Geeks en Séries S01E03

Une chronique sur les séries télé…

Parce qu’il n’y a pas que des soap brésiliens sur nos écrans.

S01E03 : LES ANNÉES 60 & 70, L’ÂGE CLASSIQUE

Reprenons la ou nous avions laissé nos séries policières, à la fin des années 50…

Voilà bien 2 représentants mondialement connus pour cette période.

Tout d’abord, Columbo : 69 épisodes (seulement…) entre 1968 et 2003 chez NBC puis ABC. Columbo, c’est LA SÉRIE IMMOBILE par excellence. 35 ans, et toujours le même schéma, une ritualisation à l’extrême. On connaît l’assassin dès le départ (c’est d’ailleurs un procédé bien connu des romans policiers) et le téléspectateur est placé comme un voyeur derrière l’inspecteur Franck Columbo, et suit le cheminement intellectuel du policier jusqu’à l’arrestation du meurtrier. Fait quasi unique dans l’histoire des séries, il n’y a pas de générique récurrent.

Cet extrait met en scène PATRICK MC GOOHAN, qui a réalisé cet épisode, et qui était d’ailleurs un ami de PETER FALK, et on retrouve bien ici la façon de tourner du Prisonnier. Plus tard dans le même épisode, PATRICK MC GOOHAN apparaît même dans son costume du Prisonnier.

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Tout au long des saisons, Columbo incarne une sorte de justice populaire ou un policier « de base » arrête des personnages riches et puissants se croyant au dessus des lois et bien plus intelligents que la police, soit-elle de Los Angeles. D’ailleurs, certains membres du parti républicain ont violement critiqué la série essayant même de la faire interdire, la taxant d’anti sociale, voire d’anti américaine.

Cette différence sociale se voit aussi dans le choix des voitures, puisque Patrick Mc Goohan roule en SM, une voiture de luxe et Columbo dans sa célèbre 403 cabriolet. La fameuse 403 était d’ailleurs la voiture de Roger Pierre, échangée contre une Cadillac neuve lors d’un passage de l’acteur français dans les studios d’Hollywood…

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Pour l’anecdote, le premier épisode de Columbo, tourné en 1971 à été écrit par STEVEN BOSCHCO (que l’on retrouvera plus tard) et réalisé par un débutant : STEVEN SPIELBERG.

Pour les séries télé, les années 60 et 70 sont caractérisées par la stabilisation des formules, succession de DRAGNET oblige, mais aussi par un début de remise en cause de la société, sans vraiment le dire, bien sur, d’autant plus que la télé entre dans tous les foyers américains et offre donc un public (si ce n’est une tribune) aux showrunners. La vie familiale des américains s’organise autour de la télé comme avant autour de la radio, et modifie même leur foyer. C’est la naissance de la «cuisine américaine» : On perce le mur de la cuisine pour que la femme au foyer puisse suivre les émissions tout en préparant le repas…

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Et même s’il faut « plaire au ventre mou de l’Amérique » comme le dit JAMES AUBREY lorsqu’il arrive à la tète de CBS en 1959 et qu’il faut soutenir le moral du pays dans la guerre froide avec des séries comme  L’incroyable hulk, Wonder woman, L’homme qui valait 3 milliards ou Happy days, cela n’empêche pas certains scénaristes et showrunners de se faire les porte paroles des doutes et des injustices de la société de l’époque. On peut en citer 3 principaux :

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Tout d’abord LES AFROS AMÉRICAINS avec une série comme Les Espions ou BILL COSBY (oui, celui du Cosby Show) joue un agent de la CIA diplômé, élégant et sûr de lui (ce rôle lui vaudra d’ailleurs 3 Emmy Awards), alors que les agents noirs au FBI et à la CIA se comptent sur les doigts d’une seule main. C’est aussi une série qui filmera le premier baiser à la télé entre un blanc et une noire en 1968 dans STAR TREK, entre le Capitaine KIRK et le Lieutenant UHURA. BAZINGA !

