La fin de la coutume ?… Ou le renouveau kanak..

Un nouvel article de réflexion nous est proposé par M. Luther Voudjo, celui-ci abordant le renouveau des valeurs kanak.

“Notre identité est devant nous”, disait Tjibaou.

ELOI MACHORO

ELOI MACHORO

Le leader indépendantiste, il y a plus de vingt ans maintenant, voulait démontrer à quel point les visions passéistes de la culture canaque* sont vouées à l’échec, et inévitablement source de tensions.

La notion de coutume en premier lieu s’est imposée comme un lien social sans que véritablement on puisse la définir. Ce terme est entré dans le langage courant, au point de devenir galvaudé : “on fait la coutume”, ” c’est comme ça dans la coutume”, “la coutume de mariage” etc… Or il serait temps, alors que l’école calédonienne s’intègre de plus en plus dans son milieu socio-culturel, d’en cerner les contours et d’en explorer le sens. La coutume est rattachée de façon systématique à la culture canaque comme élément déterminant de son existence, et pourtant les deux ont évolué de manière autonome.

La mondialisation, l’urbanisation, les médias et internet contribuent à cette évolution, et font dire à certains, en particulier hommes politiques calédoniens et sociologues, que c’est la fin de la coutume.

( cf : KOHLER (J-M), PILLON (P.), et WACQUANT ( L.)” Jeunesse, ordre coutumier et identité canaque en Nouvelle-Calédonie” Cah. ORSTOM, 1985,p. 203-228).

Il faut cependant d’abord se demander si la coutume disparaît véritablement, et quelles conséquences cela pourrait avoir sur les Kanaks*. On pourrait affirmer ainsi que la fin toute relative de la coutume (I) signifie en fait le renouveau kanak (II).

I/ La fin toute relative de la coutume

GESTE COUTUMIER

La coutume est associée à des pratiques ( A) dont l’esprit persiste (B)

A/ La coutume associée à des pratiques, la lettre…

La coutume est étudiée depuis bien longtemps par les intellectuels kanaks mais bien peu connu encore par l’ensemble des Calédoniens.

Selon Tjibaou, la coutume est un ensemble de rites censé représenter un mode de communication sociale qui correspond à une vision environnementale, spirituelle et existentielle spécifique à une société donnée. (” kanaké”, 1976)

Il est important de souligner que dans le langage courant, la coutume est associé à un rite culturel:

le geste d’entrée, dans un espace socialisé quel qu’il soit; le mariage, le deuil, le pardon….

IL ne faut pas confondre l’esprit et la lettre: le rite n’est pas la coutume, ce n’est qu’une représentation gestuelle et pratique de communication sociale.

Ces pratiques touchent aussi l’organisation sociale et familiale : l’ordre des aînés, la chefferie, et les “chemins d’alliance” (Alban Bensa et Jean Claude Rivierre), le rôle de la famille maternelle…

Or l’esprit de ces pratiques relèvent d’un objectif universel : la paix sociale… Si on admet que toute forme de civilisation a pour finalité sa pérennité et la satisfaction des besoins de ses membres, c’est ainsi que la société canaque y parvient.

C’est la confrontation avec la culture occidentale qui sonnerait le glas de la “coutume”?

Soit on évoque la fin de ces pratiques, soit on évoque la fin du mode de représentation existentielle kanak.

B/ La persistance d’un esprit

C’est bien là le problème: l’évolution des pratiques est inévitable… De Georges Dumézil à Claude Levi-Strauss, le fixisme ethnologique a fait son temps…Croire qu’une société est enfermé dans des schémas culturels fixés par les ethnologiques est aussi intolérable qu’enfermer les kanaks dans des cages d’une expo coloniale de 1931. Pourrait-on imaginer les Français enfermés dans l’image d’Epinal du béret Basque , de la baguette et du pinard à la main ?

