Amourette et baluchon

.Illustration de Benoît Léonard

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” Ce matin, j’ai marché dans la merde et j’ai pensé à vous,

Souvenir malodorant qui colle à chacun de mes pas.

Se pût-il que je rêvasse à vos insensibles bras ?

Malheur de poête que de fleurir des songes de fou ! “

.

Comme j’aimerais penser ces méchants mots-là

Comme serait tendre cette dérive atrabilaire

Dans les doux transports d’une éructante colère !

Hélas, justice et raison ne me l’octroient pas.

 .

Je me contente d’une gentille tristesse,

Petite chienne bâtarde que je nourris de vous

Ou de quelqu’autre pâtée d’amours à quatre sous

Et nous fuyons ensemble cet oubli qui nous presse.

 .

Car si ma cervelle de rimeur a très bonne mémoire,

Mon coeur désappointé est prompt à faire son sac,

A reprendre en sifflant la route aphrodisiaque,

A chercher en ce monde une place où s’asseoir.

 .

Au revoir donc, Madame, je m’éloigne de vous.

Ce dont vous ne voulûtes n’était pas de fumée

Mais s’élève en volutes expirées du passé

Pour s’unir au désir d’un nuage plus doux.

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Erick Guiziou

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Ecrit par : Kal'hédoniste (129 Posts)

Absentéiste


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fois. Thankiou bien !

4 Commentaires

  1. smiletoo dit :

    J’aime beaucoup celui-là… 😉

  2. BoSS U dit :

    Erick écrit des textes charmants alors que sur le net sous divers pseudos, C’est une teigne !
    C’est dingue

  3. Garout dit :

    Divers pseudos ?? bigre….

  4. Il cache bien son jeu ce con.

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