COURANTS DE PENSEES, CHAMBRES DE FORCES

“En ces temps de propagande, je ressors une réflexion que j’ai posé il y’a 3 ans au sujet du pays en devenir qu’est le notre. Ce texte exprime à ce moment là l’idéal politique personnel dans lequel je me trouvais que je trouve opportun de le reposer ici, comme pour réveiller les esprits et nous encourager vers un cheminement intellectuel intègre.

La réflexion sur l’échange fondamentale (publiée sur ce site) qui traite du soi esclavagiste a entraîné en moi la destruction du parterre idéologique sur la quel je marchais, comme pour dénoncer le risque qu’encourent certains d’entre nous qui cèderons au confort intellectuel du destin commun, sans l’abolition des nous politiques comme dirait un néo platonicien, et qui nous maintiendrait esclave de notre moi politique.

A l’heure des grandes manœuvres politiques, le pays glisse encore plus vers l’appauvrissement intellectuel, en effet à vouloir ressasser les concepts occidentaux vidés de leurs essences fondamentales, nous excluons hors de nous ce qui nous nourri et ancre l’originalité du système de pensée océanien et kanak.

Dans une discussion avec un philosophe locale, enseignant j’ai compris que le destin commun, en n’apportant que le confort matériel, n’apportait pas forcément l’intégrité intellectuelle. Ainsi donc la reformulation, système de fonctionnement intellectuel du kanak, de l’océanien, tel que le percevait et concevait Jean Marie Tjibaou dans sa philosophie politique, n’était qu’un concept intellectuel que les kanaks et océaniens eux mêmes ont fini par apprendre dans le livre des blancs, alors qu’ils la vivent tout les jours et c’est d’ailleurs en cela qu’ils possèdent un système de pensée puissant.

J’engage les artistes dans une activité de résistance face à l’appauvrissement risquée d’un dynamisme égoïste du destin commun, étant données que les classes locales lettrées semblent empêtrés dans une course au meilleur système politique”

J’ai dit !!! 

 

 

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Pourquoi vouloir compartimenter les choses, si ce n’est pour mieux les contrôler, ou pire encore, c’est à dire afficher clairement le manque chronique de confiance en soi et une vision non émancipée, soit, complexée ?

 

Justifications et voies argumentées, une méthode d’approche

Lorsque l’on étudie les méthodes de résolutions de problèmes, on nous dit que la première étape est d’identifier le problème, et il existe plusieurs outils développés à cet effet. Moi je retiens surtout qu’un problème s’approche sous plusieurs angles, ainsi donc décomposer la question favorise une meilleure approche, du moins en faisant cela nous diminuons les risques d’oublier certains facteurs et de passer à côté de la solution idéale. Bref, tout cela est de la technique pure, cela permet la rentabilité, l’optimisation des moyens, au final une meilleure efficience.

 

Par ailleurs, lorsque l’on poursuit notre étude des méthodes de résolutions de problèmes et que l’on arrive à la question cruciale de la solution, qui reste l’objectif final, une phrase ressort le plus souvent, « il n’y pas de problèmes mais que des solutions ». .

 

Effectivement tout spécialiste dans le domaine dira qu’il n’y a pas qu’une seule solution, mais plusieurs solutions. Cela découle logiquement des différentes approches du problème, le tout est de pouvoir faire le choix de la meilleure option possible, selon les objectifs que nous nous étions fixés au départ. Et c’est là que trop souvent le bas blesse, car nous protagonistes de telle ou telle approche militons en faveur de notre propre solution mais oublions souvent de penser global, cela pour diverses raisons plus ou moins affichées.

 

En principe, de la problématique UN, nous sommes obligés d’opérer une approche multiple, mais dans l’optique du choix de la solution finale ou des solutions finales nous sommes obligés de revenir à une approche unitaire, globale, ce qui n’exclut pas l’ensemble des solutions, mais établit une hiérarchie.

 

L’approche unitaire doit conditionner toutes les solutions techniques envisagées, quelque soit la problématique étudiée. C’est un principe universel que l’on retrouve dans certaines mystiques, (de l’unité vers la multiplicité et de la multiplicité vers l’unité).

