Provinciales nord 2009 – analyse et ressentis

Bonjour,

Hier je me suis réveillé avec la ferme intention de discuter avec des gens, des politiques à l’occasion du scrutin provinciale. Je suis descendu voter vers 09h et je me suis accroché comme un parasite aux locataires temporaires du jour du bureau de vote N° 1 de la région kawipaa.

Quelques « idées de départs » stimulaient ma réflexion, depuis peu alimentés par les feux nourri à l’approche provinciales, c’est-à-dire, le discours psychologique du rassemblement UMP, la posture stratégique « bilan » de l’UNI, et la crise économique qui impacte l’économie Calédonienne du moins sur les décisions politiques et stratégiques des collectivités et entreprises, et enfin le bilan intellectuel des accords à l’occasion de l’anniversaire de la mort de Jean Marie Tjibaou.

J’ai donc cherché le moyen de déterminer à chacune de mes rencontres et discussions une résonnance à ces thèmes de réflexion, et analysé leur spectre, comme parlerai un physicien, ou un acousticien, afin de déterminer leur impacte sur le raisonnement des électeurs de la province Nord.

Dans l’analyse que je porte sur le résultat du scrutin dans la région de kouaoua (région centre nord) j’essaie de comprendre le mouvement d’opinion donnant lieu ici à une remontée de la représentation de l’UC localement d’abord, pour cela je me base sur les municipales et les provinciales. En critiquant le raisonnement des électeurs et à la lumière des facteurs déterminants cités plus haut que j’appellerai ici « les idées de départs », je tente une mise en perspective pour comprendre le mouvement générale.

Retour légitime de la voix de l’Union Calédonienne et critique du re déploiement des opinions

Premièrement le déséquilibre politique, ou la fuite des opinions subie par l’UC à KOUAOUA lors des municipales, se résorbe par un retour naturel des voix, vers les valeurs de ce parti. En effet, si on compare par exemple le mouvement municipal et le mouvement provincial dans la tribu de Koh, dont la population est culturellement et linguistiquement rattachée à la région Canala on constate ici qu’ils manifestent à nouveau leur confiance en l’UC. Ce qu’ils avaient retiré au candidat de ce parti lors des dernières municipales, plus éloigné culturellement et traînant dans son sillage un passé provinciale mitigé voire imperceptible. Il s’agit ici, en l’occurrence du premier maire de la commune de Kouaoua.

On pourrait dire ici que les provinciales ont permis de rétablir la vérité au sujet des relations de toujours au sein de ce parti. Et ce même redéploiement se vérifie dans le bastion « bord de mer » où le score est sans appel, la sachant fortement ancrée dans l’UC mais qui avait fait aussi un score médiocre lors des municipales.

En réalité si on critique le raisonnement des électeurs au tour de la problématique provinciale nous ne pouvons écarter l’idée, pour les gens de koh, d’un rapprochement culturel vis-à-vis de la tête de liste UC, originaire de Canala. En effet, en serait-il autrement s’il s’agissait d’un autre personnage ?

Mais, bien entendu, ceci ne nous permet pas ici de juger l’impacte de la campagne électorale menée, mais plutôt de reposer la question de l’image locale de l’UC, qui dans un précédent scrutin ne fait pas l’unanimité. Néanmoins on peut penser que ce fût l’élément moteur du basculement de retour des opinions, ou l’élément rassurant.

Deuxièmement, je dirai que globalement il s’agit également dans toute la province d’un redéploiement des voix fondamentales de l’UC, grâce, peut-être à un renouveau physionomiste du parti qui se veut aussi être à l’image du renouveau intellectuel au sein de ce parti. Le débat est ouest, a semble t-il agit comme un accélérateur propulsant par l’intermédiaire du débat, la légitimité de ce parti dans sa quête provinciale, « la population les attendais, ils ont répondus », une légitimité retrouvée de sa voix.

L’éclairage des idées de départ, l’impacte sur le raisonnement et propagande minimaliste contre regain politique et intellectuel

En incluant les données extérieures telles que citées en introduction, c’est-à-dire la crise économique, le débat psychologique sur la sortie du référendum, le bilan de l’UNI, le bilan de la lutte intellectuelle, nous voyons émerger un certains nombre d’éléments freins auxquels ont dû faire face le parti de l’UNI lors de la campagne qu’ils ont mené.

