Les Echos du révolu et de l’altéré : Le Métro

Juste histoire de faire revivre un petit instant cette rubrique endormie, voici quelques uns de mes souvenirs liés au night-club Le Métro (et à cette époque d’insouciance, pour moi). Je précise qu’il est question d’adolescence et post-adolescence, donc vous y retrouverez peut-être des choses qui n’ont pas de réel intérêt. Mais c’est aussi histoire de raconter des histoires de “fêtes” …

En premier lieu,

Je ne sais pas vraiment quand Le Métro a ouvert ses portes, ni vraiment quand j’y ai mis les pieds la toute première fois, mais j’en étais un client irrégulier au tout début des années 90 … A cette époque, ce night-club, au même titre que L’Eden Club ou encore le fameux Route 66, étaient un peu le repère de beuveries, de danses ou de dragues pour ados ou post-ados. Avec mes potes, nous y allions soit en fin de soirées, soit en bout de course de virées alcoolisées en voitures le long des baies (ça en faisaient des allers retours, tout ça, le temps de descendre nos bières …), en passant par le Ouen-Toro. D’ailleurs, Le Métro se situait justement, à l’Anse Vata entre l’actuelle Acropole et l’ex-Mister Swing.

Le Métro portait cette enseigne qui m’inspirait la ville de Paris avec ses entrées des tunnels du Métropolitain … Là s’arrêtait le rapport entre le nom du lieu, car la clientèle était, comme je l’ai précisé plus haut, l’adolescence nouméenne qu’on peut retrouver aujourd’hui, pour proposer une comparaison, du côté des bars de la BD. On n’y allait pas en claquettes et on bichonnait nos fringues de sorties, en gros …

Lors de mes premiers pas au Métro, j’y allais léger, aussi bien avec la consommation d’alcool que dans le tortillement de mon corps sur une piste de danse. Alors que je vois beaucoup de très jeunes boire du Rusky en sortant en boîte aujourd’hui, moi je commandais à chacune de mes premières sorties au Métro, une ou deux Tequila Sunrise, déjà parce que le cocktail était un régal et ensuite parce que je venais de voir le film éponyme avec le tandem Mel Gibson-Kurt Russell en flic et dealer et surtout avec Michelle Pfeiffer, en guise de ponpon …

A cette époque aussi, je vivais derrière la Cité Boutonné, et cela m’arrivait de faire des virées au Métro avec les potes du Quartier et aussi, quelques temps, avec la bande du Motor Pool (spéciale dédicace à Titoï qui va encore m’en vouloir de l’appeler comme ça et à Yohann qui a fini sa course effrénée sur une route vers 1999 +). D’ailleurs ces sorties là se finissaient toujours en insultes envers les passants et parfois en bastons. Je me souviens même, après ingurgitation à cinq bouches, d’une bouteille de Pastis 51 non coupée, avoir insulté les passagers des véhicules circulant sur la baie, alors que j’étais allongé au milieu de la route,  sous prétexte qu’ils m’empêchaient de dormir … D’ailleurs, j’ai aussi pas mal d’agréables souvenirs du cocotier situé juste en face de l’entrée du Métro et qui m’a parfois protégé du soleil, à certains réveils un peu nauséeux, mais presque les pieds dans l’eau …

C’est aussi à cette époque que je fréquentais OZ (dont j’ai déjà tiré le portrait sur ce blog) et qu’on se faisait quelques virées dans cette boîte. C’est aussi l’époque où on se murgeait au kava (plutôt au Motor Pool ou à Nouville), qu’on se faisait quelques parties de billard arrosées (c’était la grande époque des salles de billards à Nouméa) et qu’on se finissait au Métro … Genre suicide collectif … Et le mélange kava-alcool (accompagné de pétards), ça nous faisait souvent l’effet boule de flipper dans le fond du cerveau mais c’était aussi le but recherché …

J’ai un peu oublié la soupe musicale que Le Métro proposait à l’époque. Je me rappelle simplement des éternels petits passages pour pogoter (“Sunday Bloody Sunday“, “Should I Stay or shouls I go” ou le grandiose “Smell Like Teen Spirit” qui venait juste de sortir en CD …) mais c’étaient un peu les mêmes passages pogos pour toutes les boîtes de Nouméa et Idem lorsque je suis allé faire mes études à Paris en 1992 (Spéciale dédicace à BOZ’). Je me souviens surtout du fameux “Lion Zyon” de Bob que sa femme Rita, venait de retrouver et de faire éditer et qui a eu un succès mondial vers 1992-1993. Du coup, il y a aussi eu un petit retour au reggae dans les night-clubs à cette époque. Et Lucky Dub venait de remplir le stade de Magenta avec son groupe (ici, spéciale dédicace à Michel B.).