 

 

 

Trames d’observation, les outils de compréhension

La vision dualiste est un outil qui permet de présenter les choses, formelles ou abstraites, afin d’y voir clair et de comprendre les véritables enjeux et cela nous aide mieux cerner les différents niveaux et protagonistes de telle ou telle pensée structurante. Par exemple, l’hyper technicité d’une canne à pêche tend à complexifier la vie d’un simple pêcheur mais améliore réellement le rendement d’un pêcheur professionnel. La simplicité d’une canne en bambou est plus utile à un habitant de la jungle qu’une canne hyper sophistiquée en carbone Cette déclinaison de la vision duelle est empruntée de la vision kabbalistique que l’on retrouve dans le principe de l’arbre de vie, confrontation universelle entre l’intelligence et la sagesse.

 

« Au début se trouve le principe inspiré de la sagesse, ensuite l’intelligence s’empare de l’idée et la formalise, c’est le matérialisme et la technique pure »

 

Ramenés aux principes universels, les points de convergences émergent et les divergences se taisent, l’équilibre et la recherche permanente de l’équilibre se conçoit et les paradoxes se comprennent. Cette permanente confrontation est une fondamentale qu’il faut tout le temps avoir à l’esprit.

 

 

De la multiplicité Calédonienne vers l’unité Calédonienne, un réel enjeu

La construction du devenir Calédonien comme problématique globale de départ, doit avant tout passer par une prise de conscience du fait océanien, et dans le prolongement aboutir à une prise de conscience de l’homme universel. Que la solution technique du destin commun se traduise par l’option d’un état fédéral, associé, ou indépendant où que sais-je comme formule, le plus important est cet esprit unitaire, unique, global vers lequel nous nous acheminerons.

 

C’est sur cette condition que j’imagine le préalable à toutes solutions possibles issues des différentes approches systémiques. Le développement économique est l’une des multiples approches, tout comme la culture et la religion. Le débat des signes identitaires nous a mené sur le chemin de la multiplicité des approches et met en exergue la difficulté majeure de la dernière étape, c’est à dire le fait de revenir à l’unité.

 

Aborder la problématique du destin commun sous le point de vue de l’hyper intelligence technique est risquée. Ne serait-ce que dans l’oubli de la nécessité d’une l’approche multiple. Le risque par ailleurs c’est que sans socle commun de valeur et de principe, la conscience Calédonienne ne sera qu’un vaste regroupement organisé d’intérêts économiques (individuels ?) et/ou de circonstances, et le communautarisme se glissera petit à petit dans le cœur des laissés pour compte. En effet une économie de marché hyper accélérée, justifiée par des objectifs de structuration d’un pays en devenir constitue une forme avancée de l’hyper technicité, pour certains elle étouffe la condition humaine pour d’autres elle développe son intellectualité en amenant le confort économique.

 

 

Un monde dans une course contre la montre effrénée autodestructrice

Dans sa course au confort l’homme a perdu depuis longtemps le sens de ce qu’il est. Si au départ une idée d’organisation mondiale des états devait éviter une autre guerre mondiale, aujourd’hui ce n’est qu’un vaste commerce d’influences où l’économie règne en maître. Les idées principales ont fini par être oubliées de tous et l’homme perd confiance en lui même et devient l’esclave des temps modernes.

 

« Noyé par un monde où seule la technique pure règne en dictature, l’homme perd confiance en lui-même et la peur occulte le chemin du cœur, le calcul passe avant la sagesse et le matérialisme devient la nouvelle religion du monde. »

 

Les occidentaux à la recherche d’une qualité de vie qu’ils ne retrouvent plus dans leur pays d’origine oublient souvent la cause de leur fuite. Ceci est le fruit d’une culture basée sur l’intelligence pure, mais le propre de la sagesse est de se rappeler de nos erreurs.

 

Lorsque l’on regarde plus près de nous on s’aperçoit que nos politiques se focalisent sur le profit que va générer les usines dans le but affiché d’amener le « développement et l’autonomie » dans le foyer de chaque mélanésien. Mais dans nos villages et nos tribus les moyens sont difficilement donnés aux gens afin qu’ils prennent en main eux même les choses et soient acteurs de leur propre évolution, ne serait-ce que dans l’accès au savoir émancipateur, ou dans la prévention sanitaire sur les problèmes de consommation abusive de produits commerciaux, ou sur l’hygiène de vie alimentaire.

 

C’est sans conteste sous prétexte d’optimisation de moyens que le pays s’oriente vers des choix techniques et économiques, sans se soucier de la nécessité d’un apprentissage du monde moderne, un facteur primordial dans une société traditionnelle. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’accès à la modernité entraîne inévitablement la déstabilisation des fondamentaux culturelles locales, première grille d’appréciation d’éléments extérieurs à l’individu.