Pour cela il me semble important d’observer ici la différence de discours lors des propagandes, ce qui nous éclairera sur la stratégie du parti assaillît, en l’occurrence, l’UNI, qui subit l’assaut de l’UC, du parti travailliste, et de l’UMP.

Si l’UC a bâti sa campagne autour du débat est ouest, compte tenu d’une attente réelle des populations de la côte est on ne peut pourtant pas lier directement le discours au résultat. Il faut aussi inclure le relais d’un parti travailliste actif socialement, en tant que questionneur politiquement désintéressé, puisque son discours se veut, centré sur le bien des populations et l’accès au pouvoir d’achat.

Du côté de l’UMP la stratégie auto censurée consistait à électro-choquer l’électorat nordiste, même si l’équilibre nord sud, indépendantiste, non indépendantiste devait être préservée, stratégie en partie rejetée par les déçu de ce mouvement.

Dans les deux segments mandatures précédentes le parti UNI a bénéficié d’un vote en majorité institutionnel, or à l’aube de la troisième mandature, le discours fondamentale du tissu économique s’essouffle au profit non pas d’une rupture de cette dynamique, mais d’un redéploiement des forces, d’un repartage des forces vives en province nord. Il y’a semble t-il une volonté de sortir du conditionnement économico économique du rééquilibrage, le dossier est ouest a été ouvert avant l’heure.

Dans l’ensemble le mouvement UNI a semble t-il tenté de limiter la casse, au travers d’une campagne contenue, discrète. Pénalisé par le contexte économique mondial, la stratégie initiale ne semble pas avoir porté les fruits escomptés. Cependant la famille indépendantiste du nord souhaite se sortir de la léthargie et du rythme unique imprimé l’UNI. Voir prendre part à la gestion et faire entendre son point de vue.

On est donc dans un schéma habituel, de bousculade, de réveil, qui devrait convenir à l’UNI, qui empêtré dans le projet usine du nord, préalable devrait pouvoir s’extraire d’une passe politique difficile, afin de raffermir son image. La main tendue reste pourtant à vérifier dans l’exercice du pouvoir.

Bousculé dans les principes finaux de l’accord de Nouméa par un UMP, combatif dans le domaine intellectuel, psychologique hors du débat technique politique, l’UNI a maintenu sa stratégie de campagne axé autour de leur bilan.

Pouvait-il en être autrement ? En effet la problématique municipale étant plus concrète dans l’esprit populaire que la problématique provinciale, il était nécessaire de ne pas s’éparpiller dans les discours. Evitant les débats problématiques, maintenir les logiques en place dans l’esprit des populations, pour ne pas risquer de les faire se tourner vers d’autres discours.

Il semblera que l’impacte de la crise économique sur le projet de l’usine du nord permet une transition politique « douce » entre une politique stricte de gestionnaire et une politique bouillonnante nourrie par la donne développement est, ouest, « laissez-nous vous aider ».

Le bilan intellectuel de l’anniversaire 20ans de la mort de JMT a aussi drainé un certains de nombre de remise en cause, et à permit de reposer l’individu face au concept de l’émancipation. En effet la place médiatique laissée aux intellectuels a suscité auprès des populations un questionnement individuel, intègre ? Qui va dans le sens du discours du rassemblement UMP.

Perspectives

D’un point de vue intellectuel, le résultera à mon sens devrait convenir à chaque groupe et de ce fait l’exercice du pouvoir s’il se fait dans la droite ligne du consensus traditionnel ne devrait pas subir les aléas électoralistes à la polynésienne. Autrement nous assisterions à une mutation profonde du personnage politique, néanmoins la garantie d’un objectif institutionnel à atteindre, c’est-à-dire la sortie de l’accord de Nouméa, nous permet encore d’espérer une stabilité des institutions politiques Calédoniennes.

Peut-être ce temps suffira t-il pour réellement ancrer non pas une activité politique moraliste, mais intellectuellement intègre, autrement nous serions spectateurs de la néo libéralisation des esprits politiques locaux ce qui me rendrai pessimiste quand à la stabilité institutionnel du pays.

AvatarEcrit par : ELRIKO (18 Posts)

je suis à Poro. je précise P, parce que G c'est pour ceux qui sont dans le sud...à Goro. brèf Poro c'est entre waa wii luu comprenez Houaïlou et Kouaoua traditionnellement appelé Kawipaa...voilà...c'est tout. et c'est dans le centre...même si on se dit du nord...


2 Comments

  1. Avatar BoSS U

    Je pense que le problème est réglé

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