Ce qui compte c’est le mode de représentation social qui persiste car ce mode rassure : dans une société occidentale où le lien social s’est à la fois juridicisé (on se méfie des rapports sociaux non officialisés) et rationalisé, le lien affectif et familial reste un réseau d’identification sûre… ( Norbert ELIAS, “la dynamique de l’occident”, 1939, Pocket réédit. 2003)

Malgré l’évolution des pratiques, les fondements existentiels de la culture canaque dynamise la société canaque: les langues, les comportements artisitiques, les codes vestimentaires et esthétiques manifestent cette évolution matérielle…

La fin de la coutume , c’est la fin de la représentation fixiste que s’en font les ethnologues et les personnes qui méconnaissent la société canaque.Pour les kanaks eux mêmes c’est surtout synonyme de renouveau.

II/ Le renouveau kanak

Le renouveau kanak est symbolisé par son art (A) mais aussi par son organisation sociale (B)

A/ L’art kanak renouvelé

PIERRE POUDEWA

PIERRE POUDEWA

L’autonomie de l’art par rapport à la théogonie canaque depuis plus de 20 ans démontre à quel point les sculpteurs, musiciens, comédiens, danseurs et autres, cherchent à manifester leur complexité et identité d’artiste plus que leur identité sociale. Cette évolution comme chez Pierre Passa, Guy Nomai, Abraham Gorodite, Pierre Poudewa, Ybal Khan, ou Tim Sameke, manifeste la forte appropriation de la culture canaque des nouveaux modes d’expression artistiques, et la valorisation nouvelle d’ancien mode d’expression.

Il n’est pas question d’exprimer un mode de représentation sociale, mais une vision personnelle de l’univers.

Or cette évolution n’est pas contradictoire avec un schéma communautaire, au contraire: les artistes concilie leur mode de vie et leur aspirations personnelles dans un but d’intégration sociale. Leur objectif est de vivre de leur art et de se faire reconnaître en tant qu’artistes pour prétendre représenter une tendance sociale… Aussi les diverses facettes de la société trouve à s’exprimer de diverses façon…

L’organisation sociale canaque se renouvèle aussi profondément

YBAL KHAN

B/ Une nouvelle organisation sociale

L’urbanisation, la mondialisation et les nouveaux médias ont élargi l’espace kanak.

La tribu se rapproche de la ville, comme la soulevé Isabelle Leblic en 1993 ( “les Kanak face au développement : la voie étroite”, Presse universitaire de Grenoble”, 1993).

Il n’est plus question d’envisager des espaces ruraux autonomes, mais des zones de rurbanisation .

( Pierre Brunet ou Yves Lacoste, tenant de la nouvelle géographie, l’évoquent concernant l’occupation des zones rurales par les citadins)

L’exode rural qui s’accélère entraîne un “feedback culturel” qui consiste à concilier matériellement les avantages de la ville avec ceux de la tribu: équipements audiovisuels, automobiles, électroménagers…

Ainsi une double résidence se met en place pour une classe moyenne canaque émergente, avide de nouveaux modes d’expression mais soucieuse de préserver les avantages inhérents au maintien des liens communautaires..

Le chemin kanak est ainsi bien plus élaboré que l’ancien chemin kanak, visible au centre culturel.

Nouméa

* je trouve stupide le fait d’écrire de façon invariable le terme de kanak…

J’écrirai ainsi kanak, en le variant en nombre et en genre, en écrivant canaque au féminin.

Ecrit par : Trapard Creteux (963 Posts)

Affreux, Sale et Méchant.


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fois. Thankiou bien !

9 Commentaires

  1. knkman dit :

    la dernière photo est bizarre….

  2. Trapard Creteux dit :

    Oui mais je n’ai rien trouvé d’autre sur le net pour illustrer les propos “Ainsi une double résidence se met en place pour une classe moyenne canaque émergente”.
    C’est vrai qu’elle n’est pas terrible.

  3. Servefa dit :

    Article très intéressant (on regrettera simplement que les références bibliographiques ne soient pas plus récentes, mais je serai très intéressé de les lire !). Il y a des écrits plus récents sur le sujet (de Dorothée Dussy, de Michel Naepels, ou de Christine Hamelin).