 

Agir de la sorte c’est recouvrir une plaie sans la soigner d’abord, L’autonomie demande beaucoup de confiance en soi, la liberté de vouloir faire pour les autres, de penser soi même. L’autonomie n’est pas seulement une histoire de tissu économique, l’autonomie c’est aussi d’avoir confiance et de se dire « je suis capable » et en effet comment obtenir tout cela avec le prix exorbitant de la boite de café, du sucre ? Comment suivre son enfant à l’école lorsque l’on doit sans cesse réfléchir au lendemain et courir à la recherche d’un travail ?

 

Peu à peu le Calédonien se détache de l’autre, parce qu’enfermé dans ses propres difficultés, il n’a pas le courage de demander de l’aide où a honte de ce qu’il vit. Effectivement, car nous sommes aussi dans une société qui fait la promotion de la puissance individuelle, le « tout réussir par soi même » et cela est une idée destructrice.

 

« Si nous sommes sur le même chemin et le même mode de développement que celui des pays occidentaux, c’est donc d’une logique implacable que nous déboucherons sur la même situation. »

 

 

Vers la condition originelle et vers l’auto émancipation nécessaire à la construction de l’identité Calédonienne

Face à l’influence plus que jamais grandissante d’un occident, philosophiquement et résolument tourné vers le matérialisme, beaucoup d’entre nous océaniens sommes attirés vers les sirènes d’une société qui ne connaît que la puissance de la technique pure et qui en fait son maître mot. C’est une société qui fait la promotion d’un développement tourné vers la rentabilité, le profit, l’économie cannibale au détriment de l’homme universel, sous couvert d’une décolonisation moderne et d’une émancipation intellectuelle de l’homme. C’est une perception du monde que nous océaniens devons combattre par l’envie de retrouver notre véritable condition, celle de l’homme en équilibre avec ce qui l’entoure avant tout.

 

Nous devons avant tout reconnaître ce que nous rejetons afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs, nous devons avoir la sagesse du cœur qui seule guidera notre intelligence, être capable de s’oublier, afin de se consacrer pleinement à la construction d’une société que ne voudra pas fuir un jour notre prospérité.

 

Pour cela nous devons abandonner tout les travers logiques que la course à la rentabilité a créés. Ne pas panser et non de soigner la plaie, mais désinfecter et soigner réellement notre plaie, revenir à une hygiène de vie, de pensée, de consommation, basée sur la vision des principes fondamentaux avant tout culturelles, et ensuite universelles. Le changement est profond car c’est dans le cœur de l’homme lui-même que cela doit s’opérer.

 

L’Océanie est une source de pensée puissante que les clivages formelles, telles que l’approche anglophone ou francophone de l’éducation, ou de la citoyenneté rendent floue et imperceptible de nos jours. Les valeurs océaniennes constituent un socle de valeurs sur lequel nos sociétés modernes doivent trouver les fondements et les sources créatrices de cette nouvelle forme de société respectueuse des principes originelles, vers le quel nous devons tendre.

 

Les océaniens doivent avant tout prendre conscience que leurs valeurs renferment en elles toutes les confrontations universelles et nécessaires à la forme dont ils ont besoin aujourd’hui pour construire leur avenir. Ils doivent savoir lire et décrypter ce qui est inscrit au plus profond d’eux même.

 

Aujourd’hui sans plus attendre il faut se révolter et se libérer des chaînes historiques, politiques mais aussi de ses propres chaînes culturelles. Cette révolte auto émancipatrice concerne aussi les non océaniens, car cela les ramène vers ce qu’ils sont au plus profond d’eux-mêmes c’est à dire, avant tout des hommes dotés de sens et capables de projection. C’est en voyant l’universel en nous que nous nous détacherons enfin des clivages formelles qui nous séparent.

 

Chaque tradition du monde des hommes renferme en elles des concepts fondamentaux, et tenter de les comprendre c’est le début de notre propre intellectualité. Ce qui constitue par excellence le premier par vers l’auto émancipation

 

” Ce n’est pas sur ce qui viendra d’un extérieur épuisé, esseulé que nous devons baser le développement de nos sociétés et notre philosophie de vie, mais sur ce qui est en nous d’universel”

 

Cette idée n’est ni soudaine ni éphémère mais est quelque chose de puissant qui a toujours été en nous. Et même si dans la société actuelle la peur du lendemain tend à prendre le pas sur la confiance en l’homme, cette idée sera une voix qui résonnera en nous comme un lointain écho du passé, l’écho de la pensée constante et universelle de nos anciens. L’écho des principes.

