Une jeunesse politisée et psychédélique

UNE CALEDONIE SOUS  INFLUENCE ET PERFUSION  PERMANENTE, L’ARRIERE COUR DU MONDE

On peut dire que la Calédonie est toujours restée sous l’influence des courants artistiques, religieux, politiques et économiques européens. C’est comme un arrière cour où se font échos les affrontements entre théories et courants de pensées occidentaux.

La bataille des missionnaires, les premiers politiciens

En 1958, une divergence d’opinion entre missionnaires Français, notamment sur la question du certificat entraîna une division importante au sein de la communauté protestante. De cette scission naquit la première organisation religieuse autonome et gérée par les kanaks eux-mêmes, l’église évangélique libre. Totalement indépendante de la mission de Paris à la quelle est désormais la seule rattachée, l’autre communauté protestante, l’église évangélique.

Charlemagne dit Missié  était un missionnaire envoyé par la mission de Paris dont le siège est à Denfert Rochereau à Paris. Il prend place à la mission protestante de DO NEVA, à Houaïlou  à la fin de la guerre. Son arrivé coïncide avec la nouvelle politique « coloniale » du général De Gaulle, dont le discours Brazzaville s’en fait l’écho.

Très vite se structurent deux organisations politiques mélanésiennes et naissent l’AICLF et l’UICALO. Ces deux organisations respectivement protestante et catholique, devaient servir à organiser les revendications kanakes, mais également constituer un front contre le communisme. Lorsque vous lisez le programme de ces deux mouvements originels de l’UC, notamment celui de l’AICLF vous comprenez que l’idée de destin commun n’est pas d’hier.

Dans le giron des protestants, le pasteur Charlemagne est un artisan de l’expression politique kanake. C’est d’ailleurs la proposition qu’il fait, de faire obtenir aux kanaks, le certificat, qui entraîna son exclusion de la mission de Paris. Les missionnaires de DO NEVA en place craignaient les menaces de l’administration coloniale Calédonienne, des menaces qui étaient  fondées sur une principale crainte « le certificat permettait aux kanaks de poursuivre des études au delà et constituait donc un risque majeure pour la stabilité de la colonie ».

C’est à la tribu de Nediva que les vieux dissidents installèrent  l’église libre et sa branche scolaire la fédération de l’enseignement libre et protestante (FELP) avec désormais à sa tête le pasteur Charlemagne avec pour objectif de développer et de mettre en place une organisation autonome et tournée vers l’avenir.

Ce fût dans le même esprit que des missionnaires et enseignants kanaks de la FELP furent envoyés en Nouvelle Hébrides devenue Vanuatu. Après l’indépendance du Vanuatu les relations furent  maintenues, et aujourd’hui la structure FELP ni vanuatane est autonome, elle-même et compte plusieurs écoles, pasteurs et enseignants d’origine ni vanuatans. Ce que l’on remarque cependant c’est que les divergences qui secouent actuellement le monde de l’église libre et de sa branche scolaire (lire régulièrement dans les  nouvelles calédoniennes) se fait également échos à Vanuatu.

Les nouvelles tendances, la jungle des courants de pensées

Il y a 30 ans se développaient sur le territoire les  théories gauchistes révolutionnaires contre l’administration « impérialiste » Française, avec la création des mouvements indépendantistes radicaux. Ces mouvements dont la montée en puissance s’est faite dans les années 80 ont changé l’approche politique  des kanaks,  cela a débouché sur la période des évènements. On se souvient des soutiens étrangers aux  indépendantistes, avec la Libye, le Flnc, les centrales syndicales françaises,  et autres groupes d’influence.

Pendant les évènements on voit les caillassages sur les routes, les barrages, les maisons de colons blancs brûlées, le boycott des élections avec la fameuse et désormais célèbre image de Eloi Machoro, un indépendantiste kanak membre de l’UC, fracassant l’urne à l’occasion d’une élection avec sa hache, image qui a fait le tour du monde. A Hienghène un Guets-apens fait une dizaine de morts chez les kanaks, et le sommet de la crise fût la prise d’otage d’Ouvéa en 1988 à Fayawé soldée par une vingtaine de morts en majorité Kanak, une tragédie qui a choqué la France entière et qui marque le début d’une décolonisation réfléchie voulue par la France.

Aujourd’hui s’affrontent les  théoriciens d’une économie moderne qui prônent la mondialisation, le libre échange, et les alter mondialistes qui annoncent la chute du mythe capitaliste, qui dénoncent les modes de consommations destructeurs d’humanité et qui prônent l’intégrité et la révolution de l’individu.