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Ensuite LA CONTRE CULTURE avec une série comme Mash, spin off du film de Robert ALTMAN de 1970 qui est tout sauf politiquement correct. L’épisode final de la série en 1983 réunira d’ailleurs 77% des américains devant leur petit écran, soit 106 millions de téléspectateurs !

Enfin pour LA CAUSE DES FEMMES avec la première série policière mettant en scène 2 inspectrices Cagney et Lacey et qui aura du mal à trouver un réseau (car 2 femmes travaillant ensemble… cela ne se fait pas). Cette série est l’ancêtre des séries modernes dont la ou les héroïnes sont des femmes comme Buffy, Sex & the City, l’excellent Saving Grace, ou les récentes Rizzoli & Isles, Body of proof ou Necessary Roughness.

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Et même STARSKY & HUTCH, sous couvert de série policière mêlée à la comédie aborde le problème de la place des femmes dans la société américaine comme vous avez pu le voir dans l’extrait. Dans cet épisode, intitulé « Starsky contre Hutch », les 2 héros sortent avec la même femme. Et quand Hutch s’en aperçoit, il fait une scène à la femme et demande des explications… pour s’entendre demander immédiatement s’il ne lui ai jamais arrivé de sortir avec 2 femmes différentes la même semaine. Pris au piège, il ne lui reste plus comme argument que « Je ne suis pas libéré à ce point ! ». Ainsi, la fin de l’épisode est à double sens puisque Starsky & Hutch font mine de s’affronter avant de proposer un ménage à 3 et finalement repartir ensemble, laissant une fois de plus planer le doute sur leur relation, et de repartir célibataires, comme d’ailleurs la quasi totalité des héros de séries policières.

STARSKY ET HUTCH, donc, série en 93 épisodes, tournée entre 1975 et 1979 à profondément marqué la culture télé, surtout en France grâce au célèbre générique (présent uniquement en France, car la version américaine n’est pas chantée (c’était la bonne époque ou l’on doublait les génériques…)) ainsi qu’aux voix et aux plaisanteries ajoutées par Jacques Ballutin et Francis Lax au doublage.

Dans l’Amérique en plein doute des années 70, Starsky et Hutch réussit à éluder de nombreux problèmes grâce à l’histoire et au casting des personnages :

– LE PROBLÈME RACIAL ET GÉNÉRATIONNEL avec le Capitaine Doobie qui est noir et plus agé et Huggy les bons tuyaux (personnage directement issu de la Blaxploitation) à l’autre bout de la chaine. D’ailleurs d’autres séries de la même époque comme Kojak et Hawaii police d’état pratiqueront le casting multi ethnique.

– LE PROBLÈME SOCIAL avec Starsky issu d’une famille d’ouvriers juifs new-yorkais et Hutch, plutôt baba cool venant d’une famille de la classe moyenne californienne. Bref, si ces deux la peuvent travailler ensemble, tout le monde le peut…

Le problème du Vietnam, lui, n’est quasiment pas traité.

Mais ce qui change avec Starsky et Hutch, c’est la vision de la violence à laquelle est confrontée la société américaine. Alors que dans Dragnet, la limite est claire entre la pègre et la police, ou celle ci finit toujours par triompher, elle devient ici nettement plus floue, notamment avec Huggy. Starsky et Hutch doivent maintenant faire la différence entre les vrais méchants et les victimes de la société. La police ne sauve plus la société, elle fait en sorte de limiter le déferlement de la violence sur celle-ci. L’ennemi est de plus en plus fort, et sa progression semble dès lors inéluctable. D’ailleurs, la FCC ne pourra que peu à peu assouplir ses règles sur la violence et le sexe à l’écran.