Ecrit par : ELRIKO (18 Posts)

je suis à Poro. je précise P, parce que G c'est pour ceux qui sont dans le sud...à Goro. brèf Poro c'est entre waa wii luu comprenez Houaïlou et Kouaoua traditionnellement appelé Kawipaa...voilà...c'est tout. et c'est dans le centre...même si on se dit du nord...


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fois. Thankiou bien !

28 Commentaires

  1. Trapard Creteux dit :

    Tu as mis les mots juste sur ma pensée.
    Merci pour cet article.
    C’est aussi le rapport océanien à l’économie qui est à repenser, à ré-adapter.

  2. Trapard Creteux dit :

    “L’argent ne sert pas seulement à consommer, il sert aussi à oublier qui nous sommes”

  3. Elriko dit :

    Le mot clé pour le kanak…l’océanien…et par prolongement le calédonien est la reformulation. Je parle à un moment donné de projection, je serai aussi tenté de dire synthétisation, mais je dirai le mot juste “reformulation”. La reformulation est un mode de fonctionnement intellectuel, du cogito, chez le kanak en particulier, il suffit de comprendre le sens du mythe, comme je l’ai traité dans mon introduction à la métaphysique kanake selon POEDI. La reformulation ne peux être que verbale, orale, parce qu’il entraîne un conditionnement particulier du cerveau de l’être, de son raisonnement, de son entendement, il ne le fige pas. Elle ne peut que décrire une idée, elle peut s’exposer sa propre mortalité en devenant synthétique, politique, mais elle ne doit pas gouverner les esprits. C’est là le paradoxe de ce mode de fonctionnement, d’où peu être générée des systèmes de pensée, politiques, économique, culturelle, artistique, mais qui en même temps doit abandonner ses créations, comme une mère laisse ses enfants grandir vivre leur vie et raisonner eux-mêmes. En ce sens lorsque je dis que la tradition kanak est un socle de concept et de valeurs, il est l’expérience de multiple reformulations, par conséquent les traditionalistes kanaks se contredisent eux même en voulant maintenir à tout prix une idée politique, économique traditionnelle au lieu de la reformuler. Au final, le socle est en nous, c’est l’exercice de la reformulation seule que nous devons maîtriser, et les traditions orales excellent dans cet exercice.

    Alors que ceux (kanaks, océaniens, autres) dont le cerveau sont portés sur les notions économiques se détachent des idées et concept synthétiques conceptualisés qui ne sont pas faux, mais hyperstatiques en ce sens qu’ils acceptent très difficilement d’être reformulées. Mais il ne s’agit pas non plus de reformuler une idée économique sous une nouvelle forme comme si on dérivait de la forme initial vers une autre forme, autrement on s’expose à l’appauvrissement essentielle. Il s’agit de revenir vers le principe de l’UN comme un plotinien le dirait, dont la fondamentale se serait projetée dans toutes les formes cernables par l’entendement. Comme si d’une danse traditionnelle on retrouverait une essence fondamentale dont la synthétique produirait les contours politiques d’un système économique moderne.

    J’ai dit

  4. BoSS U dit :

    Toujours très dense
    toujours passionant tes articles ElRiko
    Merci à toi de participer au Cri…
    je peux y glisser une ou deux illustrations ? pour aérer ?

  5. Elriko dit :

    ok…fais les arrangement que tu sens…

  6. exophoriae dit :

    ELRIKO

    D’un point de vue scientifique certains problèmes sont insolubles
    et paradoxalement la démonstration de l’abscence de solution existe en puissance
    Il suffit de prouver cette inexistence pour sortir de l’engrenage d’une recherche infinie, ce qui permet d’économiser un temps précieux à la résolution d’autres problèmes qui eux ont peut-être des solutions

    Cette approche rejoint la vision dualiste mentionnée dans ton texte qui n’est pas une notion innée chez un esprit matérialiste car ce dernier par définition attachera de l’importance à la matière plutôt qu’au vide qui l’entoure cette dualité n’est cependant pas incompatible avec le matérialisme; elle ne demeure pas non plus une meilleur approche puisque la connaissance du monde Occidentale est basée en grande partie sur ses principes et naturellement dans ce type de domaine le matérialiste opérera souvent plus efficacement que le dualiste