Mais également les écologistes radicaux contre industriels, et depuis peu les théologiens d’un christianisme moderne et d’influence américaine contre  les églises traditionnelles qui voient la fuite de leurs paroissiens vers ces nouvelles formes de spiritualité augmenter de jours en jours.

Les réseaux d’influences s’étendent depuis partout dans le monde, la Chine, les Etats unis, la France, Israël, Australie, Nouvelle Zélande, jusqu’en Nouvelle Calédonie et se font dans tout les domaines. Le jeu d’influence s’exerce aussi dans les sphères méconnues du grand public, comme la Franc maçonnerie. Certaines sphères se sont créées d’autres sommeillent ou baissent en puissance, en tout les cas l’activité d’influence et de lobbying  semble bien ancré dans les mentalités calédoniennes.

Un réveil artistique fracassant, une génération politisée psychédélique

Dans la montée en puissance violente pour l’indépendance, par pure propagande les artistes kanaks étaient d’abord appelés à manifester l’identité kanake au travers de leurs œuvres. Quoi qu’il en soit au travers de ces actes le réveil identitaire, le réveil artistique du kanak est amorcé, c’est en partie grâce à Jean Marie Tjibaou que cela se met en marche, en effet l’étape primordiale dans la pensée de cet universaliste consistait à encourager le kanak à se réapproprier son image, longtemps négativée par l’action colonisatrice.

C’est après la phase  de lutte armée que la musique kanake appelée Kaneka vient au monde, en 1986  elle est véritablement propulsé en première ligne. On refuse le folklore et on souhaite exprimer la puissance de « l’art kanak », le folk et le reggae sont abandonnés un temps au profit de cette nouvelle musique. De 1988 à 1990 les groupes de musiques se multiplient, d’autres groupes se reconvertissent, d’autres se créent et  dans les bals des kermesses comme, à, Né haricot (néouyo) à Houaïlou, Les jeunes crient haut et forts leur identité et l’indépendance kanake socialiste, dans une ferveur naïve, alcoolisée et enfumée. Le pays sort alors de ses tourments mais tout est encore frais dans la mémoire de la population. Il faut se rappeler que le sommet de la crise a été la prise d’otage d’Ouvéa et la paix scellée par  des accords politiques de Matignon en 1988 poursuivis en 1998 par les accords de Nouméa reste fragile.

1988 à 1994 on vit un moment en suspend, les jeunes qui étaient dans les barrages, que l’on avait  sorti des  écoles pour les besoins de la lutte ne savent pas quoi faire, on ne vient pas les voir, les récompenser, ou très peu le sont. Ils restent en tribu avec le sentiment d’avoir été bernés par les politiques. Par dépit certains se mettent  à planter du cannabis. C’est le début du triangle vert, Canala, Houaïlou, Bourail, les meilleures herbes du territoire avec celle d’Ouvéa.

L’alcool alors restreint avait conduit certains à des mélanges douteux. C’est ce que j’appelle  la période des analyses c’est-à-dire un genre de cocktails sensé remplacer l’alcool, à base de dentifrice mélangé à un parfum tel que l’eau de Cologne et le tout coupé par un sirop de choix. La période des sniffeurs d’essence et autres produits toxiques, celle des buveurs de clochettes, de bouillons de piles ou de fils électrique et d’alcool à brûler. Beaucoup de jeunes se sont brûlé les ailes à cette période, elle fût une courte mais lourde de conséquence, quoi qu’il en soit l’année 1992 marque surtout la montée en puissance de la consommation du cannabis.

C’est dans ce courant que DJEMA sort son premier album de Kaneka. C’est le premier groupe de musique qui jette les bases d’un retour à la source, avec leur approche musicale, même si les textes restent combatifs et politisés. De 1990 à 1994 sortent les albums kaneka les plus inspirés. La jeunesse mélanésienne est complètement barrée, avec tout ce qu’elle ingurgite  mais elle reste  maintenue sous perfusion par une musique propre à elle. En 1995 à l’occasion des 10 ans du Kanéka (premier EA KANEKA) que le public expédiera MEA NEBE en Australie, un groupe inclassable de la région Kawipaa qui ne possède que  deux albums à son actif. La tournée s’est déroulée en 1996 avec Angélique Kidjo en tant que première partie. Le collectif accompagné à l’époque par feu Jacques KARE, artiste kanak de la première heure, présenta une série de concert, à Melbourne, et à Sydney.