    En tant qu’urbaniste en devenir, j’essaie de réfléchir tant bien que mal à la modernisation de la coutume en milieu urbain, et à l’organisation qui s’ensuit dans le contrôle social des comportements. J’ai écrit un petit article là-dessus: http://villes.blog.lemonde.fr/2009/11/18/exode-rural-et-capital-social-une-opportunite-pour-la-communaute-de-destin-en-nouvelle-caledonie/

    Je suis très curieux d’avoir votre regard critique sur cet écrit.

    Bien cordialement,

    François

  4. Widescreen dit :

    La coutume, comme toute tradition ou tout fait culturel, ne disparaîtra jamais. Ceci est un fantasme, une sorte d’angoisse de mort du symbolique (si je puis utiliser une formule pompeuse, mais à prendre au 1er degré), qui ne se vérifie jamais.
    Prenez en exemple les sociétés occidentales, souvent pointées comme déracinées, ayant perdu leurs valeurs ancestrales, déconnectées de leurs traditions, perdues dans le modernisme et la société de consommation. Prenez les « pires » d’entre elles, les États-Unis ou, pourquoi pas, la France toujours gourmande du mal qu’on peut en dire. À y regarder de près, toutes les traditions, les langues, les coutumes, le folklore, etc. tout est conservé. Les écoles régionales apprennent les langues ancestrales, chaque « pays » à ses fêtes traditionnel, ses conservatoires, ses musées, ses arts locaux, etc.
    Prenez l’exemple de pays comme la Chine ou l’Union soviétique, où des régimes totalitaires ont tout fait pour gommer les traditions et croyances. La Russie d’aujourd’hui bourgeonne de sa foi et de ses coutumes. L’« opium du peuple » se consume avec toujours autant de ferveur dans l’empire du Milieu.
    Quel que soit son avenir, la Nouvelle-Calédonie ne perdra, pas plus que le reste du monde, ses traditions, et notamment la coutume kanake.
    Il n’est bien sûr pas impossible qu’une « culture » disparaisse, mais à la seule condition que disparaissent l’ensemble des hommes et les femmes qui la portent.

  5. Luther dit :

    C’est vrai Servefa que les références bibliographies sont anciennes, mais c’est parce que sur des articles de fond c’est souvent le cas, dans la mesure où, c’est du moins mon sentiment, ils n’ont rien apporté de déterminants dans ma démonstration, de plus je n’ai pas cité toutes mes references, à l’exemple de guiart, Houmbouy, Sam Leonard ou Emmanuel Kasarherou…Merci en tout cas pour la référence que je lirai volontiers..

  6. luther dit :

    Remarque intéressante widescreen néanmoins deux points importants à mon sens contrebalancent ton propos:
    d’une part, je n’évoque les “us et coutume”, en somme les traditions et les moeurs, mais bien La Coutume canaque qui souffre d’une acception plus large, et c’est vrai pas toujours bien définie; c’est bien une “culture” mais dans un sens beaucoup plus strict de vision humaine et sociétale du monde, telle qu’élaborée par les ethnologues et sociologues, tel Levi-Strauss ou Fourastié;
    Le second point porte sur ta conclusion qui vient à contrario des courants actuels concernant la notion d’héritage culturel, que développe en Nouvelle-Calédonie Christophe Sand.
    L’évolution des sociétés humaines entraînent forcément des choix d’adaptation mais les concept fondamentaux restent (structuralisme de Levi-Strauss).
    En somme, il n’y pas “disparition” qui correspond à un tradition fixiste mais transmission ou choix inéluctable des fruits d’une civilisation selon les moteurs du hasard et de la nécessité (Monod), en enrichissant un substrat commun, même si les hommes qui la composent ont disparu ( ex: Romains, Francs, Mayas, Egyptiens…)

  7. exophoriae dit :

    Je ne serai pas aussi optimiste que Widecreen en disant que toutes les cultures, langues ou valeurs vernaculaires sont à l’abri d’une extinction

    http://www.rue89.com/2007/09/20/une-langue-seteint-tous-les-quinze-jours

    Et les craintes vis-à-vis de la survie de la culture kanak sont tout à fait justifiée.