Les séries des années 70 respectent donc le canon d’origine, mais on sent déjà les changements qui vont être ceux des années 80, que nous découvrirons dans 15 jours…

A vous les studios

 RATINOX

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Retrouvez moi pour un tour d’horizon des séries sur le thème Post Apocalypse le samedi 1er septembre à la bibliothèque Berheim…
C’est la fin du monde, ne passez pas à côté !

Ecrit par : Ratinox (35 Posts)

Pratiquant assidu de Jeux de Rôles, fan de SF et de séries télé depuis Les Mystères de l'Ouest. Histrion de cœur. Vous pouvez écrire à l'auteur : ratinox@lecriducagou.nc ou en cliquant sur l'enveloppe dans la barre ci-dessous.


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13 Commentaires

  1. J’adore cet épisode. Très dynamique grâce à toutes ces anecdotes.
    Par contre, j’aurais juré que le grade de Colombo était lieutenant et non inspecteur et qu’on avait jamais su son prénom. Il en dit quoi notre spécialiste ?

  2. Ratinox dit :

    My Bad, il est Lieutenant !
    Pour le prénom, en fait, ce sont les fans qui ont trouvé. Il ne le dit jamais, mais on peut le lire sur sa carte de police à un moment… ^^

  3. Trapard Creteux dit :

    Pareil, j’aime beaucoup aussi.

    Je crois que le conflit au Viêt Nam était sous-entendu, ou masqué plutôt, dans la série MASH comme dans le film d’Altman, une manière de ridiculiser la guerre du moment ou les autres (je prépare d’ailleurs un double article sur le sujet). Et le Viêt Nam était exploité, de manière récurrente, la décennie suivante, dans MAGNUM. Mais je ne m’emparerai pas de ton sujet. De plus, mes articles se limitent au grand écran, ou au long-métrage télévisé.

    Sinon, merci pour ce nouvel opus Mr Ratinox.

    Par contre, je me pose la question de l’absence de séries de SF comme OUTER LIMITS ou LES ENVAHISSEURS qui sont devenues cultes comme le sont aussi LES MYSTERES DE L’OUEST, AMICALEMENT VÔTRE, DES AGENTS TRES SPECIAUX ou encore (lui, c’est le must !) CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR.
    Après, c’est certain qu’il est impossible d’être exhaustif. Et il y aurait trop de thèmes à développer (et de re-visionnages trop intenses et éprouvant à se refaire).

    Concernant la série STARSKY ET HUTCH, elle a commencé longtemps après les mouvements revendicatifs identitaires aux USA et après ce petit mouvement cinématographique d’exploitation qui était destiné au public afro-américain. Mais je dois bien reconnaître que les scénarios de STARSKY ET HUTCH étaient nettement plus subtiles que n’importe lequel des films de la blaxploitation…

    Vivement l’article suivant : les années 80, du Boom et du début de la TV à outrance (et naissance des cultures geeks cinéma) !!

  4. Ratinox dit :

    Tout à fait, mais en fait, je fais l’historique des séries télé via les séries policières.
    Il fallait trouver une entrée, et si je ne limitais pas, cela devenait au pire du grand bazar, au mieux un bouquin complet. 😯

    J’avais l’intention de faire d’autres conf pour l’UNC en prenant les autres angles: Séries d’espionnage, de la justice, de la médecine etc… Mais il semble que cela ne soit plus d’actualité pour 2013, vu la fréquentation 2012 et l’énorme boulot que ça représente en contrepartie.