Et enfin, c’est en  1998 sous l’influence des nouvelles donnes politiques et économiques que la génération des accord de matignon  tente de relever de le défi Calédonien, influencée par les nouvelles idées du destin commun. C’est le début du combat d’une tradition conceptualisée contre les pièces rapportées d’une modernité esseulée. Le retour aux idées originelles, dont les bases, furent,  posées par le plus universaliste des penseurs Kanak, Jean Marie Tjibaou. 

C’est enfin le retour chez soi, pour un nouveau départ.

AvatarEcrit par : ELRIKO (18 Posts)

je suis à Poro. je précise P, parce que G c'est pour ceux qui sont dans le sud...à Goro. brèf Poro c'est entre waa wii luu comprenez Houaïlou et Kouaoua traditionnellement appelé Kawipaa...voilà...c'est tout. et c'est dans le centre...même si on se dit du nord...


15 Comments

  1. Avatar BoSS U

    Une génération sacrifiée :
    Tu en parles très bien, Elriko !
    J’ai une pensée pour les jeunes de mon âge (et on se fait de moins en moins jeune) que les évenements a gaché ! La peur, la violence, la haine, le goût du sang laissent des blessures profondes qu’il est long de cicatriser. Les évenements étaient-ils nécessaire ? Sûrement pour voir naître les accords de Nouméa ou le CCT ! Quand la voix ne porte plus, seules les armes peuvent argumenter (ou argumentir).
    Respect et dédicace aujurd’hui aux 19 d’IAAI !
    Respect et dédicace aussi, à ceux qui aujourd’hui relèvent leur manches pour bâtir demain !
    Big Up Elriko !

  2. (juste, ELRIKO, pour proposer mes services à la mise en page, c’est un peu … dense, sous cette forme, non ?)

  3. Avatar tarmak

    Loin de moi l’idée d’être désobligeant, mais je tient quand même à rappeler quand dans ce genre de conflits il y a DEUX camps, et ils ne sont pas tout blanc ou tout noir (sans jeux de mots à deux balles)… a t’on oublié qu’avant d’aller se réfugié dans les grottes ils avaient attaqué des hommes les forcant a manger leur excrements et violé les femmes?

    Bref, je ne prend partie pour personne. Simplement je préfère regarder ça avec du recul et ne pas cautionner la violence, quelle qu’elle soit, elle n’est jamais NÉCESSAIRE, elle reste l’argument des faibles et n’apporte pas de solutions.

    Le fait d’en parler c’est bien. Peut être devrait-on enlever le prisme déformant que chaque parti-pris à insérer dans ses textes pour avoir une lecture claire et plus vraie

  4. Avatar BoSS U

    Cher Tarmak
    Je ne félicitait aucune des communautés dans mon commentaires faisant référence à la grotte d’Ouvéa a cause de la date du 05/05 !
    Il faut être au moins deux pour qu’il y ait conflit et généralement personne n’en sort grandit ! Et pour te paraphraser :”la violence est souvent la seule voix possible du faible et il faut le retour de la paix pour trouver une solution !”
    La génération perdue touche malheureusement toutes les ethnies du Caillou, il faut le savoir !

  5. Avatar elriko

    salut,
    vas-y pour la mise en page Mrgouillat…je suis à la rue sur ce point…libre à toi de ranger commme il le faut.

    sinon…je n’ai vraiment pas calculé de poster ce texte en fonction de l’actuallité, d’ailleurs j’en ai un autre sur Ouvéa sur le thème d’un destin qui ne nous appartient pas…je le posterai dans quelques temps…

    pour poursuive dans la réflexion, c’est vrai que Ouvéa est un maillon dans l’évolution de la Nouvelle Calédonie, effectivement, c’est ce qui a cristallisé “la lutte des indépendantistes”, et surtout ce qui caractérise le tournant dans l’évolution du pays… mais le recul est ausi de reconnaître que cette épisode (non moins dramatique) est constituante d’une mise en perfusion, confusion permanente…

    et de nos jours cela continue, sous diverses formes…voilà quelque part le propos…

    bien évidement le fait d’en parler de cette manière relève de mon vécu et de ma subjectivité…le