    La langue est l’une des passerelle vers le monde extérieur, un instrument à la fois social et culturelle.
    Et en fonction du mode de vie que l’on adopte et l’environnement dans lequel on vit, il devient parfois difficile de maintenir certaines habitudes liées à des traditions
    qui ont vocation à être statique dans un monde de consommation imposant une dynamique culturelle d’abondance et d’uniformisation des valeurs.

    Pour un occidental vivant en NC, celà peut paraître normal et naturel de parler sa langue maternelle puisqu’il s’agit de la langue officielle la plus communément pratiquée.
    Mais dans une société multiculturelle ou le métissage ne cesse de s’accroître, combien parleront encore la langue et cultiveront la traditions des minorités celle de l’un ou l’autre de leur parent?
    Cette interrogation n’est pas seulment valable pour les kanak mais concerne aussi les autres communautés ethniques vivant sur cette île, qui sont bien plus minroitaires que
    le peuple kanak.

    Voici un article qui aborde de manière plus général un problème qui est loin d’être endémique à la Nouvelle-Calédonie:

    http://www.bougna.info/wiki/Les_TIC_et_la_diffusion_du_savoir_indigène

  8. Widescreen dit :

    — Pour répondre tant à Exophoriea, qu’à Luther, je préciserai qu’en arrière-fond de mon analyse, il y a une vision fondamentalement différente de ces questions. À ce point différent que je doute que nous puissions véritablement nous rencontrer « intellectuellement ». Je vais néanmoins en donner quelques éléments.
    Je comprends que l’on peut placer les cultures, c’est-à-dire toutes les déclinaisons dont l’homme est capable dans l’expression symbolique des structures sociales, au centre de l’intérêt que l’on porte pour l’humanité. Cela étant, il existe une autre vision possible de l’homme. Une vision centrée non-pas sur ces variations fonctionnelles, mais, au contraire, sur les aspects universels qui le « traversent ».
    C’est, en un sens, un choix philosophique. C’est le choix des invariants contre le choix des variations.
    — Pour être plus clair sur cette idée générale, il me faut invoquer les travaux de Jean Piaget, biologiste et épistémologue, dont l’ensemble des recherches tente de répondre à une question : comment l’homme acquiert-il des connaissances ?
    Cette question se base bien entendu sur la différence qu’il y a entre l’homme et le monde animal, ce dernier ne construisant pas de connaissance, mais reproduit un programme instinctif. L’homme a donc cette « souplesse » cognitive supplémentaire.
    Les travaux de Piaget permettent de bien distinguer les aspects universels par lesquels l’homme développe une pensée symbolique et logique, et les aspects particuliers constituant les variations culturelles de cette pensée.
    Or, et c’est là le coeur de la théorie de Piaget, les aspects universels du développement de la pensée sont « isomorphes » au (de même structure que le) développement biologique. C’est-à-dire que les lois régissant le développement du vivant au cours de l’évolution, des organismes élémentaires jusqu’à l’homme en société, en passant par les comportements animaux, sont les mêmes.
    Il y a là une logique nécessaire du vivant, qui traverse toutes ses formes d’expressions.
    Cette logique du vivant c’est « nous », aucune de nos actions n’y échappe, et il me semble que nous touchons là à une des meilleures compréhensions que l’on puisse avoir de l’homme.
    Je suis obligé de tellement résumer, que je ne suis pas sûr de parvenir à me faire comprendre.
    J’essaie de mettre en évidence que la vie biologique, puis comportementale, puis sociale, est une organisation « néguentropique » qui ne doit rien au hasard et dont les aspects fondamentaux sont partagés par l’humanité entière.
    — Etant convaincu de la valeur de ces idées, il m’a toujours semblé qu’il était plus important de se centrer sur ces aspects universels, y compris dans leurs manifestations ethnologiques, que sur les différences que constituent les variations culturelles.
