan danse Mimesia Liza Prouchandy

Direction la salle Beretara, et c’est fAb qui reprend le flambeau!

Mon premier spectacle du jour, une « performance conférence dansée » : The Maori’s garden. En spectateur discipliné, je vais à la salle Beretara. Je n’y trouve que des tableaux et des sculptures. Il est 16 heures passé et les sculptures ne dansent toujours pas. Alors, je vais dans la salle d’en face, où il y avait un tatoueur en train de tatouer une jeune femme avec des motifs, selon toute vraisemblance, maoris.

Le spectacle a déjà commencé. La tatouée est assise par terre. La tresseuse tresse. Le tatoueur fait de la trompette avec un coquillage. Un danseur hip-hop costumé joue de la flûte (c’était marqué danseuse : Liana Yew, mais il n’a pas une tête à s’appeler Lina).

Dans cette salle, des totems immenses surplombent spectateurs et spectacle de leur solennité.

La tatouée a l’air inquiète. Elle se dit peut-être qu’elle aurait préféré un tatouage de papillon ou de dauphin. Ou elle de demande si elle est vraiment dans un salon de tatouage.

Le danseur fait danser ses mains autour de la cheville de la tatouée. Est-ce pour que l’encre sèche plus vite ? Ou alors est-ce une respiration, attirance et recul face à un tel symbole ?

Le tatoueur alterne les instruments traditionnels.

La tresseuse tresse.

Les gestes hip-hop du danseur sont portés par le son et la symbolique maorie. Il est en tension permanente. Où commence le Maori ? Où s’arrête le hip-hop ?

Festival Waan danse Posue Posüé Maori's Garden Soufiane Karim

La tresseuse ne tresse plus.

La tatouée se demande pourquoi il y a autant de monde dans le salon de tatouage. Ce sont des clients ? Ça va être long s’ils ont tous droit à une danse après leur tatouage.

La tresseuse ne tresse toujours pas.

Le spectacle s’arrête. On apprend qui fait quoi. Danseur : Soufiane Karim (ce n’était donc pas Liana). Musicien et tatoueur : James Webster. La tresseuse et « artiste costumière » : Ruth Woodbury. La tatouée : Florence.

James explique qu’il a fait entendre les « voix de la musique maorie traditionnelle » et qu’il a présenté l’art du tressage et du tatouage. Il précise que dans cette salle se trouve une statue de Nouvelle-Zélande. Leur présence permet de « recharger » cette statue. C’est vrai que c’est beaucoup plus beau qu’un fil électrique. Soufiane précise de son côté qu’il s’agit d’une collaboration entre la compagnie Posuë et des artistes maoris. Le point d’orgue étant le spectacle Rù.

Cette « performance conférence dansée »  donne envie de voir cette collaboration en voyant cette symbiose entre hip-hop et art maori parfaitement incarnée par Soufiane. Par contre, on cherche toujours l’aspect conférence, censé être accompagné d’explications, sur les instruments ou les costumes. Heureusement, le dialogue est possible avant et après le spectacle.

Malheureusement, Florence ne sait toujours pas s’ils prennent la carte bleue dans ce salon de tatouage.

Il est 18h et des brouettes, rendez-vous dans le prochain article, c’est-à-dire d’ici quelques heures!! En attendant, profitez des galeries de photos rapportées par nos amis calédophotographes!!

Retrouvez tous les articles du Festival Waan Danse:

Ecrit par : smiletoo (61 Posts)


Nombre de vues :

466

fois. Thankiou bien !

3 Commentaires

  1. BoSS U dit :

    Bien écrit le texte de Smiletoo
    Très drôle le texte de fAb !
    Superbes les aquarelles de Corine Belec !
    Merci, Corine d’avoir participer comme illustratrice à la couverture du Festival. En espérant que tu ais pris suffisamment de plaisirs à le faire pour que l’idée te prenne de le refaire.

  2. Reena dit :

    Ceci est un spam mais il m’a fait rire et le conseil est judicieux, j’ai enlevé le lien et je le poste quand même !
    BoSS U

    Trop de gens coupent leur gazon trop court pour le faire moins souvent. Il vaut mieux le garder un peu plus long pour le protéger du soleil. De plus, il est bon d’y mettre un peu d’engrais au moins une fois par été. Le mien est dense et vert et tout temps.

Laisser un commentaire