    Concernant la technique, je ne suis pas entièrement accord avec toi lorsque tu la mets en opposition avec la perte des valeurs humaines dans les sociétés modernes
    Personnellement je pense que la technique n’est qu’un outil, une extension de nos capacité à agir sur le monde extérieur;
    elle n’est pas fondamentalement nécessaire au besoin primitif de l’être humain car elle-même reste le fruit d’un besoin que la société matérialiste à engendrer mais elle n’est pas non plus superficielle au sens péjoratif du terme dans la mesure ou elle permet aujourd’hui par la dématérialisation de s’affranchir des limites que nous impose le réel(à titre d’exemple l’ensemble de la planète est interconnecté via l’internet)
    Cependant comme tout outil l’usage qu’on en fait nécessite un minimum de savoir faire, une prise de conscience de la puissance et des désagréments que nous confère son maniement

  7. elriko dit :

    Tout d’abord merci pour la réflexion, cela me permet de poursuivre aussi la mienne à partir de tes pensées. j’espère que les lignes ci-dessous résonneront de ton côté.

    Dans le texte sur l’échange fondamentale je cite un philosophe contemporain à controverse puisqu’il a été nazi, qui dit ceci « ce n’est pas le but de la promenade qui compte mais les pas qui, nous y emmènent ». Dans ma progression, certes rapide, dans le texte sur l’échange je tente d’isoler de la notion d’objectif d’une réflexion intellectuelle, ou d’une recherche scientifique, son principe actif politique (comme parlerait un chimiste) et par delà je tente de cerner ou d’identifier l’organe psychologique qui sécrète ce principe.

    Dans l’analyse ou la définition de l’objectif on peut dire ceci, « l’objectif » nourri la conduite de l’action logique de l’entendement (selon Kant) mais on peut remarquer que lorsque la politique intérieur prends le pas grâce à ce principe actif (le moi politique ou les nous politiques), l’intégrité de l’entendement même est remis en cause, et ce qui en résulte c’est un conditionnement matérialiste qui enferme et confine l’individu dans l’espace mortel de la forme, l’espace mortel de l’outil, l’espace mortel de la technique.

    Dans le texte sur le quel nous discutons j’évoque l’idée que les ultra – traditionnalistes du monde kanak sont matérialistes, cette conclusion est issue du raisonnement autour du matérialisme.

    Pour revenir à la recherche ou je dirai l’entendement tel que le conçoit Kant, c’est-à-dire activité de questionnement d’un être humain alimentée par des notions métaphysiques, logiques et mathématiques, on peut dire que si elle est idéaliste elle s’expose à l’infini, une soif permanente telle que la recherche du saint graal, si elle poursuit un objectif politique, tel que celui du confort, et au delà celui de l’immortalité, elle est infinie. C’est donc cette notion d’infinie qui créée le désordre et le chaos intellectuel que la démocratie semble vouloir l’organiser avec ses propres outils. Je laisse libre la poursuite du raisonnement par rapport au projet démocratique Calédonien.

    Par contre si l’activité de notre entendement n’est pas idéaliste, si elle est tournée vers une quête du saint graal seulement parce que cette quête génère une aventure et une dynamique intellectuelle humaine riche (les pas qui nous emmènent à la promenade), nous serions aptes et enclins à admettre l’état changeant des choses, par conséquent nous reposerions avec recul tout les outils et techniques que la société a généré, enfin nous nous émanciperions d’eux et des savoirs associés à eux.

    En réalité nous nous déconditionnerons de nos propres créations et nous libérerions les autres par la même occasion comme la nature autour de nous le démontre tous les jours de notre vie, par conséquent nous serions conditionnés au changement, ce qui n’est pas une données anodine (thème à developper).

    Nous ne serions pas fermés à toute modification des voies politiques organisationnelles étatiques considérées à un instant T et qui nous orienteraient vers un chemin autre que celui dans le quel nous étions, comme la branche qui contourne l’obstacle afin de croître hors de l’ombre vers le soleil bénéfique. Nous ne serions pas si inquiets de procéder à des changements draconiens, drastiques, voire révolutionnaires et qui remettrai en cause l’état actuel même des choses.

    Je progresse un petit peu plus loin, en sortant du sujet, en revenant sur le thème du conditionnement au changement. Nous pouvons dire que ce conditionnement ou cette philosophie du changement qui se conçois sur le plan de l’humanité, et à l’échelle des mentalités, peut avoir des répercussions désastreuses dans un individu au sein du temps nucléaire ou atomique, réel. En effet, j’imagine un esprit dans une permanente déstructuration intellectuelle entrain de raisonner. Un jour il pense ceci, demain cela, un autre jour cette chose. En ce sens je pense à l’artiste au sens noble du terme. activité qui peut entraîner la folie mais si fondamentale, dans le sens ou elle serait l’activité nucléaire et atomique de l’humanité(piste à développer). existerai t-il un homme nucléaire et atomique???

