FOL’Ecran de septembre

Comme tous les mois, l’association Ânûû-rû Âboro et la F.O.L. vous invitent à une projection gratuite de films documentaires à l’issue de laquelle une collation vous sera offerte afin de partager et d’échanger dans une ambiance conviviale, autour du regard de ces réalisateurs qui filment «l’ailleurs» , «l’ici» et «le réel» …

 

Le 6 septembre

à 18h30

Ânûû-rû Âboro et la F.O.L.

présentent au REX Nouméa

Entrée gratuite

Le FOL’ écran – Films documentaires

Film international : « Yatasto »

Prix du Jeune Public Ânûû-rû âboro 2011 et Prix Spécial du jury Ânûû-rû âboro 2011 (Exæquo)
Argentine : 95 minutes, 2011
Version originale sous-titrée français
Réalisation : Hermes Paralluelo

Dans ce film, Hermes Paralluelo nous conduit à Villa Urquiza, un quartier en périphérie de Cordoba (Argentine). Les «carteneros» , récupérateurs de cartons, sont des figures connues du cinéma argentin. Mais peu de films ont su nous introduire dans leur monde et dans leur vie quotidienne avec autant d’acuité et de profondeur. Bebo a quinze ans, Pata quatorze et Ricardo dix. Cousins, amis, camarades de travail, ils font leur boulot, parlent, se transmettent leurs savoirs, donnent à voir leur vision du monde. Les déplacements en charrette tirée par des chevaux, remarquablement filmés, sont comme la colonne vertébrale de ce film qui légitime le cinéma de dénonciation, non par le pamphlet mais par le grand cinéma.

 

Pour son premier film Hermes Paralluelo est parti à la rencontre de cartoneros, chiffoniers par contrainte, à Villa Urquiza, quartier de la périphérie de Cordoba, en Argentine. On connait le risque à filmer le dénuement matériel, son pathos, ses complaisances. À l’inverse de telles facilités, Paralluelo choisit sa distance. Elle est faite de patients plans larges et fixes où se déploient les conversations et s’entrevoient les espaces déglingués. Un petit monde s’ouvre à nous, d’où se détache Ricardo, au visage poupin de ses dix ans, entouré de ses cousins, Bebo et Pata tout juste sortis de l’enfance, sa grand-mère et sa soeur aînée, attentive et affectueuse. Le grand rêve du gamin : un cheval de course. Pas celui de sa cariolle avec laquelle il collecte les déchets, mais une belle bête qu’il veut nommer Yatasto, à la suite du pur sang mythique. Cette charrette avec laquelle lui et ses compagnons arpentent la ville nous guide dans de longues traversées au son entêtant des sabots qui rythment le film. Lent et dérisoire attelage, seul point de vue pour apercevoir, présent mais lointain, le monde des autres. Fixée sur la charrette, la caméra fabrique un contrechamp à leurs discussions, travellings défilant derrière eux, les rues qui se succèdent, le ramassage, le flux de la circulation automobile. Figures urbaines d’un héroïsme de l’ordinaire, sans larmes ni cris ni fureur, mais qui ne renonce jamais.

Nicolas Feodoroff in FID

 

 

Le jeudi 6 septembre 2012 à 18h30

au REX

 

Ecrit par : BoSS U (2299 Posts)

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