  6. Le problème se situe dans la “perfusion” justement. A force de ne vouloir montrer qu’un partie (differente d’ailleurs chez chaques personnes) on s’éloigne des causes réelles pour ne finir par voir que le résultat.
    Sauf que justement ce sont les causes qui importent, en les reconnaissants on peut éviter leur redondance. Si le focus est posé sur le résultat on ne fait que nourrir une haine pour l’autre.
    La colonisation est terminé depuis longtemps, bienvenu dans l’ère de la mondialisation. Que la société Européenne ait ou non influencé (voire opprimé dans certain cas) la société kanak, il faut voir qu’aujourd’hui les cartes ont changés, on ne peut plus vivre sans les autres (ha si! la Corée du Nord y arrive… ou pas).
    Pour moi la culture Kanak a toujours été reconnue (mal jugée certes mais reconnue).
    Ce qu’il y a de bien avec ces textes c’est qu’ils poussent à réfléchir et partager son avis.
    Pour la Kaneka désolé mais j’aime pas… soit dit en passant je n’aime pas non plus le raeggae dont elle s’est inspirée, trop hypocrite pour moi… on chante la paix et l’amour, et dès qu’il y un binz on se tabasse la gueule… sympa, et vive les fleurs!
    Ce qui serait bien c’est qu’on rende hommage à TOUS les gens tués durant les évènements, pas juste des groupes distincts, tous ensemble.

    Ps: la prochaine fois j’essairais de faire un commentaire construit avec une seules idée directrice… =^^=

  7. mais oui…tout ça c’est dans ma tête…

  8. Bien sûr que la mondialisation est à nos portes, mais d’ici que les gens en comprennent le sens elle aura déjà muté vers quelque chose d’autre, si ce n’est déjà pas le cas.

    Lorsque l’on regarde les publicités du câble on voit de plus en plus de pub sur le commerce équitable. Cela a commencé il y ‘a quelques années en métropole avec le café colombien. Aujourd’hui le concept de l’économie équitable se vend bien et constitue un argument intéressant pour les grandes surfaces, qui on le sait vendent à tout va et proposent du tout venant.

    Mondialisation, « bienvenue dans une ère nouvelle, pour la Calédonie », soit, nous en sommes encore à expliquer le concept de la mondialisation et du commerce équitable au gens alors que l’alter mondialisation constitue déjà pour certains peuple une alternative considérable à leur développement économique. Et pourtant nous vivons de plein fouet des variations, ces deux dernières années qui nous amène vers une confrontation « production et environnement »

    Le concept du turbo (retraitement des rebus) revient au goût du jour dans l’industrie de la mine, les déchets pertes générés par exemple par l’ouverture d’une carrière de latérite, ou de saprolite ou autre génèrent du des rebus (Caillou, terre, humus, boue) qui a désormais une valeur marchande, c’est un bizness, qui profite aux petites sociétés. Le court du nickel étant au plus haut de sa forme permet à certains mineurs, volontaires désignés, de budgétiser les travaux d’entretien des anciennes mines…

    L’environnement devient produit économique et amène un autre accès au confort. Du levier politique juridique au levier juridique, on abouti au levier économique…en bout de course, se situent les fervent défenseurs de l’environnement, ils deviennent par la force des choses eux même des business Men…parfaitement au fait des demandes et de la cotation du nickel…lisent clairement entre défiscalisation et cour de l’or vert et investissent à tout va et toute la chaîne en profite…y ‘a qu’a voir les parc engin du 4èm km, magenta et Païta…les coréens et les chinois sont bien présents, il supplantent les européens, américains et australiens avec leur délais et la rapidité (relative) avec la quel ils réagissent et surtout avec leur coûts.

    La colonisation c’est le passé, mais la néo colonisation intellectuelle persiste et se traduit en permanence dans cette auto perfusion. C’est à dire que, autant les engins et bagnoles étrangères arrivent en masse, parce que l’économie et l’orientation politique y est pour quelque chose, autant les pièces et concepts rapportés continuent à nous polluer et nous coloniser l’esprit, en permanence, et entraîne cette confusion dans notre esprit. Je le vois tout le temps dans la fonction que j’occupe. Le pays reçoit des experts, et ce n’est pas une mauvaise chose, mais le problème étant que souvent ces gens viennent nous proposer des modèles qui on fait leur vie et qui ne fonctionnent plus. Je me suis régalé à renvoyer à la figure de ces experts cette phrase « toi tu viens avec ta pièce de forme carrée et tu veux l’enfoncer dans un trou rond… », « Tu ne peux générer de la confusion, le rejet, ou pire l’inertie…déstructure et restructure, mais ne nous propose pas une recette toute faite, alors que les ingrédients n’existent pas ici… »

    L’histoire du pays qui nous amène à vivre cette situation, c’est en premier le sujet de la chronique et Ouvéa en est une dramatique phase.