    Je fini avec un raisonnement métaphysique, en disant que la vision dualiste est une sorte de va et vient intellectuel permanent entre la matière et l’essence. En effet dans toute matière, objet, matériel ou intellectuel, réside son essence, son principe actif, en bien et en mal. En nous d’abords se trouve notre propre essence, notre propre principe actif, que la dialectique fondamentale (comme je l’ai traité dans le texte sur l’échange) nous permettra d’identifier. Une fois notre propre principe actif identifié, nous pouvons manipuler tout les systèmes de raisonnement, formes, objets que l’homme a généré, tel que celui de Kant, de freud, de Poédi (dans la métaphysique kanake), Euclid et d’autre mathématiciens pour leur mathématique de la vie, dans le but d’extraire des formes extérieures à nous leurs essence…entamer une perpétuelle quête de connaissance de l’extérieur pour se connaître soi même, pour revenir vers ce soi primordiale, l’UN, pour atteindre le silence, tel que le conçoit Poédi dans sa métaphysique kanake le sens de la dialectique fondamentale de l’essence et de la matière.

    j’ai dit…

  8. exophoriae dit :

    L’appartenance à une communauté ethnique n’est pas négative en soi car la richesse de chaque composante ethnique de ce Pays repose sur des valeurs culturelles;

    elle reste la condition fondamentale de la préservation d’une diversité qui est la structure de l’Identité commune, elle-même base nécessaire à la construction de la Nouvelle-Calédonie en tant que Pays

    Cependant l’affirmation d’une identité néo-caldonienne doit sortir du carcan d’un passé révolu, autant celui de la domination par la violence que celui de la résistance sauvage par le repliement sur ses valeurs d’origine, le repliement communautaire négatif que ce dernier engendre

    Le défi majeur à notre échelle n’est pas seulement politique ou encore un défi de conciliation entre tradition et modernité;
    Ce défi est avant tout en la destruction de la peur qui fige les mentalités, celle que la politique des blocs à façonner et que certains continuent d’entretenir;
    une peur qui paralyse encore les esprits de beaucoup d’entre nous qui se sentent appartenir à une communauté de protection
    qu’ils soient océaniens, asiatiques, kanaks, caldoches ou autres

    Apprendre à aller au-delà des peurs communes, des peurs enracinées qui faussent les jugements et qui empêchent toute tentative d’émancipation aussi bien individuelle que collective de porter ses fruits est le travail de chacun;

    La promotion de cette action relève de la responsabilité des artistes et des intellectuels de Nouvelle-Calédonie sans qui auccune Unité n’est possible

  9. ELRIKO dit :

    je relance le dialogue en haut!!!

  10. requindormeur dit :

    crispation identitaire ?

  11. elriko dit :

    mais encore?

  12. requindormeur dit :

    Regardons bien notre nombril.
    Il est beau.
    Il est bien fait.
    Que n’avons nous de cesse de regarder le nombril des autres ?
    ah! ce n’est pas la peine de regarder ailleur,de nos jour,le myhe de la caverne,se trouve bel et bien chez nous.

  13. elriko dit :

    developpez!

  14. requindormeur dit :

    Imagine des hommes dans une demeure souterraine…
    OU DANS UNE ILE

    Chacun est potentiellement dans une position impliquant des habitudes de vie, des croyances, des convictions, des certitudes, des façons de penser, de se représenter le monde, de concevoir ce qui est vrai et faux, combinant a priori et préjugés, déductions hâtives.

    L’HOMME EST LOIN D’ETRE PARFAIT

    Platon dénonce le conformisme intellectuel dans lequel les habitudes d’opinion sont considérées à tort comme normes représentatives de la condition humaine.

    NE PAS VOIR PLUS LOIN QUE LE BOUT DE SON NEZ

    L’allégorie de la caverne propose une réflexion sur le conditionnement des esprits. La pensée du philosophe chemine jusqu’à la manière d’exercer le pouvoir et de s’y maintenir. Il fustige la recherche vaine de profits et démontre la nécessité d’une grande rigueur dans la formation des personnes susceptibles d’exercer des relations d’autorité en l’occurrence dans la cité.

