Exposition BRWADJI-REFLET

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Du 3 au 24 août, La Ville de Païta accueille, au Dock socioculturel, une exposition collective qui présente les oeuvres de Micheline Néporon, Denise Tiavouane, Yvette Bouquet et Paula Boi Gony. Un ensemble exceptionnel de plus de quatre vingt tableaux et d’installations réalisées ces vingt dernières années, provenant des grandes collections publiques calédoniennes et de collectionneurs privés. Rétrospective du travail de quatre artistes majeures de la scène artistique néo calédonienne, cette exposition est un regard sur vingt ans de création contemporaine Kanak.

BRWADJI-REFLET

Brwâdjï, «reflet de l’esprit de la case», ou « reflet de l’esprit du pays ».

Brwâdjï, la mise en lumière qui fait la part de l’ombre et qui donne à voir…

La Commune de Païta, dans sa logique de soutien à la création artistique, est fière de présenter cette rétrospective de quatre peintres majeures de la scène artistique néo calédonienne.

L’exposition BRWADJI-REFLET est un regard sur vingt ans de création contemporaine Kanak. Une rétrospective du travail mené de 1990 à 2010 par Micheline Néporon, Denise Tiavouane, Yvette Bouquet et Paula Boi Gony, quatre artistes majeures dotées d’une source identitaire commune, mais qui interprètent notre société selon leurs sensibilités personnelles. Le commissariat de l’exposition est assuré par Anne Afendikov.

Extrait de l’introduction du catalogue de l’exposition,

rédigé par Lydie Gardet.

« Que nous donnent elles à voir ?

Un art d’une grande authenticité, celle de l’intégrité du vécu. Ces artistes ont su travailler avec les formes culturelles reçues en héritage dans une reformulation actuelle, non pour avoir utilisé les outils de la peinture, mais pour avoir créé les contours des formes du présent, pour avoir su adapter les sujets, les messages aux espaces qu’elles vivent et traversent, ceux du monde contemporain. (…)

Elles ont su ainsi tracer, dans le champ de bataille, de nouveaux sillons à la culture. Pour cela il leur a fallu dépasser le douloureux passé colonial. Chemins faisant…Elles ont retrouvé les voies racinaires de leurs ancêtres et se sont mises en route pour explorer le dessein d’une culture actuelle.

Ce qu’elles nous donnent à voir et nous donnent en pâture ce sont des oeuvres aux formes artistiques nouvelles par rapport aux formes traditionnelles, mais toutes empreintes de la filiation d’une matrice originelle.»

Micheline Néporon

Née à la tribu d’Unia, à Yaté, Micheline Néporon considère que l’art est un moyen d’émancipation pour les femmes kanak. Après une première exposition en 1985 à Nouméa, elle participe en 1990 à l’exposition “Ko I Névâ” à Nouméa, et ensuite au « Musée en Herbe » à la Halle Saint-Pierre, à Paris. Elle décide ensuite de se perfectionner à l’Ecole des Beaux arts de Bordeaux, puis de Marseille. Depuis, elle a participé à diverses expositions en France, au Mali, en Australie, aux îles Cook et au Vanuatu ainsi qu’aux 1ère, 2e et 3e Biennales d’art contemporain de Nouméa et à la 2e Triennale d’art contemporain Asie-Pacifique de Brisbane.

Denise Tiavouane

Originaire de la tribu de Saint-Gabriel, à Pouébo, Denise Tiavouane est perpétuellement, à travers son travail, à la recherche de ses racines culturelles. Elle considère que les artistes ont une responsabilité par rapport à la société. Dans son cas, il s’agit notamment de contribuer à transmettre l’identité kanak aux jeunes. Elle a exposé à titre individuel et participé à diverses expositions internationales et en Nouvelle-Calédonie. Denise Tiavouane était dernièrement, avec le soutien de l’ADCK et de la Commune de Païta, une des artistes de l’exposition collective « Paradise Now ? » qui s’est déroulée à New York.

Yvette Bouquet

Yvette Bouquet est née à Koumac, mais elle est originaire de la tribu de Pothé, à Bourail. Elle porte le nom que les bagnards avaient donné à son arrière grand-père, Paul Bouquet, pour le remercier de sa bonté. Son art enregistre les bouleversements économiques, sociaux, politiques que vit le peuple kanak, le tiraillement entre une société traditionnelle et le monde moderne avec ses nouveaux codes et la marchandisation. Elle a exposé de nombreuses fois en Nouvelle-Calédonie, mais aussi à Port-Vila, à Rarotonga à l’occasion du VIe Festival des arts du Pacifique, à Apia, aux Samoa occidentales, à Sydney, à Paris et en Europe.

Paula Boi Gony

Paula Boi Gony est née à Koumac. Elle a exposé à titre individuel et a participé à de nombreuses expositions collectives, tant en Nouvelle-Calédonie que dans le Pacifique, en Australie et à Bâle. Outre les diverses éditions de l’exposition « Ko I Névâ » à Nouméa, elle a également collaboré à la Biennale de Nouméa en 1994 et à la Triennale Asie Pacifique, à Brisbane en 1999. Elle travaille aussi en tant que graphiste et illustre des affiches, des livres et des pochettes de disque. Dans ses oeuvres, elle réinterprète sa compréhension des origines, des lois de la société kanak et de ses valeurs symboliques.

 

Exposition

Du 3 au 24 août 2010

Dock socioculturel de Païta

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Credit photo : Marc Le Chélard

Ecrit par : BoSS U (2299 Posts)

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