    Sinon pour le kaneka, je tacherai de poster un texte tout écrit « la vraie révolution du kaneka ».

  9. (Hm … Moins dense, plus long, pas convaincu quant au découpage, mais un poil plus lisible)(ué, je pourrais m’inquiéter du fond au lieu de bloquer sur la forme, mais la psychorigidité c’est un art de vie …)

    [‘tain de spams !!!! 950 en attente de modération, une vingtaine passée entre les mailles du filet … We are under attack, I repeat, we are under attack …]

  10. Ce que tu appelle “néo-colonisation” n’est en fait rien de plus que la fameuse “mondialisation”, ce phénomène est quand meme present partout dans le monde: l’economie americaine est tenue par les chinois, celle de la france par les americains et l’europe…etc…
    Il n’y a pas a lutter contre ce courant, mais il faut, à mon sens, apprendre a nager dedans.
    L’histoire du pays est ce qu’elle est. l’important c’est de ne pas reproduire les erreurs (y compris en essayant de les “reparées”).
    Je souligne tout de meme le mode de pensée typiquement Caledonien (toute ethnies confondues) consitant à dire “c’est deja bien ce qu’on a” plutot que de se demander “comment je pourrais ameliorer ce qui est deja bien”?
    concernant te produits “colonisants” la plupart ne sont pas fabriquables ici il est donc normal d’avoir un fort taux d’importation, et le fait de decouvrir de nouvelles choses n’est pas à prendre comme une nouvelle tentative de colonisation mais plutot comme …une decouverte. Personne ne détient la vérité, il ne tient qu’a chacun de nous de partager notre part de celle-ci avec les autres.
    Meme la Kaneka est “colonisée” par l’exterieur. Comment expliqué sinon qu’elle se base sur une trame raeggae à laquelle on à rajouter du pilou et autre instruments locaux?
    Si l’on va dans ton sens alors la France est colonisée par les chinois, les arabes, les indiens (d’inde… pas d’amerique :D), etc… Le monde change et évolue grace au brassage. Vouloir rester figé dans son idéal n’est pas la meilleur façon d’etre heureux, mais n’apporte que des deceptions, puisque 99% de tes envies ne se réaliseront pas.

  11. ah voilà…on est bien d’accord sur le thème de ce post…à savoir que depuis l’apparution de l’étranger, nous sommes sans cesse en mutation.

    “Au final, quoi de plus naturel que le courant produit dans un échappatoire génère inévitablement le mouvement”

    tu traites de la forme, en parlant de bagnoles…fabriquables…mais si tu te plonges un peu plus dans ce qui oriente aujourd’hui les grandes lignes politiques de developpement (insertion, santé, éducation) tu verra que de parler de préfabriqué n’est pas tout à fait décalé.

    il ne s’agit pas de refuser ou de boire à pleine bouchée…Mais de se poser et de regarder le temps et l’évolution…et ce qui guide nos grands Décideurs…et non plus de dire….a bé oui mais c’est le propre de l’homme d’évoluer vers tel système…

  12. Merci Mr Gouillat…le découpage est celui là…

  13. Mais il y a une difference entre se sentir coloniser et avoir l’esprit ouvert .
    Ce ne sont pas le decideur qui peuvent te dictent ton acceptation (ou exclusion) de l’autre.
    Peut etre que j’en ai une vision differente puisque je vien d’un pays qui n’est pas une ile et donc pas isolé et où les passages sont plus fréquents.
    Je voulais surtout dire que ta vision du brassage culturel est tres (trop) sombre. L’autre n’est pas a renier dans le sens ou il crée ton evolution (en bien ou en mal d’ailleurs…mais c’est avec les erreurs qu’on apprend et qu’on avance)

  14. Pas facile le brassage ethnique et culturel
    Un travail de longue haleine

  15. tiens…je relisais ce texte! c’est marrant…comment la crispation est de plus en plus prégnante…ou ressort quasi automatiquement lorsque ça chauffe…..mondialisation ou pas…on parle toujours de colonisation…et le blanc ça sera toujours la colonisation, même s’il est gentil, c’est un bon pote, qui fait du blues ou du reggae…! quoi qu’on en dise, il faut faire gaffe à çà…ce n’est pas le brassage culturel que l’on vit, mais le broyage culturel…on déverse à longueur de mégaoctets…on accélère le mouvement, et la masse essaie encore de comprendre ce qui lui arrive…mystifié sur le champs…sinon pour le kaneka…il fallait écouter mea nebe pas les autres!!!

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