    GARE AUX HOMMES POLITIQUES AVIDES DE POUVOIR

    Pour Platon, la condition première de l’humanité, c’est l’ignorance dont il faut se départir impérativement : produit de notre éducation et de nos habitudes, elle nous rend prisonniers des apparences. Dans l’allégorie de la caverne, Platon décrit à travers la parole de Socrate cette situation de non savoir dans laquelle nous nous trouvons

    CULTIVONS L HUMILITE QUAND MEME ON N’AURAS JAMAIS LA SCIENCE INFUSE

  15. BoSS U dit :

    @ Trapard >> Toi, tu n’aimais pas la philo, au Lycée non ?

  16. Trapard Creteux dit :

    J’ai viré mes commentaires : trop fatigué en ce moment…

  17. Trapard Creteux dit :

    Et désolé à requindormeur, s’il les a lus.

  18. elriko dit :

    j’aime bien cette façon de penser…la rigueur intellectuelle…et le penser par soi même…si on y arrive!!!

  19. elriko dit :

    “Chacun est potentiellement dans une position impliquant des habitudes de vie, des croyances, des convictions, des certitudes, des façons de penser, de se représenter le monde, de concevoir ce qui est vrai et faux, combinant a priori et préjugés, déductions hâtives” …hé oui…après coup nous nous avons tenté de critiquer le fondement même de nos dogmes, coutumes, pratiques, abstraites…avec l’école allemande…et il en a résulté une poussée extraordinaire de l’analyse de nos pensées vers des zones obscures…avec freud et sa psychanalise, alors que d’autres ont pris le vent politique en poupe, considérant qu’il faille éduquer le peuple…et à l’heure actuelle grâce aux nouvelles technologies les neurosciences tentent de donner un éclairage supplémentaire à l’origine de nos pensées! or il ne reste que l’homme est fondamentalement opposé au changement et n’a souvent pas la suffisante volonté de se sortir de lui même…et c’est cette inertie qu’il rejette sur les autres, systèmes et êtres qui l’entourent…

  20. elriko dit :

    Hé…je viens de lire des commentaires sur ma boite…qui n’ont pas été affichés ici??J’avais raté une étape!!!.?? Sûrement!en même temps actuellement comme je suis fool au taf certains trucs sont passés à la trappe.

    Mais tiens !!!Justement, parlons en de ce qui occupe ma semaine professionnelle ! Je vais vous le dire !!! C’est l’installation d’un nouveau joujou que les gouvernements des destins communs ont payés aux Aussies pour 80 000 000 XPF…C’est un simulateur de conduite d’engin…un jeu vidéo pour apprendre à conduire des engins de TP et de Mine…pour illustrer certains de mes propos, je dirai que c’est un exemple parfait de ces politiques généreuses, il faut bien le dire quand même…c’est correcte !!! Non c’est vrai il le faut…ce sont des politiques d’émancipation…par la formation…par le travail…le labeur…la sueur…l’économie…et oui!!! Ma foi !!! Cela se tient malgré tout !!!

    Et Nous et bien on est payé pour ça!!! Bah…encore heureux!!! On a quand même fait des études pour!!!N’est-ce pas??? en plus c’est stimulant, n’est-ce pas, d’installer et de piloter des jeux électroniques qui coûtent des millions, et de manager des équipes de technos, censés être efficaces, tournées vers la culture du résultat, à la solde du pouvoir économique…en effet!!! Et surtout…Maintenant que le pays a payé il faut qu’il récupère son pognon!!!Il faut que le pays rentabilise !!!Non c’est vrai…On nous demandera des comptes…pour ces milliards dépensés… !!! Ce n’est pas tout mais il faut le retour !!!M’enfin tant qu’on est payé…on à qu’à taffer !!!

    M’enfin, y’a quand même des petits confort à la clé…comme…la renommée, on parle de nous, on dit du bien de nous, on travail bien pour la collectivité…ça c’est cool…si, si !!!en plus…bientôt vous verrez dans vos écrans, une parade des politiques à ce sujet…l’occasion est trop belle…80 000 000 XPF…un coup de pub…un coup de propagande sur la formation…l’avenir…la jeunesse…tout est là!!!!Vous pensez bien ils ne vont pas rater l’occasion, eux!!! Les pourvoyeurs d’idées, de confort, de clé d’un avenir meilleur…ensemble!!!!

