A la “Bibliothèque rose” non plus… Les aventures de Momo le chibré. (10)

Retour à la normale sur le Cri du Cagou, notre feuilleton est en ligne à l’heure prévue. Et c’est quoi l’heure prévue ? 17h14 ! Plus de blabla, place à Momo.

Vous avez loupé le début ?

Chapitre 1, Chapitre 2, Chapitre 3, Chapitre 4, Chapitre 5, Chapitre 6, Chapitre 7, Chapitre 8, Chapitre 9.

Une dingue du cul, la mère Marie Noëlle, sans déconner, une perle rare, une vraie bête de concours, à aimer faire péter des records.

Quand j’ai su qu’elle aimait bien les surfers qui campaient depuis des mois “en bas, là bas”, je lui ai fait fumer un peu de ma beuh. Et vu qu’elle en avait déjà fumé avec eux et qu’elle aimait bien ça, on a pu discuter pour de bon…

Alors je lui ai parlé de cul, un peu, et plus tard j’ai appelé mon poto Marcus, un mec qui a les idées larges, et le pénis à l’avenant, comme moi.

On se l’est envoyée à deux, et je vous promets qu’à aucun moment elle a eu froid aux yeux la dame, alors que moi ça me fait quand même toujours un peu bizarre de sentir l’odeur de la teub d’un autre mec sur les lèvres d’une femme …

Puis quand on a été seuls tous les deux, elle s’est un peu étalée, sur l’oreiller. Ils font pas que la faire fumer, les gentils surfers, ils lui passent un peu dessus aussi; une fois ils lui ont fait essayer un truc, et ça s’est fini comme dans les films que tu mates en cachette de ta femme sur  Youporn, tu sais, gang-bang bukakke, tout ça.

D’ailleurs elle en loupe pas un sur XXL, ma gentille MILF de brousse.

Moi, j’vous dis, dans la vie y’a des femmes comme il faut, Marie-No, elle, c’est une femme comme il en faut. Et les mecs comme moi aiment ça, d’ailleurs.

Bref… Un soir que le gros con était parti pour un truc rapport à ses putains de chevaux (c’est elle qui parle), ils sont venus, ils avaient envie de rigoler, ils lui ont donné trois gouttes d’un produit sur un tout petit carré de buvard, et après c’était comme dans un rêve. C’est ce soir là que les canassons ont été massacrés, et là moi je tends l’oreille, parce que ça fait déjà six semaines que je suis dans le coin, et que je n’ai toujours pas établi de lien, s’il en existe un, entre toutes ces choses qui se passent dans le secteur.

Nous, les occidentaux, on est en train de commencer à se rendre compte que les chinois sont loin d’être des cons, il serait temps… lol, comme on écrit partout maintenant.

Pourtant le mec qui a écrit “L’art de la guerre.”, il était d’où, hein? Et c’était il y a une paye, en plus… Non?

Le Renseignement c’est la Clé de l’Action. Surtout dans la guerre moderne, où la peur et la propagande sont les armes de prédilection de stratèges sans foi ni loi, âme ou vergogne. Vous savez ces guerres sans nom où au lieu d’envoyer des avions lâcher des bombes sur des villes, on envoie des avions entiers péter directement DANS des villes.

Mais d’avoir eu pour métier de bien connaître tout ça, je sais que quand on ne comprend pas, il faut aller à la chasse, la chasse au Renseignement, enfin, là, ça va plutôt être la pêche…

J’ai trois ceintures bardées de plombs en plus de l’habituelle, gilet gonflé à bloc pour ne pas couler à pic, je me sens un poil engoncé, quand même.

Vers 04:45 je suis retourné la passe, mais en passant par le fond, faire une visite aux surfers. Avec mon GPS étanche je n’ai eu aucun mal à les trouver sitôt après qu’ils se soient mis à la baille.

D’en bas, avec la lumière déjà oblique du soleil passé au dessus de la Chaîne, je les observe qui évoluent dans l’attente des premières vraies belles vagues, et puis j’en vois un qui s’éloigne, le même que j’avais observé l’autre fois, je suppose, vu d’en bas c’est difficile à dire, mais je sens que ça va être lui.

J’ai juste à l’attendre, dix ou douze mètres devant lui, à trois mètres de fond, même pas dérangé par les vagues, et quand il arrive, je remonte sur lui. Ses bras rament à toute allure, je le cramponne par une cheville, l’agrippe de toutes mes forces, le temps de lui passer le deuxième bracelet des menottes que je porte au poignet droit. Immédiatement je décroche le scratch de son leash, le libérant de sa planche, et je dégonfle mon gilet…

Bordel cette ruade! Je tiens à deux mains la chaîne des menottes, l’entraînant vers le fond, mais je vous garantis qu’il remue bien des pattes de derrière, l’animal!

Comme il vient de comprendre ce qui lui arrivait, il essaie de me latter la gueule à coups de son pied libre, mais il commence à manquer d’air, alors, la panique aidant, ses gestes se font de plus en plus violents, c’est fou l’énergie que ça peut avoir un homme qui se noie, on croirait pas, vraiment.

Lorsqu’il est inanimé, je le libère des menottes et remonte à sa hauteur, on est à moins 22 mètres, je l’enlace par la taille, et je regonfle mon gilet, je vide mes poumons, on remonte à la surface.

Arrivés à zéro je mets son dos sur ma poitrine, et de mes avants bras comprimant ses côtes je vide ses poumons de la flotte qu’ils contiennent, puis je lui place mon deuxième détendeur sur le museau et lui balance un grand coup d’air dans les bronches, et encore, et encore. Il se ranime.

Avant de sauter du bateau je me suis mis du vert et du noir sur le visage. A Fili qui me demandait pourquoi, j’ai répondu “Pour l’effet de surprise, pour prendre l’ascendant sur le mec, lui foutre encore plus la trouille, ça fait gagner du temps…”

Le mec ouvre les yeux, j’ai enlevé mon masque et ma cagoule, et chaussé des lunettes de soleil à verres réfléchissants, il a le soleil dans la gueule qui l’éblouit. Il cligne des mirettes.

-Police ! Spèsdessalenkulé !! Qu’est-ce qui s’est passé chez Marie Noëlle ?

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Retrouvez Les aventures de Momo le chibré :
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Chap.X – Chap.XI – Chap.XII – Chap.XIII

Ecrit par : G. (13 Posts)


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fois. Thankiou bien !

3 Commentaires

  1. susu dit :

    çà commence à devenir inteéressent

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