    À ce titre, je ne suis pas catastrophé par la disparition d’une langue, car elle n’est qu’une forme singulière de l’aptitude au langage, un des vecteurs fondamentaux de la pensée. De la même manière, les déclinaisons culturelles en générale, peuvent ainsi être envisagées comme « secondaire » (le terme me gêne par sa tonalité péjorative, mais je ne trouve pas de synonymes plus valorisants), par rapport à l’unité structurale caractérisant la vie de l’homme en collectivité.
    — J’imagine sans peine qu’il peut y avoir des résistances à cette vision. Mais ces résistances peuvent parfois manquer de lucidité. Par exemple, il n’est plus possible de parler de la nature sans invoquer, l’angoisse au ventre, les menaces de disparition des espèces. Je suis nostalgique des documentaires animaliers de mon enfance, époque où les commentaires étaient joyeux, positifs et optimistes. Maintenant, toutes les émissions de ce type sont accompagnées d’une voix macabre nous annonçant presque à chaque phrase que ce que l’on voit ici va disparaître dans les mois qui viennent, avec quelques propos culpabilisant parce que, bien sûr, c’est de notre faute (à l’exception du gars qui à fait le film, lui il est absout, puisqu’il a dénoncé, veinard va !). Bref, je voulais simplement dire que l’homme est le fruit de l’évolution, et qu’il n’y a pas de raison que ce processus fantastique s’arrête aujourd’hui parce que quelques reporteurs mal informés s’angoissent à l’idée qu’une espèce puisse disparaître.
    Les espèces ne cessent de disparaître et d’apparaître. C’est au foncement de la vie. Je reste indifférent à la disparition d’une espèce, sinon il aurait fallu s’inquiéter dès le début, dès que les pauvres stromatolites du précambrien ont été concurrencés par des organismes plus complexes.
    Ce fantasme fixiste est absurde, et je regrette qu’il s’exerce parfois avec trop d’intolérance dans le domaine anthropologique également.
    La culture, les langues, c’est tout à fait important. Mais, selon moi, ça n’est pas une fin en soi. Car de manière plus fondamentale il y a « le vivant » et ses principes qui constituent le socle invariant et universel de l’humanité.
    — Je pense même que la culture peut-être un des vecteurs principaux de divisons entre les hommes. Car elle permet à chacun de définir son identité au travers de la différence, le contraste d’avec l’étranger. On peut observer que certaines communautés consolident manifestement leurs identités au travers du rejet qu’elles subissent des autres. La tentation peut-être grande de cultiver ce rejet pour mieux exister (toute ressemblance avec ce qui pourrait se passer en Nouvelle-Calédonie ne serait que fortuite…).
    — Peut-être que si les hommes avaient un peu plus le goût de ce qu’il y a d’universel en eux, et qu’ils acceptaient plus facilement le changement, l’abandon des singularités, l’humanité connaîtrait un essor moins chaotique. Mais là j’admets que je suis un peu utopique. En tout cas, ces idées me permettent de me positionner dans ce débat, et de le relativiser.

    — Suggestions bibliographiques pour aller plus loin sur ces idées :
    Jean Piaget, Biologie et connaissance, 1967
    Jean Piaget, Etudes sociologiques, 1965
    Blandine Bril et Henri Lehalle, Le développement psychologique est-il universel ? Approches interculturelles, 1988 (Paris, P.U.F.).

    (note pour Servefa: en science les ouvrages fondamentaux ont une durée de vie importante. Il faut, pour qu’ils “vieillissent” qu’une théorie plus récente en démontre les erreurs. Certains ouvrages, comme ceux de Piaget que j’indique ici, restent d’actualité même après 40 ans).

  9. Servefa dit :

    Rapidement Widescreen,

    Bien sûr que des ouvrages théoriques ont une vie longue en science, mais quand on souhaite étudier une évolution des comportements, une mutation sociale, il serait bon d’avoir des données à jour. Il faut différencier la base théorique des données d’études et de leur analyse. Sur ce dernier point, il serait bon d’être à jour.

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