    Bref quand ça passera à la télé politique officielle, je m’arrangerai pour passer au 1er plan, pour mon seul plaisir égoïste qui tout au fond de moi, m’encourage à me maintenir dans cette voie, infinie qu’est, l’idéal du confort pour tous!!! Tant que je serai payé pour croire…pourquoi en sortirai-je ?

  21. requindormeur dit :

    super ta mega playstation
    on peut jouer en reseau ?

    blague a part :

    tu a raison y auras toujours des presidents de congres ,de province, etc….
    qui vont tirer la couverture et essayer de se faire mousser.

    Et toujours des moutons qui vont les regarder passer et les applaudir,

    t’as de la chance de passer a la tele,je vais essayer de voir ta tronche .

    faudrais un signe distinctif,je ne sais pas,une chemise jaune avec un collier de coquillage.

    allez la jeunesse a besoin de toi

    salutation

  22. elriko dit :

    ah non pas de chemsise de fleur!!! je suis un corporatiste…je travail pour une firme…j’ai un complet vert et un logo dessus…vive la mine!!!

  23. requindormeur dit :

    si ya que toi qui est habille en vert alors pas de probleme

    quelle couleur le logo ?

  24. BoSS U dit :

    Quand je pense qu’il y en a qui sont payé pour faire des jeux vidéos !!!
    Elle est belle la jeunesse…
    J’ai un ami, une connaissance plutôt, qui milite pour la jeunesse (ou une jeunesse) et qui se sert d’un article des Nouvelles définissant les jeunes comme entité entre cannabis, alcool et playstation. Comme si la jeunesse devait trouver sa place dans ce triangle des Bermudas… ça l’effraie !
    Et il a raison !
    J’ai un autre ami qui sort de l’EPK et qui est aujourd’hui animateur communal, la culture mêne à tout !
    Par contre il ne boit pas ne fume pas et ne sait pas jouer à la console

  25. exophoriae dit :

    faut pas déconner

    les jeux videos c’est une forme de culture
    les équipes de conceptions regroupent aussi bien des compétences de techniciens
    (les programmeurs, testeurs etc…) que des équipes artistiques (scénariste, conceptual designer, infographiste etc…).
    C’est peut-être l’un des rares domaine avec le cinéma ou autant de compétences diverses sont réunis pour travailler de concert à la production d’une oeuvre

    Quelle valeur véhicule un mario bros ou un grand theft auto?
    C’est discutable

    mais personne ne reste indifférent

  26. elriko dit :

    Tant de compétences intellectuelles et artistiques au service de…la survie des autres…ou d’une politique de sa propre survie…faire son histoire et ne pas faire partie de l’histoire d’une histoire que les autres écrivent pour nous à notre place… est-elle une question inutile??? Aptitude à créer son propre triangle de bermudas est-il une compétence pratique réaliste???
    Quelle valeur donne t- on aux systèmes, concepts, produits artistiques néo libéralisés ? Quels sens pouvons-nous donner à la mise en œuvre une compétence artistique au sein d’une œuvre politique…néo libéralisée ? L’art doit-elle aussi servir à orienter la pensée des gens vers un but productiviste (politique, économique…)
    La pensée politique ne me cause pas de souci majeur, étant moi même participant dans une œuvre politique discutable dans son intégrité. Je joue d’un instrument dans un grand orchestre propagandiste dont le fond est discutable d’un point de vue intellectuel…néanmoins je me propose, à travers de mes questionnement, d’atteindre une compétence fondamentale, l’aptitude à l’auto raisonnement, nécessaire à une auto extraction du sein du simulacre humanitaire que chaque jour nous nous proposons à nous même pour contenter un égo boulimique et glissant.
    Une compétence dont l’une des activités fondamentales est de pouvoir s’extraire de l’histoire que les politiciens écrivent à notre place.
    Pour écrire ma propre œuvre artistique, qui sera peut-être finalement, elle même politique, car en effet je ne néglige pas que le conditionnement de l’action que je me propose tout les jours « combattre ma pensée politique », peut cacher une politique égoïste sous jacente qui se planquerai, d’où le terme d’égo glissant (plus haut).
    Mais de toute façon, je tente par ces pas la création d’une œuvre artistique issue d’un raisonnement que j’aurai peut-être, un jour, la possibilité de qualifier de propre à moi-même…avec intégrité.

  27. requindormeur dit :

    j’apprecis ta demarche,
    une remise en question permanente.
    Tu es un veritable disciple de SOCRATE.

    Amicalement

  28. LKJ Powar dit :

    salutation et merci à tous, et toi elriko.

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