    Merci des compliments, ça fait plaisir de faire plaisir…

  5. Ratinox dit :

    Tiens, sur l’histoire du prénom, merci wikipedia:

    “Dans l’épisode 5 Dead Weight, il est néanmoins possible en faisant un arrêt sur image de lire distinctement sa signature Frank sur sa carte. L’intention des auteurs de la série étant de ne jamais révéler son prénom, il semble que ce « Frank » soit une création de l’accessoiriste de la série. Le prénom Frank n’a jamais été prononcé à l’écran, en revanche, dans l’épisode Symphonie en noir, le vétérinaire appelle Columbo par le prénom Bob”

  6. BoSS U dit :

    Excellent article, encore.
    “Starsky et Hutch” 😯 Toute mon enfance 😎
    J’adorais cette série. Si j’ai bien compris, la version française y est pour beaucoup, plus drôle que l’original.
    J’ai toujours pené que c’était un couple Gay, moi, ces deux flics. Je me souviens très bien de l’épisode “Starsky contre Hutch” et sa conclusion allait dans le sens de ma théorie.
    Merci beaucoup, Ratinox

  7. Ratinox dit :

    Merci.

    C’est vrai que quand on regarde bien, c’est fait exprès cette histoire entre Starsky et Hutch. Mais par contre, ça a été plus dur à imposer avec 2 filles dans Cagney et Lacey. D’ailleurs, la première actrice à été remplacée, car jugée trop masculine ^^

  8. Trapard Creteux dit :

    Je reviens sur cet article, déjà parce que je ne regarde plus vraiment de séries aujourd’hui, et ensuite parce que je me souviens avoir regardé l’épisode de Columbo réalisé par Spielberg, lorsqu’il est passé vers 1989 ou 1990 sur RFO. A l’époque, la série s’essoufflait, je ne sais pas trop pourquoi (mais peut-être pourras-tu y répondre Ratinox ?) et je crois qu’elle s’est conclue difficilement jusqu’en 1994 (j’en ai vu des épisodes de la toute dernière saison dernièrement – je les ai trouvés un peu chiants, entre nous). Du coup, vers 1989-1990, RFO (via la direction des programmes à Paris, à l’époque) nous proposait une rediffusion de beaucoup des anciens épisodes et pas mal de bons. Et je me souviens que Télé 7 Jours avait crédité dans ses pages que l’un des épisodes prévus était réalisé par Steven Spielberg. Du coup, et ayant suivi (en différé, en VHS) la carrière du monsieur (de Duel à Always, en passant par Jaws et compagnie), j’ai suivi cet épisode réalisé juste avant son Duel (qui était aussi prévu pour la télévision, à la base, mais que le succès lui avait permis une distribution en salles et d’où la suite de la carrière de Spielberg pour le cinéma).
    Et franchement, rien de très exceptionnel dans cette réalisation télévisée, outre le fait que Spielberg, très jeune, était un assez bon artisan pour savoir se faire oublier à la réalisation, et s’appliquer à tourner cet épisode de la même manière que ceux qui l’ont précédé et ceux qui lui ont succédé. Les scénarios étant écrits par les auteurs de la série, les réalisateurs comme c’est aussi le cas de Spielberg ici, n’étaient là que pour laisser l’histoire prendre, la sauce prendre, chez le spectateur. Donc, rien de spectaculaire dans cet épisode, outre le fait qu’il était bon et prenant comme les autres de cette époque.
    Voilà, c’était juste pour l’anecdote.

    Sinon, tu as vu le remake cinématographique de Starsky & Hutch ?

  9. Ratinox dit :

    A ma connaissance, Spielberg n’a tourné qu’un seul Columbo, le premier de la série…

    Déjà à l’époque, le cahier des charges (la bible) était très précis et sauf exceptions comme avec McGoohan, les réalisateurs (souvent débutants) ne font pas dans “leur style” mais dans ce qu’on leur demande ^^
    Dans les années 90, je crois qu’il y a Tarantino qui a réalisé 1 épisode double d’Urgences et un d’Alias (ou il joue d’ailleurs) en imposant sa façon de tourner. Mais ça fait aussi de la pub pour la série.
    C’est vrai qu’a la fin, c’est plus une caricature de Columbo qu’autre chose

    oui, j’ai vu le remake de Starsky et Hutch et bof, quoi…. 😥

  10. Trapard Creteux dit :

    Si tu parles de McGoohan, tu parles donc de l’Angleterre. Et au sujet des séries british, si tu as eu l’occasion de revoir cette série, ne penses-tu pas que les différents réalisateurs qui se sont succédé à la réalisation des épisodes de “Chapeau melon et bottes de cuir” rivalisaient d’ingéniosité à chaque fois ?
    Et ce n’étaient pas n’importe quels réalisateurs et certains ont fait une belle carrière au cinéma avec, surtout des classiques du cinéma fantastique. Je t’en cite quelques-uns :