Et si mes souvenirs sont bons, Le Métro n’était pas très grand mais se développait à deux niveaux d’étages avec deux bars et deux pistes de danse. L’entrée était payante “à la tête” comme on dit …

En second lieu,

Outre les nakamals, le tours des baies et les salles de billards, l’entrée en matière pouvait aussi se faire au Charly’s (ça va sûrement remémorer des souvenirs à certains …) car ce bar situé juste derrière Le Métro était très agréable pour les sorties de groupes, les discussions ou les rencontres …

J’y ai connu des retours moins agréables, couché dans mon propre vomi, prêt de l’entrée, entre deux poubelles, après ingurgitation d’une demi bouteille de whisky et fumage de joints improvisés avec du thé Lipton

-> ça, c’est parceque BoSS U me réclamait des anecdotes du genre, pour les fêtes de fin d’année 😉 <-

En effet, ce soir là, c’était lors d’une de mes époques les moins glorieuses où je cueillais les feuilles de tous les arbres fruitiers ou à fleurs de mon quartier, pour tester l’effet fumable, roulées dans du job. Un des moins bons souvenirs était sûrement la feuille de géranium, ou encore la sève d’aloès étalée sur le tabac à rouler (mieux vaut en rester à l’huile de cannabis, sur ce coup-là…). Ce qui m’a vraiment fait arrêter ces tests à la con, c’est une mémorable soirée avec mon frangin et trois potes pour (soit disant) leur faire goûter une herbe “royale” qui sortait en réalité d’un pot de thé vert du Japon. La soirée s’est achevée avec beaucoup moins d’humour et de fortes migraines (spéciale dédicace à Ced, Ulrich, Bob et Lo Pangolo qui ont été mes cobayes d’une soirée …) … Aujourd’hui, bien que je trouve ces anecdotes débiles, elles me font sourire tant l’ingéniosité dans l’inutile se trouve parfois du sens au cours de la vie … Mais ça fait aussi partie du jeu …

En dernier lieu,

Le Métro a dû fermer ses portes vers 1995 et je n’y allais déjà plus. Les raves parties explosaient depuis plusieurs années déjà, la vague des concerts de reggae aussi … Et moi, j’allais vers d’autres centres d’intérêts …

AvatarEcrit par : Trapard Creteux (971 Posts)

Affreux, Sale et Méchant.


8 Comments

  1. merci pour ce mail qui m’a rappelé beaucoup de bons souvenirs
    j’ai connu cette époque (nous l’avons d’ailleurs parfois connu ensemble 😉 ) très bonne époque où l’insouciance était reine
    super merci encore

  2. Avatar Trapard Creteux

    😉

  3. J’aime beaucoup cette chronique de l’adolescence qui même si elle n’aborde que de loin le métro parle bien du Révolu et de l’Altéré…
    Je mets l’image dès que je peux

  4. @BoSS U – Thank U

  5. juste pour dire que mon ami Tony Jadiman qui a bien connu avec nous toute cette période vient de décéder à poindimié en sauvant 4 enfants de la noyade
    je suis triste c’est un nom de plus à ajouter à la liste des jeunes décédés de la bande du Motor Pool après Yohann et Christophe …
    toutes mes condoléances la famille

  6. Merci naniane pour ce dernier commentaire et ce souvenir à Tony Jadiman.
    Nos condoléances à sa famille et à ses enfants.

  7. J’ajoute mes condoléances.
    Merci naniane.

  8. bonjour a tous!!! cest mon pere qui était le barman de cette boite cetait la seul barman noir de lepoque il sapelé raoul on lapele ossi lucky!!!!on lapelé lamericain noir si vous le conéssé repondez a mon adresse mail sa lui feré plaisir de discuter aves les gens ki ont connu le metro il etait barman la bas et ossi au biarritz!!!!

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