    -Sidney Hayers (9 episodes, 1965-1967) : l’un des réalisateurs les plus connus de films gothiques (Night of the Eagle) et qui a travaillé pour des firmes anglaises importantes comme la Hammer Films.
    -Robert Fuest (8 episodes, 1961-1969) : un des réalisateurs anglais de films d’horreur les plus connus qui a fait presque toute sa carrière aux USA.
    -Roy Ward Baker (8 episodes, 1965-1968) : l’un des meilleurs réalisateurs de la Hammer Films.
    -Don Chaffey (5 episodes, 1968-1969) : l’un des réalisateurs anglais connu pour ses classiques du fantastique dont “Jason et les Argonautes” (réalisé avec l’aide de Ray Harryhausen).
    -John Hough (4 episodes, 1968-1969) : encore un grand réalisateur de films d’horreur anglais qui a continué sa carrière aux USA avec des classiques comme “La Maison des Damnés”.
    -Don Sharp (3 episodes, 1968) : il a tourné certains des plus grands films cultes gothiques en Angleterre.
    -Gordon Flemyng (2 episodes, 1967) : il surtout bossé pour la BBC mais il est surtout connu par les fans de cinéma de SF pour ses deux bonnes adaptations cinématographiques de “Dr Who” avec Peter Cushing.
    -Peter Sykes (2 episodes, 1968-1969) : réalisateur de certains classiques de la Hammer Films.

    Et au niveau des scénarios, rien à dire :
    Brian Clemens (31 episodes, 1961-1969), il est aussi connu pour son travail original à la télévision qu’au cinéma (il a revisité le genre vampirique avec “Capitaine Kronos : Tueur de vampires” au moment où la Hammer Films et le cinéma d’horreur en général se cherchaient pour se renouveler et trouver un nouveau souffle auprès d’un jeune public).

    Après d’autres séries anglaises encore, sont connues pour leur créativité, comme Dr Who, justement. Puis comparer la créativité british avec celle des USA ce n’est justement pas du domaine du comparable…

    Je ne connais pas le cahier des charges de la télévision américaine dont tu parles, mais je serais curieux de connaître celui de la BBC TV/Radio et des autres chaînes au Royaume-Uni, jusqu’à il y a peu.

    As-tu fais ce genre de recherches concernant la TV anglaise ?

    • Ratinox dit :

      Je dois faire une chronique sur les séries anglaises… un jour !!

      Mais oui, toutes les séries ont leur “bible” un document ou sont inscrits les tenants et les aboutissants des intrigues et des personnages. Y est aussi écrit les méthodes de tournage pour qu’il y ait une unité épisode après épisode.

      Pour Chapeau melon donc, il fallait à coup sur prendre de bons réalisateurs ET qui savaient délirer dans le contexte.

      Je ne me suis pas encore trop penché sur les liens TV / Ciné…

      • Trapard Creteux dit :

        Et les séries françaises ? De l’ORTF & co…?

        Je demande parce que j’ai souvent le nez sur le site de l’ina.fr et il y a des choses passionnantes, et notamment sur la période 1960-1970.

  11. Smiletoo dit :

    Halala, j’ai kiffé Columbo!! “Ha oui, j’oubliais…”, “ma femme me dit souvent…”!!! Bien joué à celui qu’à trouvé son prénom, fallait faire quand même!! 😉

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